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L ’Intelligence Artificielle au service de la mobilité à Bruxelles

2ème Partie
voiture du futur

voiture du futur

Au-delà de la voiture individuelle

La voiture autonome seule ne résoudra pas les problèmes de mobilité. L’avenir est au covoiturage et à la multimodalité, avec le support de l’IA. Toujours selon McKinsey, la voiture d’un américain passerait près de 96% de son temps garée. Elle ne serait conduite que 2,7% du temps, bloquée dans la circulation 0,5% du temps et les 0,8% restant seraient passés à la recherche d’une place (près de 30% du temps de conduite !). Ainsi, "à moins de conduire plus de 8000km par an, rien ne sert de posséder sa propre voiture", déclarait Stefan Heck, Professeur de Stanford.

Si aujourd’hui ne pas avoir de voiture est considéré comme un handicap difficile à surmonter, la possession d’une voiture ne sera peut-être bientôt plus une chance, mais peut-être un inconvénient. J’ai deux filles de respectivement 25 et 32 ans : elles n’ont ni voiture, ni même de permis. Elles vivent au cœur de Bruxelles et utilisent la multimodalité. Et elles sont loin d’être les seules de cette nouvelle génération qui combinent une palette de solutions de transport en fonction de la distance à parcourir : transports collectifs, auto-partage, covoiturage, vélo-partage, marche …

Heureusement, les applications intelligentes se multiplient pour supporter cette transition vers la multimodalité.

Ainsi, Ford vient de présenter ses vélos électriques et pliables, MoDe:Me, reliés à une application permettant de rationaliser ses déplacements et de choisir le meilleur mode possible en temps réel : voiture, transport en commun, vélo, marche. L'application propose un système de guidage relié au vélo : le guidon vibre pour indiquer quand il faut tourner, et signale un danger par un système de LED, ainsi que d'un service d'assistance du pédalage relié au rythme cardiaque.
Le but de Ford n'est évidemment pas de se diversifier dans la production d'autres véhicules, mais d'avancer dans la mise en place d'un écosystème où le constructeur deviendrait fournisseur de mobilité. Bientôt, le vélo électrique de Ford sera intégré dans la voiture, et l'ordinateur de bord dira où se garer. Il délivrera une carte du trajet à faire en vélo ainsi que l’heure d'arrivée.

Combiner connectivité, big data et mobilité

A Lyon, la plateforme Optimod’Lyon vise à centraliser des informations en temps réel croisant les horaires des transports les plus proches, les places de stationnement, le trafic routier via un système de capteurs fixes et mobiles et là, les rendre accessibles via une application mobile gratuite.

À l’instar de la téléphonie ou de la télévision payante, on pourra acheter des bouquets de services de mobilité. Ceux-ci combineront un accès à divers modes de transports (auto-partage, covoiturage, trains, bus, vélo, tramway, VA, métro…) dont l’efficacité et le confort seront corrélés à la formule choisie.

Ce type de service existe déjà en Finlande avec un forfait mensuel qui donne accès à tous les moyens de transport. Dans cette logique, il faudra évidemment se préoccuper des plus fragiles afin que les personnes aux revenus modestes ne soient pas pénalisées.

La course aux services de mobilité est clairement lancée. Ainsi, Google vient d’annoncer la mise en service de son application de covoiturage en Israël, nommée RideWith. Même si Google réfléchit à l’étape d’après, à savoir la mobilité intelligente grâce aux VA, l’entreprise préfère tabler sur l’humain pour commencer à déployer son service de mobilité RideWith.

Restreignant le service seulement au « car pooling », Google s’aligne plutôt sur le français BlablaCar, bien parti pour devenir la référence européenne du car sharing.  Elle révolutionne à ce point la manière de voyager de ville en ville, que le TGV propose désormais des places à prix réduit pour jeunes, qui sont de grands utilisateurs de ces nouveaux services.

De leur côté, les taxis verts de Bruxelles viennent tout récemment  de lancer l’application  Splyt offrant des services partagés pour concurrencer Uber.

Facebook n’est pas en reste : son application “Messenger Business” permettra aux entreprises d’être contactées par leurs clients. Mais Facebook voit encore plus grand. La firme de Marc Zuckerberg vient de déposer un brevet pour lancer son propre service de covoiturage via la section Événements du réseau social.

Facebook pourrait aussi proposer des associations de passagers et conducteurs en fonction de leurs données personnelles : de leurs goûts musicaux ou de leurs amis communs par exemple. Une fois un covoiturage décidé, l’entreprise californienne enverrait une proposition de trajet personnalisé à l’automobiliste. Plus besoin de faire appel à Uber, Lyft, Hitch ou autres Chauffeurs Privés.

D’ici 2050, les deux tiers de la population mondiale, soit 6 milliards de personnes, seront citadins. Dans ce contexte, la voiture individuelle ne peut pas être la solution, ne serait-ce que pour des questions de congestion et de stationnement.

Une transformation profonde de la mobilité est à l’œuvre. Et l’IA fera sans nul doute partie de cette nécessaire révolution…

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