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SAM, un nouveau métier de l’IT (enfin) ?

Une spécialisation qui a de l'avenir
SAM, un nouveau métier de l’IT

SAM, un nouveau métier de l’IT

Savez-vous exactement quels logiciels sont installés sur votre PC ? Le savez-vous par expérience, par paiement de factures d’abonnement ou d’achat de licences, ou à travers un outil d’inventorisation ? Vous êtes sûrement du genre à suivre plusieurs sites technologiques vous suggérant l’un ou l’autre graticiel ou partagiciel en vogue ? Ou encore mieux, vous êtes un adepte des logiciels libres que vous modifiez à votre guise, c’est ça ? Et dans tout ce qui précède, vous avez lu et approuvé les conditions d’utilisation, correct ? Bien sûr, ceci est un vieux débat et vous me répondrez « so what ? ». Ok, je vous entends, vous assumez.
Par contre, si je transpose ces mêmes questions vers la masse croissante de serveurs hébergés dans le Data Center régional qui délivrent les services IT rendus aux administrations et au grand public de la Région, « so what ? » n’est pas une réponse acceptable. Saviez-vous que le coût de maintenance de licences est plus important que le coût de la maintenance matérielle à l’heure actuelle ? On tend vers du 2/3 "licences" pour 1/3 "matériel" !

Je coupe tout de suite court au débat du logiciel libre vs logiciel propriétaire à ce niveau : si, en tant que prestataire de services IT, nous voulons rendre un service professionnel garanti, nous avons bien besoin de couvrir nos environnements par des contrats de support professionnels. Que faire, par exemple, en adoptant une version communautaire d’un logiciel pour un système de production dont le noyau dur des développeurs-contributeurs décide d’un moment à l’autre de créer leur propre « fork » et d’abandonner le projet original ? Qui va supporter la solution à ce moment-là ? Voilà une raison importante pour nous tourner vers du support entreprise, même pour le logiciel libre, qui n’est donc pas si gratuit que cela, on l’aura dit.

Qu’il soit clair que l’ensemble des logiciels installés et couverts soit par un contrat de licence (logiciel propriétaire) soit par un contrat de support ou de souscription (logiciel libre) viennent avec leurs propres conditions d’utilisation, qu’il convient de respecter dès le début. Plusieurs logiciels présentent une facilité d’installation (du « clic clic clic » sans demander la moindre clé de licence) et de déploiement automatisé (images, réutiliser x fois la même clé de licence, …) qui font que les techniques ne sont pas nécessairement conscients que chaque clic pourrait signifier « betalen » ! Et l’éditeur de logiciel comme les intégrateurs ont besoin de faire du chiffre. Là où, par le passé, il suffisait de couvrir un serveur physique par une licence appropriée, l’arrivée de la virtualisation et du cloud ont fait que « le serveur » n’est plus une unité de mesure pertinente : on a basculé dans un mode d’assemblage et de consommation de ressources mémoire, CPU et disque.

Plusieurs éditeurs de logiciels se sont positionnés complètement différemment par rapport à cette évolution. Ainsi, certains réclament une couverture des CPU physiques en dessous de la capacité de virtualisation potentiellement utilisable, alors que d’autres regardent l’exposition du produit final en comptant le nombre d’utilisateurs finaux d’une solution, peu importe le nombre de serveurs ou le type d’environnement (production vs non-production). Et à l’évolution toujours plus rapide du marché, ces mêmes éditeurs ont le droit de changer de modèle de licensing en cours de route, bien entendu. Lisez également entre les lignes : la politique de licence pèse activement sur la stratégie de virtualisation et de cloud, voire même elle peut influencer l’architecture applicative et d’infrastructure, nous forçant à être créatifs pour mettre en place un système « license friendly ».
Bon, vous me suivez toujours ? Comment garder trace de tout ceci, sans ignorer les aspects de gestion budgétaire et de marchés publics ?

SAM

C’est là qu’un SAM mérite absolument sa place. Le SAM ou « Software Asset Management » est un nouveau métier qui se développe sur le marché. De plus en plus de sociétés prévoient un ou plusieurs license & contract managers pour veiller au bon respect des licences et ce durant tout le cycle de vie d’un service, dès sa conception, à travers sa mise en place à l’opérationnel au jour le jour. Savoir quel type de licence peut être installé à quelle fin sur quel type d’équipement, c’est devenu une spécialisation. Travailler de manière « license friendly » (= TCO maîtrisé), rester « audit proof » (= responsabilité juridique de nous tous), c’est plus qu’un défi aujourd’hui. En parallèle, nous assistons à un nouveau marché qui se développe à côté des grands éditeurs du marché, qui ne semblent plus s’y retrouver eux-mêmes dans leurs propres contrats. C’est que des distributeurs et des intégrateurs proposent des services de « license optimisation », services rendus par des gens qui se font certifier dans le licensing d’un portefeuille de produits.

Garder une vue sur l’ensemble de la base installée, savoir donner des conseils quant à ce qui est possible ou pas d’un point de vue licence pour x produits, optimiser sa gestion budgétaire, optimiser ses contrats globaux, voilà les tâches principales d’un SAM interne, un poste indispensable qui se rembourse tout seul, il me semble. Si nous équipons ce SAM d’un outil approprié permettant de croiser la base installée avec la base contractuelle et le droit d’utilisation y afférant, voilà que nous avons de quoi nous rendre complètement en règle par rapport à l’ensemble des contrats et des licences.
Voilà un autre métier de l’IT qui n’est pas du tout technique au départ …
 

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