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Les derniers blogposts du CIRB

Big Data et sondages, prévoir c’est gouverner ?

Sondages

Depuis quelques décennies, l’activité des instituts de sondage est devenue florissante et ne cesse de s’imposer comme mesure de l’opinion publique. Avec l’avènement du big data (écoute du web ou applications qui suivent les habitudes de surf sur les mobiles, tablettes ou PC), le secteur connaît une importante mutation. Il doit intégrer toutes les sources d’information qui sont à sa disposition pour mieux comprendre les comportements, les attitudes et les opinions des gens, qui sont tour à tour consommateurs, salariés, citoyens.

Ces derniers mois ont été propices à de nombreux sondages : élections pour les primaires du candidat des Républicains en France, présidentielles américaines ou Brexit.

Dans ces trois exemples il est interpellant de remarquer que les instituts de sondage se sont à chaque fois trompés dans leurs projections alors que l’on n’a jamais autant affiné les enquêtes (grâce au Big Data).

Au premier tour des élections pour les primaires du candidat présidentiel de droite, Nicolas Sarkozy était annoncé aux coudes à coudes avec Alain Juppé mais c’est François Fillon qui l’a emporté avec 44% des suffrages. Le Brexit était crédité de 47%, il passera finalement à 52%.

Mais ce que nous retiendrons de la fin de l’année 2016 c’est l’échec des prévisions de l’élection présidentielle américaine et la victoire « surprise » de Donald Trump. En effet, à la veille des élections, selon le modèle statistique du Huffington Post américain qui intègre les sondages menés dans chacun des Etats du pays, la probabilité annoncée d'une victoire de Hillary Clinton était de 98,3% contre 1,4% pour Donald Trump.

Les statistiques d’un autre site (Five Thirty Eight), très populaire dans le milieu des prédictions américaines, donnaient quant à elles Hillary Clinton gagnante à 71,4%.
 

Dans un monde autant connecté que celui d’aujourd’hui il est surprenant de voir toutes ces projections se tromper aussi lourdement. Le Big Data et les sondages semblent déconnectés d’une partie de la population qui se réveille ces derniers mois pour critiquer un monde dans lequel elle ne se retrouve plus.

 

Un rêve à la loupe

Capsule de voyage

Avez vous entendu parlé de l'hyperloop ? Ce métro géant et mondial sur lequel on pourra voyager à plus de Mach 1 ? Non ? Ha ... c'est bien dommage car c'est un projet très intéressant qui relierait les plus grandes villes du monde en très peu de temps !

Imaginez Bruxelles - Sydney ... aujourd'hui, il est nécessaire de voyager plus ou moins 22h, alors qu'on pourrait passer à 14h. Et il s'agit d'un des plus longs voyages actuels. Pas mal ... pas mal du tout ! En plus, ce serait un moyen intéressant pour intégrer les Smart cities entre elles :-)

Et c'est là que vous allez me dire : oui mais ? D'habitude, il y a un mais, non ? Ben si ! Et pas qu'un malheureusement..

Tek-no-lo-gik

Quels seraient les barrages technologiques ? Je dois bien vous avouer que je me le demande un peu ! Faire évoluer une capsule de voyage dans un tunnel à 1200kmh, c'est bel et bien dans nos cordes ... hum pour la gestion heu comment dire ? Si on veut qu'ils soient à l'heure, vous savez à qui on ne doit pas confier la gestion lol

Construire les tunnels ? Et même sous l'eau ? Pfff facile !

Et bien alors ? Commençons !

G.O. - politique

Heuuu oui certes mais il nous reste un axe sensible : le politique !
En effet, en plus de s'entendre sur leur propre territoire (ce qui est presque un sport national et pas que chez nous), il faudra une entente entre tous les pays du monde, ce qui n'a pas l'air d'être la priorité du moment vu la manière dont on se tape joyeusement sur la truffe depuis une centaine d'années (et on avait pas fait de pause avant, c'est simplement chacun son tour).
La paix mondiale ... voilà le premier point, le premier passage obligé avant d'avancer.
Ce n'est pas gagné :-( ...

Personnellement, je suis persuadé que je ne verrai pas ce projet démarrer de mon vivant et je doute que mes enfants en soient le témoin aussi ... Notre monde étant en pleine adolescence et on sait pertinemment tous ce que cela signifie : rebelle et boutons !

Rêve

Cela n'empêche hein ? Que ce serait sympa ces longs voyages hyper rapides dans tous les pays du monde.

Ça me laisse rêveur ... et en rêvant, on peut en imaginer des choses et, qui sait, peut-être les réaliser ?

Je vous laisse avec une veille amie : Lucid Beausonge, "Lettre a un rêveur" :-)

Lettre à un rêveur qui s'ignore
Qui jongle avec les "faudrait" et les "y a qu'à"
Retourne coucher dans son décor
Quand le réel reprend ses droits ...

Gare à l'isolement connecté!

Smartphone selon le Chat

J’ai eu mon premier GSM à 16 ans : un Nokia 3210 avec une coque rose dont j’étais hyper fière... J’étais une des premières de ma classe à en avoir un. C’était dans les années 90.
Avec ce téléphone portable je pouvais appeler, envoyer des sms (qui s’affichaient sur 3 lignes) et jouer au Serpent (Snake). Il tenait 3 jours sans être rechargé, ne me permettait pas d’aller sur internet et restait de longues heures sur ma commode sans même que je le regarde. Je l’ai gardé des années : résistant aux chocs, waterproof (qui n’a jamais laissé tomber son téléphone dans les toilettes) et super discret !

Ce temps est révolu. Maintenant nous avons tous un smartphone dès le plus jeune âge : ces appareils sont grands (au plus grand est l’écran, au mieux !), se déchargent très rapidement, sont ultra sensibles aux chocs, n’ont plus de clavier (adieu Blackberry !), nous permettent de faire une panoplie d’actions (aller sur le net, regarder ses emails, gps, lecteur de musique, appareil photos, etc.) et le comble c’est qu’ils nous rendent complètement accros.

Je ne fais pas partie de la génération Z, ces personnes qui sont nées avec internet, qui maîtrisent l’utilisation des outils informatiques et qui n’imaginent pas une journée sans publier quelque chose sur les réseaux sociaux. Et pourtant, j’ai l’impression d’y être aspirée sans le vouloir. Ayant oublié mon téléphone pendant une journée à la maison, j’ai eu l’impression d’être amputée d’un bras et me suis sentie isolée du reste du monde. L’addiction s’est fait ressentir !

Des études montrent que nous regardons notre smartphone environ 150 fois par jour. Dès qu’on trouve un petit moment, on se connecte à un monde de données virtuelles, seul tout en étant relié à tout et à tout le monde.
Parce que finalement la problématique est là : notre smartphone nous rapproche des gens virtuellement, nous permet de connaître les derniers déplacements de tel membre de notre famille, nous permet de voir les photos des enfants de la vieille connaissance que nous n’avons plus vu depuis 10 ans, de participer au voyage en solitaire de notre ami en Inde … mais en même temps nous isole du monde réel. En restant connecté à son téléphone, on s’isole de son entourage direct. Combien de gens se lèvent le matin en ayant le même réflexe : regarder son smartphone avant même de dire bonjour à la personne qui partage notre couchette.

Entre la solitude et la vie sociale s’est ouverte une troisième voix : l’isolement connecté.

Or l’isolement social, car cet isolement connecté est une forme d’isolement social, a des impacts directs sur la santé. « Selon une étude britannique publiée en 2010, passer trop de temps seul serait tout aussi dangereux que fumer 15 cigarettes par jour » .

Alors ma bonne résolution en 2017 ne sera pas de faire plus de sport, perdre du poids ou arrêter de fumer mais bien de passer moins de temps sur mon téléphone et plus de temps en contact direct avec ma famille, mes amis et mes collègues.

Le Big Data va-t-il changer notre Région?

Big Data

Nous sommes constamment connectés et géo-localisés. Ces données massives Big Data pourraient atteindre, en 2020, 40 zettaoctets dans le monde.
C'est donc une nouvelle structure de l'information et de la gestion des données qui se met en place pour améliorer la direction et la planification des grandes questions urbaines.

Cela peut être l’occasion de se doter d'outils de pilotage et d'anticipation, mais cela implique aussi l’adoption d’outils de régulation pour ne pas laisser aux technocrates et aux gérants du secteur privé la possibilité de faire ce qu'ils veulent.

"Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres." Jamais cette citation de Gramsci n'a parue aussi pertinente.

Les datas qui venaient du froid

Simulation 3D de la mine de Lefdal

Dans le Nord de l’Europe, au cœur de la taïga non loin du cercle arctique, dans d’anciennes bases militaires ou au cœur des mines désaffectées, on entend bourdonner les machines dans d’immenses salles immaculées où de rares humains s’aventurent.

Ce n’est pas de la science fiction ni le décor du prochain James Bond (quoique…il y a un potentiel à exploiter), ce sont tout simplement les datas centers géants de Google ou Facebook qui profitent d’une ressource indispensable pour fonctionner : le froid.

Car ces énormes serveurs par où transitent tous les lolcats de la planète ou la photo trop mignonne du petit dernier ont besoin d’être refroidis en permanence.

Profitant des vents polaires ou de la fraîcheur marine, ressources gratuites, Suède, Norvège et Finlande valorisent des sites délaissés et transforment des zones à priori inhospitalières en « data valleys ». L’implantation européenne ne doit rien au hasard, il s’agit de traiter prioritairement les données produites en Europe et de raccourcir leur parcours.

Avec IBM pour partenaire principal, la Norvège s’est lancée dans un projet pharaonique de reconversion d’une ancienne mine au bord d’un fjord en un data center géant (120 000 m2) de plusieurs étages majoritairement sous le niveau de la mer (ce qui facilite le refroidissement). Les serveurs seront installés dans des conteneurs acheminés par camion car oui, les galeries seront assez grandes pour permettre la circulation de poids lourds. L’électricité est, quant à elle, assurée par l’énorme infrastructure hydroélectrique norvégienne.

Lulea en Suède est un autre exemple : débouché maritime des mines de fer (le fameux acier suédois), site militaire et riche de nombreux barrages, Lulea a bénéficié de la politique dynamique tant locale que nationale pour favoriser l’implantation de data centers grâce à des incitants financiers (pas de cadeau fiscal mais une énergie quasi illimitée à un prix imbattable) et à la main d’œuvre locale formée dans les universités technologiques qui y sont installées. De plus l’électricité est garantie 100% verte ce qui est bon pour l’image des entreprises installées. Facebook a bien compris l’enjeu et a installé un de ses principaux Data Centers sur le sol européen. Mais il n’y a pas que Facebook, d’autres entreprises de moindre taille ont délocalisé le traitement de leurs données, ce qui est rentable notamment pour des raisons de coût de l’énergie consacrée au refroidissement…

Maintenant on peut imaginer le risque de concentrer des données et des centres de calcul de portée mondiale sur des zones réduites. Et si des terroristes s’ingéniaient à paralyser ces installations (par ailleurs sous très haute surveillance)? Mais là on nage…en plein James Bond, n’est ce pas ?

Le site du projet Lefdal
http://www.lefdalmine.com/

The Node Pole, l’agence de promotion pour les Datas Centers dans la région de Lulea
http://thenodepole.com/data-center-sites/

Nous sommes tous des ... Problem Managers !

positivisme

Je parie que vous venez de vous dire : oh oui, c'est vrai, il a raison !
Et je ne vais pas vous contredire... c'est vrai, j'ai raison. Mais vous n'imaginez pas encore jusqu'à quel point notre vie est remplie de problèmes.
Oui, en tant qu'IT Manager, j'ai l'impression de plutôt gérer des problèmes en masssssse (comme dirait Céline) que de m'occuper tranquillement (hum) de mon équipe, de nos projets, d'idées, de R&D... Mais non ! Je gère des problèmes, encore des problèmes et toujours des problèmes. Et je ne vous parle pas de mon ingénieur système qui a "juste" voulu ajouter un serveur dans ferme VMWare. Il a pris 5 ans en une semaine !

Je me souviens, quand j'étais tout petit, je n'aimais déjà pas trop les problèmes du type : combien de temps va mettre cette baignoire à se remplir compte tenu du robinet qui goutte, de l’anticyclone des Açores et de ma petite sœur qui s'amuse à enlever et remettre le bouchon de ladite baignoire...

Pffff, vous croyez que ça a changé ? Tentons l'expérience. Ce matin ce fut : comment je vais arriver à acheter ces étiqueteuses compte tenu du fait que mon budget à l'extra n'est pas suffisant, qu'en diminuant la quantité de moniteurs ça devrait aller, mais que je ne peux plus changer mon panier en ligne et aussi à condition que :

  • mon receveur soit d'accord
  • les augures soient bien bons
  • mon train soit à l'heure ! (Tiens, il faudra que je vous en parle un jour !)
  • ouin, snif, etc.

Ça, c'est au boulot ... Mais à la maison c'est pareil ! Finir le plafond ? Oui, mais il faudrait raccourcir la porte, mais du coup ça va faire moche ... Alors comment je vais cacher ça ? Bon, je reverrai le problème dans 6 mois ... Hoplààààà ! Classé !

Mais alors ? Notre vie se résume-t-elle à un énorme problème ? Ça me ferait mal de dire oui, car parfois, il faut bien avouer que ... tout roule ! C'est d'ailleurs souvent à cet instant que l'on en vient à se dire : mais que va-t-il arriver maintenant ? (Je ne vais pas vous faire un cours de philo à la Nietzche, tout n'est pas si noir ;o)

Alors que faire ? Continuer à être un problem manager ? J'aimerais malgré tout tenter autre chose...

Je vous propose 4 débuts de solutions ….

  • Ajouter une dose de fun dans un problème (l'imprimante ne fonctionne plus ? Cool, ça fera des vacances aux arbres)
  • Travailler en amont afin d'être proactif face au problème ! Si vous trouvez comment faire, envoyer un email à la rédaction qui fera suivre lol
  • En faire un défi dont vous sortez vainqueur ! 12 défis relevés aujourd'hui, qui dit mieux ?
  • Mettre une bougie, croisez les doigts, faire 3x le tour de son lit le matin, etc. : Si ça peut vous rassurer, mais vous risquez de vous brûler, de vous faire une entorse, de marcher sur une punaise. Bref, dans tous les cas, cela se résume simplement en trois lettres : Aïe (voire même Aîeheuuu en cas d'agacement prolongé).

Heureusement, les fêtes approchent, oublions quelques temps nos problèmes pour passer aux choix de cadeaux (yes i know, it’s a problem, again !) et rêvons déjà aux sourires des enfants, aux rires des plus grands et à ... nos bonnes résolutions !

Bonnes fêtes !
Olivier

Vous avez dit sécurité ?

protection des données

Le développement du Net est un bouleversement, les smartphones amènent littéralement toute l'information du monde au creux de notre main, le 'cloud' bouleverse le fonctionnement des entreprises, le big data offre des perspectives d'études infinies, la numérisation des administrations facilite les démarches des citoyens, …

Évidemment, ce tableau n'est pas idyllique, toute médaille a son revers. En hébergeant ses données, en proposant des services sur internet, tout organisme s'expose à de nouvelles menaces. Lesquelles ? Hackers curieux ou malveillants, cyberdélinquance, espionnage économique voire  étatique… Tout acteur numérique doit être conscient de ce contexte et agir en conséquence.

La protection des données à caractère personnel reste un enjeu majeur, certainement à l’ère du tout numérique. C’est ce qu’on peut appeler le « digital right », émanation numérique de nos libertés et du respect de la vie privée à appliquer sur tout traitement de données, y compris d’images, à caractère personnel.

Le CIRB roue un rôle prépondérant dans l’introduction et le développement des technologies de l’information et de la communication auprès des institutions publiques situées sur le territoire régional bruxellois. Il offre ainsi toute une palette de solutions TIC à la carte, allant des couches basses d’infrastructure comme le réseau (broadband et WIFI via IRISnet scrl) ou encore les centres de traitement et de storage des données, en passant par des services génériques TIC liés à la sécurité (firewall, back up online, …), à l’hébergement, la mise à disposition de machines virtuelles, la cartographie (GIS data & tools) ..., pour arriver à la délivrance de solutions métiers spécifiques et mutualisées  comme le système de vidéoprotection, le guichet électronique régional, la gestion des permis d’urbanisme, … et enfin atteindre la granularité la plus fine, au niveau du traitement de données, nouvel eldorado de l’ère numérique. 

A travers toutes ces couches, la sécurité est primordiale.  La sécurité doit garantir que les données soient traitées selon des règles d’accès strictes, en fonction notamment de leur nature (à caractère personnel, source  authentique, …). Il est  crucial de garantir, quand cela s’applique, la confidentialité des données, en tout temps leur intégrité, mais également la proportionnalité et la finalité poursuivie dans la gestion des accès. La  mise à disposition de données requiert que celles-ci soient correctes, mises à jour, accessibles, qualitatives.

Il existe toute une base légale relative à la protection des données à caractère personnel et aux sources authentiques.
Le CIRB, au travers de sa plateforme FIDUS et en tant qu’intégrateur de services régional qui orchestre les échanges de données, notamment les sources  authentiques, pour le compte de la Région et de ses institutions est ainsi le garant régional du respect de ces principes, notamment vis-à-vis de la commission de contrôle bruxelloise instaurée dans l’ordonnance fondatrice de l’intégrateur de services régional, et in fine vis-à-vis du citoyen. Le CIRB est ainsi reconnu comme un tiers de confiance.

L’Union européenne a édité récemment un nouveau règlement général sur la protection des données, qui entrera en vigueur mi-2018, qui renforce les droits des citoyens en matière de protection de données et pour lequel le CIRB s’attelle d’ores et déjà à préparer la mise en application.

Il est heureux de voir que dans nos démocraties européennes, le "digital right" et l’"ethical use" de nos données personnelles ont une signification réelle qu’il nous tient à cœur de respecter, au même titre que nos libertés fondamentales.

Digital Single Market : et la Région bruxelloise dans tout cela ?

La Commission européenne a lancé il y a quelques mois un nouveau grand chantier : le Digital Single Market ou Marché Unique Numérique.

Cette initiative comprend 3 grands piliers :

  1. Faciliter le commerce électronique transfrontalier
  2. Créer un environnement propice et des conditions de concurrence équitables pour le développement des réseaux et services numériques innovants
  3. Maximiser le potentiel de croissance de l'économie numérique Et le moins que l’on puisse dire est que l’année 2016 voit une réelle accélération en ce domaine, avec 4 paquets de propositions déjà déposées au Parlement européen et au Conseil et un 5ème qui ne devrait pas tarder.

Certains de ces paquets concernent directement des matières dans le périmètre du CIRB, à savoir :

  • La modernisation des services publics incluant l’e-administration ;
  • La société européenne du gigabit ;
  • La protection des données et l’interopérabilité.

Et il faut constater que la Région bruxelloise, via les impulsions du CIRB, est loin de se présenter sans atout dans ces domaines. Il y a, en vrac, BOS, IRISbox, NOVA pour l’e-administration ; IRISnet, wifi.brussels, Fiber-to-the-School pour la société européenne du gigabit ; notre participation à la mise en place de la Commission régionale de la Vie privée, Fidus pour l’interopérabilité entre nos applications et le back-office des Communes pour la protection des données et l’interopérabilité.

Le CIRB, comme la Région, n’ont donc pas à rougir !

Cette adéquation entre les initiatives régionales et les axes promus au niveau européen est la meilleure preuve qu’il faut continuer dans cette voie.

Un peu de nombrilisme

clavier informatique

Il est bien connu que les films et séries télévisées peuvent influencer les comportements et les vocations. La série Urgences a décuplé le nombre d’inscriptions en médecine, et les ados sont soudainement attiré par le métier d’avocat en regardant la série Suits.

Nous, informaticiens, sommes bien mal lotis : dans les séries, nous sommes des faire-valoir permettant au héros de trouver plus vite ce qu’il cherche. En fait, seuls les hackers ont un peu la cote dans The Code ou dans Mr. Robot, mais comme junkies paumés. Personne ne voudrait être le héros de Mr. Robot !

À quand un feuilleton qui décrirait notre métier dans un univers idéalisé où l’informatique serait faite de tape-robots vous regardant droit dans les billes, de salles serveurs aux lumières stroboscopiques, de bugs mécaniques anéantis par des armées de développeurs, menant au passage la grande vie dans une Silicon Valley onirique ?

C’est trop injuste !

Je fais mon Calimero.

Quand j’ai vu dans ma boite mail un courrier de ma collègue en charge du blog CIRB me demandant un article pour tout de suite maintenant, je me suis dit : « Ppfff, qu’est-ce que je vais bien encore pouvoir raconter ? » (oui, parce que je me dis des choses à moi-même, ça arrive, paraît que c’est un signe de grande intelligence qu’ils disent les chercheurs).

Première idée (de génie) : recycler un de mes précédents posts ! Celui de la Toussaint 2015 tiens, sur le testament numérique. Rien n’a changé, les gens n’y pensent toujours pas, c’est la bonne période de l’année. Juste vérifier que les liens sont encore bons, puis zou, je le fourgue.

A peine échafaudé ce plan subtil que ma conscience professionnelle (oui j’en ai une, je sais, c’est rare de nos jours) me rappelle que c’est quand même pas top comme idée. Je me creuse un peu (non pas les méninges, car je rappelle que les méninges sont les enveloppes du cerveau et qu’on peut se les bouger tant qu’on veut ça rend ni plus intelligent ni plus créatif) et dans un éclair écologique j’ai trouvé : un post sur la consommation numérique, ça va être bien ça.

Parce que oui, ma bonne dame, on veut du wifi partout, on s’envoie 50 photos par jour avec Snapchat, on échange sur Whatsapp, on s’écharpe sur Facebook, on s’invective sur Twitter, mais ça bouffe de l’espace dans les data centers tout ça. Et un data center, c’est que ça en consomme de l’électricité pour fonctionner, pour refroidir les machines, et tout et tout. Je m’apprête à chercher des infos sur le sujet, puis « Merde » que je me dis à moi-même (oui, parce que je me parle à moi-même parfois, je vous l’avais pas dit ?), « vas-y plutôt de ton coup de gueule ! ». Oui, parce que bon hein ça commence à bien faire.

Sous prétexte que je bosse dans un service communication, tout le monde part du principe que je suis capable de débiter des posts comme Stakhanov des tunnels de mine, d’être créative en claquant des doigts comme un gouvernement en recherche de taxes pour boucher un déficit ! Et bien non ! Je m’insurge, je proteste, je réfute, j’objecte Votre Honneur ! Ecrire un article, avoir des idées, ça ne s’improvise pas ! C’est un processus ! Que dis-je un processus… c’est un art, c’est un talent Môssieur ! (on sent bien là hein que je suis un peu vénère). En plus, c’est toujours à la dernière minute. Tout ça parce que le volontaire initial a lâchement abandonné son poste à quelques jours de la deadline.

Oui je râle Môssieur, et j’ai le droit ! D’abord, c’est extrêmement jubilatoire et puis ça fait du bien ! Et en même temps, ça me fait un blogpost ! Bon allez, c’est pas tout ça, faut que je retourne à mes occupations. Des messages m’attendent sur les médias sociaux… Je dois répondre aux gens qui râlent. Y en a quand même qui ont que ça à foutre ;-) C’est trop injuste.

Isabelle Ghislain

Au fait si ça vous intéresse quand même la consommation numérique, sachez que l’envoi d’une trentaine de mails de 1Mo à deux destinataires par jour et par personne génère à 180 kilos de CO2. A l’échelle planétaire, on estime à 3.800 tonnes l’émission de CO2 par minute uniquement pour l’envoi de mails et de newsletters ! (Sources : Ademe, Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie et post d’Amandine Peeters pour www.ecrirepourleweb.com).

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