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La machine est-elle notre prochaine étape d’évolution?

un robot

un robot

La question peut sembler choquante de prime abord, mais en y réfléchissant, c’est peut être une réponse à beaucoup de questions existentielles. L’idée de ce post m’est venue en regardant l’excellent film « Automáta » d’un réalisateur espagnol peu connu, Gabe Ibáñez, avec pourtant un acteur espagnol très connu : Antonio Banderas.

Malgré la croissance fulgurante des machines, aucun programme ne semble être capable de rivaliser en complexité avec le cerveau humain : 1,4 kilo de matière grise située précisément entre nos 2 oreilles, contenant 200 milliards de neurones responsables de transmettre les impulsions nerveuses, chaque neurone formant grosso modo 10.000 connexions avec ses voisins. Même les ordinateurs les plus performants ne sont pas capables d’émuler un tel niveau de connectivité !

Pourtant sera-t-il possible, un jour, d’atteindre voire de surpasser les capacités du cerveau humain ? Lorsque des systèmes atteignent un certain niveau de complexité, il arrive parfois, de manière spontanée, qu’ils affichent des nouvelles capacités totalement inattendues et inédites... Dans les années 60, quelques programmes étaient déjà capables de simuler certains degrés de compréhension. L’idée était alors d’encourager les interrogateurs à continuer leur discussion en utilisant des techniques simples, comme faire répéter les questions.

Plus récemment, lors de tests de Turing tenus dans le cadre de compétitions de programmeurs, des routines ont presque réussi à abuser les interrogateurs (plus de 30%), de par leur capacité à tenir une conversation textuelle, à l'instar des êtres humains. Le test de Turing permet de déterminer si une machine montre de signes d’une nouvelle forme d’intelligence, l’intelligence artificielle ou IA.

Quand on parle d'IA...

L’IA est notamment sujette à controverse car la définition même de l’intelligence est si difficile à définir clairement. Cependant la définition communément acceptée de l’intelligence se réfère à la capacité de percevoir et comprendre la signification de quelque chose.

Sur base de cette définition, les ordinateurs seraient-ils capable de reproduire une version artificielle de l’intelligence ? Non ! Répondent de nombreux spécialistes en informatique. En tout cas, ces mêmes experts estiment qu’il faudra beaucoup de temps avant qu’une machine ne puisse réussir le test de Turing. Même si c’était le cas, la machine démontrerait-elle de l’intelligence pour autant ? Le débat philosophique fait rage depuis les années 50' et reste d'autant plus actuel que l’être humain est prompt à attribuer de l’intelligence à des choses anodines : poupées, marionnettes, emails automatiques de bienvenue, Siri…

Les êtres humains eux-mêmes sont immensément complexes et capables d’effectuer des opérations mentales compliquées. Pour certains scientifiques, il est donc bien possible que la force brute de la machine puisse imiter l’esprit humain mais pour d’autres, l’intelligence reste particulière dans le sens où elle implique plus qu’une simple vitesse de calcul et de gestion des informations. Il faudrait donc cesser de considérer notre cerveau comme une boite de processus qui gère des inputs (à travers nos sens) et génère des outputs (réactions musculaires), mais prendre également en considération une dimension qui gère le système vivant, la faim, la soif, la survie et la reproduction : les émotions.

Au niveau rationnel, un individu a des besoins et des ambitions qui sont fortement intriquées avec ses connaissances, d’une manière qui n’est pas présente dans les IA modernes. Quand nous commencerons à créer des systèmes intelligents qui incluront les motivations et les signaux émotionnels qui vont de pair, servant de standard pour trier, évaluer, organiser les évènements, nous aurons alors fait un pas de géant vers l’intelligence artificielle.

Et l’évolution finalement ?

L’intelligence semble correspondre à des caractéristiques cognitives spécifiques qui se sont spécialisées au fur et à mesure de notre évolution, lors de la sélection naturelle. Une alternative serait d’enregistrer les activités cérébrales dans de gigantesques ordinateurs qui procéderaient à de l’extraction de données et à des processus de modélisation pour fabriquer un émulateur cérébral. Dans ce cas, nous aurions effectivement un cerveau humain artificiel mais qui, au final, disposerait d’autant de connaissance concernant ce propre cerveau que n’importe quel humain, à savoir très peu… Des questions se posent déjà, rien qu’au niveau de l’architecture cérébrale et de son fonctionnement comme une entité unique avec de l’intuition, de l’attention, de la perspicacité et de la compréhension !

Mais la prudence s’impose quand même, si cela venait à se réaliser : un cerveau artificiel pourrait fonctionner des milliers de fois plus rapidement qu’un cerveau humain, se copier des millions de fois et, au final, fonctionner comme un groupe unifié, le tout en quelques minutes. Il pourrait s’améliorer et développer des nouvelles technologies qui produiraient richesses et pouvoir. Dans ce cas, il deviendra impératif de s’assurer de l'innocuité de l’IA : nous savons tous que pouvoir et motivations sont des choses bien distinctes...
En guise de conclusion, voici un échange très marquant entre un humain et un robot conscient, tiré du film « Automáta » :

- Humain : Pourquoi tu ne m’obéis pas ? Tu n’es qu’une machine !
- Robot : Qu’une machine ? Alors toi, tu n’es qu’un singe !

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