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Mon au-delà numérique !

Quelles dispositions avez-vous prises ?
testament digital

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Nous sommes la première génération à avoir stocké un nombre important de données en ligne. En cette fin de mois de Toussaint où l'on pense à nos chers disparus, avez-vous songé à prendre des dispositions pour votre au-delà numérique ? Qu'adviendra-t-il de votre compte LinkedIn ou de votre page Facebook après votre mort ? Et de vos achats sur iTunes ou pour votre Kindle ? On voit aussi émerger la notion de « Testament numérique ». Allez, on fait un petit tour de la question, même si c'est pas à ... mourir de rire !

Mes accès en ligne ?

Accéder en ligne à mon compte bancaire, à mes abonnements à des magazines ou à la version tablette d'un quotidien, à mes places de spectacle chez Sherpa ou Ticketmaster, à mon compte Paypal... je suis connectée pour des tas d'aspects de ma vie privée. Ces infos sont stockées auprès d'entreprises privées : que deviennent-elles après ma mort ?

Normalement, ces prestataires devraient accéder à la demande de mes héritiers de fermer ces comptes ou de leur transmettre mes mots de passe (éventualité moins certaine, quand même)... s'ils prouvent leur qualité d'héritier et disposent d'un acte de décès.

Mais encore faut-il que mes héritiers soient au courant que je dispose de tout ça. Donc - et c'est valable pour tous les aspects qui seront traités dans ce post - le mieux est de rassembler toutes ces infos de son vivant et de le déposer avec son testament, sous enveloppe fermée, chez le notaire. Coût : entre 140 et 240 €.

Il existe aussi des sites qui permettent de laisser un testament numérique ou de rassembler dans un coffre-fort digital tous ses mots de passe. Mais une rapide recherche sur internet montre que plusieurs d'entre eux sont déjà eux-mêmes morts ! Difficile, effectivement, de prévoir que le site en question vous survivra.

Quid des médias sociaux ?

Facebook, si prompt généralement à fermer des comptes dès qu'on y aperçoit un bout de sein ou de fesse, se fait, par contre, tirer l'oreille pour clôturer des comptes de personnes décédées (et je parle d'expérience). Normalement, avec un acte de décès, FB fermera l'accès à la page, dans un délai plus ou moins court. Mais n'oubliez pas de demander aussi l'effacement de toutes les données. Vous pouvez transformer la page en « Mémorial », comme ils disent chez FB. Les amis peuvent encore accéder au profil du défunt (dont certaines parties sont, malgré tout, rendues inaccessibles) pour y laisser petits mots et témoignages. Ces démarches sont accessibles en ligne grâce au formulaire idoine. Twitter supprime également le compte d'une personne décédée, moyennant l'envoi de tous les documents nécessaires au siège de San Francisco. Chez LinkedIn, apparemment, pas besoin d'être héritier direct du défunt. Collègues ou amis peuvent demander la fermeture de la page via ce lien. On espère, bien entendu, que LinkedIn se charge des vérifications avant de procéder à toute suppression malencontreuse de page.

Mes comptes mails ?

Depuis une bonne année, Google a mis en place un testament numérique, enfin plutôt un « gestionnaire de compte inactif ». Vous pouvez paramétrer votre compte pour qu'il soit fermé s'il n'y a plus de mouvement pendant un certain laps de temps (compris entre 3 et 12 mois) et pour choisir le devenir de vos données Gmail, Google+, Picasa, YouTube : suppression ou transmission à des contacts de confiance (maximum 10 personnes),

Chez Yahoo, on fermera le compte moyennant un acte de décès. Mais les données stockées (mails, photos, etc) ne seront envoyées aux héritiers que moyennant un acte notarié prouvant que vous êtes bien héritier du défunt.

Pour Hotmail / Outlook, après fermeture du compte vous pouvez demander à recevoir les archives dudit compte « sous la forme d'un DVD de données qui sera donc expédié au plus proche parent ». La procédure est quasi similaire : prendre contact avec le siège (ici, Redmond dans l'Etat de Washington) et fournir tous les documents... de préférence en anglais pour éviter tout problème.

Pourrais-je léguer mes achats en ligne ?

Vous vous êtes constitué une sacrée discothèque via iTunes... Et bien vous ne pourrez pas la léguer à vos héritiers. Cela découle d'une disposition des conditions générales (que vous avez, bien entendu, lues en détail et apprises par cœur !) : en achetant un morceau sur iTunes, vous n'achetez que le droit de l'écouter à volonté pendant 99 ans. Vous n'en n'êtes pas propriétaire, et donc forcément, vous ne pouvez pas les léguer !

Et quid de vos e-books achetés chez Amazone ou pour votre liseuse ? Raté aussi. Idem dans les conditions générales : « le contenu numérique téléchargé, notamment les e-books disponibles pour Kindle, ne peut être revendu, ni donné ni transféré entre comptes ». Na !


Bon, que toutes ces considérations ne plombent pas l'ambiance mais – autant que faire se peut – vous aident à prendre conscience de votre "éternité numérique" !

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