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Hot ! Rahinna et Britt séparés à cause du chien du voisin. Voici pourquoi (photos)

surprise

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Et hop! Un mot choc, un people, des photos, une promesse d'explication; il n'en faut pas plus pour provoquer un clic irrépressible vers un article tapis en embuscade.
Cette recette qui fait mouche est, depuis plusieurs mois, abondamment utilisée sur les sites de presse. On en use et en abuse tant et tant que cela en devient lassant. Même les plus sérieux tombent dans le travers, ou délèguent l'absurde en louant de l'espace de leur site web à des tiers qui usent des mêmes stratagèmes.

Ainsi cohabitent du sérieux et du bidon, du fondamental et du futile, du presque faux et du pas vrai, de la vérité dont on n'est quand même pas tout à fait sûr, le tout entre sein baladeur et WAGlette de footeux en mal de petite culotte. Une chose est sûre : il n'y a plus d'avenir pour les paparazzis ! Les célébrités se "selfisent" si minutieusement dans des mises en scène narcissiques qu’il est devenu inutile de les pourchasser pour une bête photo floue qui ne serait même plus choc du tout.
Ces troubles de voisinage génèrent comme un doute sur le sérieux du site d'information que l'on consulte. J'ai personnellement du mal à me faire une opinion sur le bien-fondé des actualités si des informations somme toute relevantes côtoient des commentaires sur des émissions de télé-réalité-virtuellement-augmentée. Nivellement par le bas ou légèreté passagère ? Information ou racolage ? Je me tâte.

"Alertez-nous!" est sans doute le bouton qui fait descendre l'intellect dans les catacombes internetiques. N'importe quel quidam peut ainsi se défouler en déversant son fiel à propos de LA mésaventure qui lui est arrivée. Entre les déclinaisons "Maman, j'ai raté l'avion", "Calimero" et "Mr Bean", certains se la jouent "Lanceur d'alerte", en quête d'un moment de gloire exhibitionniste, d'épaules virtuelles compatissantes, ou de chevaliers pourfendeurs d'injustices. Remarquons que ces malheureux épisodes partagés avec force larmes ou réactions scandalisées ne sont souvent que les conséquences d'éclipses (temporaires ou permanentes, selon les cas) de lucidité ou de bon sens, ou de manifestations d'une guigne chronique qui, hélas, ne s'estompera pas en la partageant avec des milliers de voyeurs, trop contents par ailleurs de s'abreuver de la malchance d'autrui.

« Ce que l’on sait de… », aussi très tendance, est la rubrique racoleuse qui se veut la synthèse d’un événement auquel on ne comprend rien, duquel on a raté les épisodes précédents, ou que l’on ne sait plus suivre tant on est inondé d’informations qui partent dans tous les sens. Si l’intention est louable, force est de constater que le résultat ne rejoint pas les attentes, et que l’article en question ne se résume finalement qu’à un condensé des doutes et hypothèses qui circulent lors d’un drame qu’il faut absolument couvrir en instantané, au risque d’être à la traîne par rapport aux concurrents, même si l’on doit à cette fin répercuter des éléments potentiellement inexacts.

Les médias en sont donc réduits à faire appel à une alchimie de bas étage pour inciter le lecteur à visiter tant et plus leurs sites web, afin de satisfaire les annonceurs publicitaires. Il faut certes bien trouver du financement, mais contrairement à ce qu’il est aisé de prétendre, ce ne sont pas les consommateurs qui en demandent; ils ne font que suivre le mouvement et sont en réalité victimes de ce qu’on leur impose.

Ainsi s’auto-alimentent les empires des magnats de la presse et de leurs chers actionnaires, aux dépens des populations qui tendent à se rassurer de voir les mêmes informations entrelacées par différents canaux de communication. Parler dans un journal de ce qui est dit d’une émission télévisée sur les médias sociaux constitue un cercle pernicieux. Il suffit qu’une personne introduise dans le système une info susceptible d’embraser les foules, et elle y est automatiquement, sans aucune critique, validée dans sa véracité, mais aussi dans sa pertinence. On en parle partout, donc c’est vrai, et parce qu’on en parle, c’est digne d’intérêt. Arrêtons donc de parler de la famille Cradéchiant, et on verra tout à coup sa parvenue célébrité s’effondrer sous l’évidence de son insignifiance, enfin.

Oups! La presse en ligne s'enfoncerait-elle dans des marécages? (vidéo)

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