Les cookies assurent le bon fonctionnement de notre site. En utilisant ce dernier, vous acceptez l'utilisation des cookies. En savoir plus OK
Vous êtes ici : Accueil / Blog / 2015 / 08 / Les mots pour le dire

Les mots pour le dire

De l'importance du choix de vos termes ...
discussion

discussion

Un article sur la communication… Un de plus certes, mais celui-ci pourrait vous amener à réfléchir d’avantage sur l’impact de votre message sur autrui. Ne dit-on pas que les mots peuvent être une arme ! Les régimes totalitaires de la planète le savent et ne se privent pas de pourchasser ceux ou celles qui maîtrisent le verbe. Pourquoi ? Eh bien parce qu’avec des mots, on peut faire s’écrouler des Etats mais aussi construire des ponts vers une nouvelle réalité. Avec des mots nous pouvons changer le monde. N’est-ce pas d’ailleurs le propre de la thérapie que de mettre des mots sur des émotions pour en prendre conscience et les apprivoiser ?
Dans les relations humaines, les mots ont une importance capitale. Le secret d’une bonne relation avec autrui se trouve souvent dans une communication honnête, sincère et dénuée de toute ambiguïté. Rien de nouveau, me direz-vous ! Et pourtant combien de fois omettons-nous d’appliquer ces principes avec nos proches, nos collègues, nos interlocuteurs en général.
Je vous propose d’aborder ici quelques principes à suivre et quelques écueils à éviter en communication afin de préserver une relation durable et constructive. Essentiellement  destinés aux relations manager-collaborateur, ces principes peuvent également être d’une aide précieuse pour les relations quotidiennes avec tout un chacun.

Le choix des mots

On se demande souvent quels mots employer pour exprimer une envie, une demande, une idée ? Le choix des mots est particulièrement important car il a un impact crucial sur le comportement d’autrui. C’est notamment à travers les mots que sera conditionné le résultat de vos demandes, idées, opinions auprès de votre interlocuteur. Les mots sont à la fois des moteurs et des freins à la motivation car ils peuvent être porteurs de charge émotionnelle. Les mots porteurs de charge positive favoriseront l’action, l’adhésion. Dans le cas contraire, ils entraineront au mieux une réaction de défense et au pire, le rejet pur et simple.
Ainsi, parler en termes d’échecs et de problèmes sera moins efficace que de parler en termes de résultats et d’objectifs.
De la même manière, ne dit-on pas souvent, en réaction à une demande qui nous semble difficile, voire insurmontable, « je vais essayer ». A cela, je rétorque toujours, « Avez-vous déjà essayé de vous assoir sur une chaise ? ». Non, bien sûr. On le fait, c’est tout. Pourquoi dès lors ne pas parler en termes de « faire » et voir alors les compétences, les moyens éventuels à mettre en œuvre pour y parvenir.
Cette approche de la communication a également pour avantage de placer son interlocuteur dans une dynamique de l’action, dans une énergie positive fondamentale pour la réussite de ce qu’il entreprend.   

L’usage inadéquat de la négation

Beaucoup d’expressions en entreprise, dans les médias, en politique (et ailleurs) font abondamment usage de la forme négative. N’entend-on pas régulièrement dire « Ne vous inquiétez pas », « Il n’y aura pas de réduction de coûts », « nous n’en ferons rien » et ce faisant, on risque de susciter chez autrui exactement le sentiment inverse à celui recherché. La formulation positive est plus salutaire : « Soyez rassurés », « Votre budget sera préservé », « nous poursuivrons dans cette voie ».
En outre, la négation est une figure de style que l’inconscient ignore lorsqu’il décode un message reçu. Si je vous demande « Ne pensez pas à un citron ! », quelle est l’image qui se forme dans votre esprit ? … Alors, convaincu ?
Sur le plan professionnel, si vous êtes manager et que vous gérez une équipe, il est important de veiller à formuler les objectifs de vos collaborateurs de manière positive. Si vous les formulez négativement, vous risquez de diminuer considérablement les chances de les voir se concrétiser. De la même manière, il ne suffit pas de demander à un collaborateur de ne plus faire quelque chose pour que le comportement cesse. Encore faut-il qu’il sache quoi faire en remplacement du comportement à éviter. A ce sujet, je vous renvoie à mon article « Figurant ou acteur de votre vie » dans lequel j’explique qu’il est important pour chacun de disposer d’un panel suffisamment large de comportements possibles face à une même situation. Si l’individu est restreint dans ses choix parce qu’il reste bloqué dans les ornières de ses modes de fonctionnement habituels, il ne pourra pas mettre en œuvre un autre comportement plus adapté.

Motiver plutôt que convaincre  

Si vous voulez maximiser les chances de voir se produire le changement escompté chez autrui, il est préférable de privilégier une approche qui se base sur le point de vue de la personne que vous cherchez à convaincre. Autrement dit, si vous argumentez sur base de votre vision des choses et que votre interlocuteur ne partage pas cette dernière, il y a fort à parier que cela génèrera davantage l’opposition que l’adhésion. Tout l’art de la négociation repose d’ailleurs sur ce postulat. En effet, pour obtenir l’adhésion, il est nécessaire de sortir de sa bulle et d’aller à la rencontre de l’autre pour utiliser ses propres arguments afin de lui montrer en quoi ce que nous demandons est en harmonie avec sa vision des choses. Celui qui manie aisément ce type de communication établira des relations solides avec autrui. Vos interlocuteurs se sentiront compris et respectés et seront bien plus enclins à vous suivre dans la direction donnée.
Aristote ne le disait pas autrement : « Si tu veux convaincre quelqu’un, utilise ses propres arguments. »
Il y a bien d’autres facteurs qui interviennent pour établir de bonnes relations avec autrui et maximiser votre influence. Ici, nous venons d’aborder le langage verbal. Le non verbal, quant à lui, (attitudes, mimiques, intonation, flux de paroles, etc.) est tout aussi important et ne doit nullement être négligé.
En conclusion, n’oubliez pas ce principe de base bien connu de la PNL (Programmation Neurolinguistique) : « Le sens de ma communication est dans la réponse que je reçois ».
Maintenant, à vous de mettre en œuvre ces quelques principes de communication. Ainsi, si aujourd’hui , demain ou la semaine prochaine la réponse de votre interlocuteur ne correspondait pas à l’objectif que vous cherchiez, posez-vous la question de savoir « qu’est-ce qui, dans ma communication, explique la réaction de mon interlocuteur ? ».

Ajouter un commentaire

Vous pouvez ajouter un commentaire en complétant le formulaire ci-dessous. Le format doit être plain text. Les commentaires sont modérés.

Question: Combien font 10 + 4 ?
Votre réponse:

Tous nos posts