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Les datas qui venaient du froid

Simulation 3D de la mine de Lefdal

Simulation 3D de la mine de Lefdal

Dans le Nord de l’Europe, au cœur de la taïga non loin du cercle arctique, dans d’anciennes bases militaires ou au cœur des mines désaffectées, on entend bourdonner les machines dans d’immenses salles immaculées où de rares humains s’aventurent.

Ce n’est pas de la science fiction ni le décor du prochain James Bond (quoique…il y a un potentiel à exploiter), ce sont tout simplement les datas centers géants de Google ou Facebook qui profitent d’une ressource indispensable pour fonctionner : le froid.

Car ces énormes serveurs par où transitent tous les lolcats de la planète ou la photo trop mignonne du petit dernier ont besoin d’être refroidis en permanence.

Profitant des vents polaires ou de la fraîcheur marine, ressources gratuites, Suède, Norvège et Finlande valorisent des sites délaissés et transforment des zones à priori inhospitalières en « data valleys ». L’implantation européenne ne doit rien au hasard, il s’agit de traiter prioritairement les données produites en Europe et de raccourcir leur parcours.

Avec IBM pour partenaire principal, la Norvège s’est lancée dans un projet pharaonique de reconversion d’une ancienne mine au bord d’un fjord en un data center géant (120 000 m2) de plusieurs étages majoritairement sous le niveau de la mer (ce qui facilite le refroidissement). Les serveurs seront installés dans des conteneurs acheminés par camion car oui, les galeries seront assez grandes pour permettre la circulation de poids lourds. L’électricité est, quant à elle, assurée par l’énorme infrastructure hydroélectrique norvégienne.

Lulea en Suède est un autre exemple : débouché maritime des mines de fer (le fameux acier suédois), site militaire et riche de nombreux barrages, Lulea a bénéficié de la politique dynamique tant locale que nationale pour favoriser l’implantation de data centers grâce à des incitants financiers (pas de cadeau fiscal mais une énergie quasi illimitée à un prix imbattable) et à la main d’œuvre locale formée dans les universités technologiques qui y sont installées. De plus l’électricité est garantie 100% verte ce qui est bon pour l’image des entreprises installées. Facebook a bien compris l’enjeu et a installé un de ses principaux Data Centers sur le sol européen. Mais il n’y a pas que Facebook, d’autres entreprises de moindre taille ont délocalisé le traitement de leurs données, ce qui est rentable notamment pour des raisons de coût de l’énergie consacrée au refroidissement…

Maintenant on peut imaginer le risque de concentrer des données et des centres de calcul de portée mondiale sur des zones réduites. Et si des terroristes s’ingéniaient à paralyser ces installations (par ailleurs sous très haute surveillance)? Mais là on nage…en plein James Bond, n’est ce pas ?

Le site du projet Lefdal
http://www.lefdalmine.com/

The Node Pole, l’agence de promotion pour les Datas Centers dans la région de Lulea
http://thenodepole.com/data-center-sites/

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