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Prism, le tube de l’été

Des personnes conversant

Des personnes conversant

 

Prism ? Quelle déception ! Les services secrets US ont totalement manqué d’imagination pour baptiser leur super Big Brother. Echelon (l’autre système d’écoute mis en place par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne), ça sonnait tout de même mieux, surtout avec l’accent anglosaxon. Ça vous avait ce petit air romantique et mystérieux à la fois qui plairait dans le thriller de l’été. Ça vous élevait, quoi.

Mais là… Prism ! Tout au plus du niveau d’un clone d’iPhone ou de Galaxy vendu à la sauvette sur la plage où vous vous êtes reposé ce mois de juillet (ou partirez vous reposer en août). Décevant, je dis. Mais passons sur cette désillusion qui en cache une autre. Selon le rapport 2013 Security Survey réalisé par Harris Interactive à la demande de Halon Security, 3 internautes sur 4, aux USA, doutent de la sécurité des fichiers informatiques qu’ils archivent dans le Cloud.

Quoi, les utilisateurs de base – vous, moi – n’ont pas confiance dans le grand nuage ? Alors même qu’il se remplit chaque jour un peu plus de nos données plus ou moins personnelles (je n’écris pas « privées » puisqu’on sait maintenant que la « privacy » n’est plus de ce monde) !

Car, la nuagique (j’adore le terme : « Qu’est-ce qu’il fait ton papa ? » ; « Il est ingénieur en nuagique » : voilà de la belle poésie !), nous baignons en plein dedans. Nous y avons trempé le doigt de pied avec nos comptes Hotmail ou Gmail. Sans se poser plus de questions, nous nous y sommes avancés jusqu’à la taille en compagnie de nos amis sur Facebook. Puis nous nous y sommes plongés jusqu’aux oreilles en compilant nos musiques préférées sur Spotify.

Un sentiment de dépossession

Pour le coup, je trouve notre comportement plutôt… nébuleux. De deux choses l’une. Soit nous sommes méfiants, donc nous n’étalons pas nos souvenirs de vacances sur les réseaux sociaux et nous ne sauvegardons pas davantage nos photos des mêmes vacances sur nos disques durs virtuels. Soit nous acceptons que, effectivement, une part de nous-mêmes peut s’envoler en fumée dans le Cloud mais que c’est le prix à payer pour les services qu’il nous rend. Et nous rendra de plus en plus.

Avec le recul, on se rendra sans doute compte combien les plateformes de streaming auront contribué à nous faire entrer dans l’ère de l'« as a service ». Bientôt, nous serons abonnés à tout ce qui touche de près ou de loin à nos usages numériques (et mobiles) plutôt que de posséder sur notre matériel les logiciels ou les fichiers qui les accompagnent.

D’où ce sentiment diffus de dépossession de nous-mêmes qui est précisément au cœur du scandale Prism et des questions collatérales sur la préservation de notre identité et sur la sécurité de nos données en ligne. Et nous a donné ces magnifiques sautes d’hume(o)ur qui illustrent ce billet : mon top 3 du tube de l’été, Prism.

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