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L’Internet des objets, c’est parti !

Michaël Trabbia, CEO Orange Belgium
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Michaël Trabbia

On mesure rarement à quelle vitesse la révolution numérique transforme notre quotidien. L’omni-connexion, l’information et la connaissance en un clic, l’ultra-partage sont devenues la norme, associée à une exigence absolue d’instantanéité. En quelques années à peine, le smartphone est devenu la « télécommande de notre vie », à tel point qu’on le consulte plus de 150 fois par jour !

Les entreprises et les administrations n’échappent pas à cette lame de fond. Le poste de travail devient mobile, la relation client ou au citoyen se numérise, les processus s’automatisent, les données montrent leur valeur.

A cela s’ajoute une tendance majeure. L’Internet tel que nous le connaissons a été conçu par des humains pour des humains : pages web, e-mail, applications mobiles,… Aujourd’hui, sans qu’on en prenne réellement conscience, l’Internet des humains est en passe d’être dépassé par l’Internet des objets (ou IoT pour « Internet of Things »). Déjà en 2017 et pour la première fois, le nombre d’objets connectés (8,4 milliards) a dépassé le nombre d’êtres humains sur Terre.

Connecter les objets n’est pas en soi une idée nouvelle. Dans les années 2000, on a connu l’essor du précurseur de l’IoT : le Machine-to-Machine (M2M). Il s’agissait de connecter des terminaux de paiement mobile, de localiser des flottes de véhicules ou plus généralement de surveiller des actifs comme des chargements de camions par exemple. L’enjeu était de connecter un grand nombre de cartes SIM avec une consommation de données relativement faible mais pour un usage critique. Avec une approche dédiée, une exigence de fiabilité hors norme, et une logique de partenariat avec ses grands clients, Orange Belgium (Mobistar à l’époque) en a été un pionnier en Europe et est devenu un leader incontestable en Belgique mais aussi à l’international. D’ailleurs, 5 cartes SIMs M2M sur 6 sont utilisées en dehors de la Belgique.

Avec le lancement de la 4G, les années 2010 ont été marquées par l’ouverture de nouveaux segments de marché comme la surveillance par caméra Haute Définition, ou encore la possibilité de proposer du WI-FI dans les transports. Cela a abouti à la création « super SIMs », qui consomment 200 à 600 Go par mois, voire plus ! C’est à ce moment-là que le Machine-to-Machine a été rebaptisé Internet of Things, couvrant un spectre beaucoup plus large d'applications potentielles. Tous ces millions d'appareils de notre quotidien, sont désormais susceptibles d’être connectés, de collecter automatiquement des données, mais aussi d’être actionnés à distance manuellement ou automatiquement. Pensons simplement au potentiel de l’Internet des Objets pour une capitale comme Bruxelles et son plan « Digital Brussels », et plus généralement pour les villes intelligentes avec leurs enjeux de mobilité et de consommation énergétique, la e-santé pour surveiller en temps réel les paramètres médicaux, l’aide à l’autonomie et au maintien au domicile des personnes fragiles, l’industrie et l’agriculture en surveillant le fonctionnement d’un équipement ou le niveau d’un réservoir, de l’humidité ou de l’ensoleillement, ...

Ces nouveaux besoins créent de nouveaux défis pour les opérateurs mobiles. La durée de vie de la batterie et donc la consommation énergétique devient critique, de même que la couverture, y compris dans les endroits les plus reculés ou dans des caves, et bien sûr le prix de revient qui doit être compatible avec des très grands volumes.

Orange Belgium a encore été précurseur en déployant intégralement fin 2017 une connectivité IoT mobile (NB-IoT et LTE-M), spécialement adaptée. A plus long terme, à partir de 2020, la 5G apportera une réponse encore plus personnalisable en permettant une véritable connectivité « à la carte » en fonction de chaque type de besoin : mettre toute la puissance sur la couverture pour une fonction anti-vol, ou au contraire privilégier avant tout la consommation énergétique pour des capteurs de stationnement par exemple.
N’oublions pas qu’un projet IoT réussi passe par une approche bout-en-bout : sélection des objets, connectivité, solution de gestion du parc d’objets et de ses données (collecte, stockage, analyse) et bien sûr sécurisation.

Il n’y a plus qu’à se lancer !

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