Les cookies assurent le bon fonctionnement de notre site. En utilisant ce dernier, vous acceptez l'utilisation des cookies. En savoir plus OK
Vous êtes ici : Accueil / Blog / 2014 / 09 / IPv6 : Le monstre du Loch Ness qui sort enfin de l’eau ?

IPv6 : Le monstre du Loch Ness qui sort enfin de l’eau ?

Transition de l’IPv4 vers l’IPv6: il est temps !
passage de l'IPv4 à l'IPv6

passage de l'IPv4 à l'IPv6

Plus personne ou presque ne peut ignorer que l’ensemble des communications d’aujourd’hui se basent, dans leur grande majorité, sur le protocole IP.
Jusque 1999, on parlait simplement du protocole IP, sans devoir préciser qu’il s’agissant de l’IPv4.
L’IPv4 a été introduit en 1983 et est codé en 32 bits. Il a donné la possibilité de créer plus de 4 milliards d’adresses. Avec l’explosion des appareils connectés et des utilisateurs d’internet, les instances de régulation et de normes de télécommunications ont été forcées de constater que les adresses IPv4 allaient devenir une denrée rare. Et de fait, elles ont toutes été attribuées en date du 3 février 2009 (mais cela ne veut pas dire qu’elles soient toutes utilisées).
Donc en 1999, pour pallier au manque d’adresses, le protocole IPv6 a commencé à être déployé, basé sur un schéma d’adresses de 128 bits qui permet de créer 40 trillions de trillions de trillions d’adresses. L'objectif à terme était que l’ensemble des adresses IPv4 soient remplacées par des adresses IPv6, d’autant que les deux protocoles ne sont pas interopérables et que les appareils utilisant l’un ou l’autre protocole ne peuvent communiquer entre eux qu’en ayant recours à des passerelles spécifiques.
En 2011, une infime partie de adresses IPv6 a été attribuée par les organismes régulant les adresses IP, malgré le lancement de ce protocole 12 ans auparavant. En 2012, pour stimuler l’utilisation de l’IPv6, le « World IPv6 Launch » a eu lieu et marque le réel lancement de l’IPv6. Depuis lors, des organisations, entreprises ou particuliers n’ont plus qu’une présence  IPv6 sur le net. Et le  pourcentage de trafic internet en IPv6 augmente régulièrement : les plus grands fournisseurs de contenus tels Facebook ou Google, par exemple, tournent déjà avec l’IPv6.

Il est donc temps de se pencher sérieusement sur la transition de l’IPv4 vers l’IPv6, d’autant que cette transition ne se fera pas du jour au lendemain, et devra passer par une phase de coexistence avec l’IPv4 (la phase actuelle, en fait). Les entreprises qui ne font aucune démarche pour passer à l’IPv6 ne pourront également plus, à terme, communiquer de manière optimale avec des organisations utilisant uniquement l’IPv6. Le développement des usages d’internet sera aussi menacé si les fournisseurs d’accès ne peuvent pas offrir à leurs clients des services et connexions IPv6 ou si certains sites web ne sont soudainement plus accessibles aux internautes.
Si l'on rajoute à cela le développement exponentiel du nombre  d’outils connectés (et donc devant disposer chacun d’une adresse IP)*, il est clair qu’il est grand temps que l’ensemble des acteurs de l’internet, particuliers, entreprises, hébergeurs de site web, fabricants de hardwares, éditeurs de contenus, organisations en tout genre,… se mettent en ordre de marche pour pouvoir, dans les premiers temps, gérer des adresses IPv4 comme IPv6 et ensuite voir disparaître les adresses IPv4.
Tous ceux qui ne s’y prépareront pas dès maintenant courront probablement à la catastrophe dans un avenir plus ou moins proche et risquent de ressembler à des naufragés sur leur île, au milieu d’un océan de communications…

____________________________________________

* En juin 2014, Cisco, dans le cadre de sa prévision de trafic 2013-2018, prévoyait :

  • Un passage de 2,5 milliard d’utilisateurs internet en 2013 à près de 4 milliards en 2018, soit plus de la moitié de la population mondiale,
  • Un passage de 12 milliards d’outils connectés en 2013 à 21 milliards en 2018,
  • Globalement la vitesse de connexion fixe moyenne passera de 16 Mbps à 42Mbps en 2018,
  • En 2018 la vidéo représentera 79% du trafic contre 66% en 2013.

Référence : http://www.cisco.com/c/en/us/solutions/collateral/service-provider/ip-ngn-ip-next-generation-network/white_paper_c11-481360.html (consulté le 21 Juillet 2014)
 

Ajouter un commentaire

Vous pouvez ajouter un commentaire en complétant le formulaire ci-dessous. Le format doit être plain text. Les commentaires sont modérés.

Question: Combien font 10 + 4 ?
Votre réponse:

Tous nos posts