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Trio infernal : loi, processus et application informatique !

Développer une application recèle des surprises, et suscite réflexion !
une structure enchevêtrée de câbles et pylônes

une structure enchevêtrée de câbles et pylônes

 

Développer une application informatique recèle parfois des surprises, et suscite réflexion ! De manière traditionnelle, l'informaticien se doit de traduire les besoins fonctionnels en une application qui couvre le processus. L'outil doit couvrir le processus mis en œuvre jusqu'alors via d'autres canaux, souvent des dossiers papier. Cela semble évident ... peut-être trop !
En effet, tout développement dans un environnement un peu complexe se heurte très vite à la problématique du changement. Les processus décrits sont parfois tellement anciens...  et pour certains utilisateurs, l'outil informatique se doit de reproduire de manière fidèle ce que l'on faisait sur papier ! « Ce n'est pas l'outil qui va m'imposer ma façon de travailler, non mais ! »

Cela signifie que les fonctionnalités de l'outil informatique à développer ont pour objectif de reproduire un processus existant. Soit. La logique devient imparable si on rajoute à ceci un cadre législatif : l'outil doit reproduire le processus qui est imposé par la loi ! Tout informaticien connaît, d'ailleurs, les problèmes de maintenance dite «légale»: l'application doit être adaptée pour répondre à l'évolution législative (l'exemple classique étant un changement de taux de TVA).
Dans ce schéma, la loi impose un processus qui implique les fonctionnalités de l'outil. L'enchaînement logique devient LOI -> PROCESSUS -> APPLICATION  INFORMATIQUE. C'est du bon sens, non ?
Quoique... Les évidences méritent parfois d'être remises en cause. Certes, une application informatique doit rester un outil au service des utilisateurs. Mais dans certains cas, la législation devient si complexe, et les processus si diversifiés que la création d'un outil informatique devient une véritable gageure. On peut voir alors des projets titanesques, coûtant des millions d'Euros dont les embûches sont telles que, finalement, fournisseurs et clients  jettent le gant, laissant le champ libre aux querelles juridiques. Cette situation n'est pas l'apanage des projets informatiques mamouths ! Dans des projets plus modestes, on est confronté parfois à des difficultés similaires. En tant que citoyen, chacun d'entre nous s'est déjà senti désemparé devant la complexité d'un processus de demande de primes ou de gestion d'un dossier administratif. Et certains schémas de processus couvrent autant de feuilles de papier que la détermination du nombre pi à la cent millionième décimale !

Et si on rêvait un peu ? Si on se libérait de quelques carcans ? Si, lorsque un organisme envisageait d'automatiser ses processus, une réflexion profonde était engagée pour les revoir  et, parfois, adapter la législation ? Et si, non seulement on étudiait certains processus dans le cadre de la simplification administrative, mais que l'on y intégrait les impacts informatiques ? Et si on s'interrogeait sur l'applicabilité de mesures législatives qui - parfois - génèrent de tels coûts que le bénéfice s'y trouve finalement englouti en frais de gestion ?
Finalement, si on s'assurait que l'enchaînement mentionné ci-dessus intègre une part de circularité ...  que l'on s'interroge sur la mise en œuvre d'une loi au travers des outils informatiques et des processus organisationnels au sein de notre société? Un fameux défi ... 

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