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Le passage au cloud demande des adaptations

un nuage représentant le cloud

un nuage représentant le cloud

 

Il y a encore peu de temps, nous construisions chaque application en la voyant hébergée sur un serveur dédié. Celui-ci contenait tous les composants nécessaires à celle-ci, tous ses modules. Ce serveur répondait à des spécifications techniques imposées par les développeurs. Il devait être équipé de tel processeur, de tel port d'entrée/sortie, de tel clavier, de tel écran, de tel système d'exploitation, …. Ses capacités largement dimensionnées devaient supporter toute la charge, sinon on avait un soucis. Il fallait migrer vers une machine plus puissante encore, si elle existe. Tous les usagers étaient connectés sur cet unique serveur. Il était construit pour résister le mieux possible aux pannes. Tallon d'Achille, vaillant, il devait être disponible 24h/24.

Progressivement, nous avons mutualisé nos ressources. Cela a commencé par l'espace de stockage (SAN), l'alimentation de secours, la fourniture du froid, jusqu'à passer à la virtualisation et finalement au cloud. Ce dernier offre des serveurs fort différents de ceux que nous possédions jusqu'alors. Bon marché, de petites tailles, aux performances réduites, ces serveurs peuvent plus facilement tomber en panne. Ils ont de nombreuses qualités. Nous pouvons les déployer rapidement, exiger à la création de deux serveurs, à ce que par répulsion ils soient hébergés dans des lieux distincts, que deux disques d'un même serveur le soient aussi. Pour réduire le nombre de pannes et augmenter la performance et la fiabilité, nous ajoutons des serveurs. En cas de panne, grâce à notre chaîne d'intégration et déploiement continus, nous pouvons envisager d'éteindre le serveur défaillant, en redéployer un nouveau reconfiguré à l'identique et analyser la panne post-mortem à tête reposée. Cette approche nous permet aussi de mettre une nouvelle version en production sans interruption de service.

Les applications déployées sur le cloud sont développées et opérées différemment. L'infrastructure devient indépendante des applications. Nos équipes doivent tenir compte d'aspects nouveaux tels que la répartition de charge, l'isolation de processus sur des serveurs séparés, la duplication asynchrone des données, la reprise en cas de panne, l'intégration et le déploiement continus, la mise en production sans interruption de service, ...

Les modèles de licence de certains fournisseurs nous poussent toujours à installer leurs produits sur un nombre limité de serveurs, voire sur du matériel physique acheté sur mesure, non pas pour ses qualités mais du fait des contraintes en terme du prix des licences. Ce type de licences se base sur des quotas tel le nombre de processeurs (ORACLE) ; un numéro de série telle la "MAC adresse" (TRADOS); une clé d'activation (WINDOWS, REDHAT). Lors du passage au cloud, il devient intéressant pour nous d'avoir la possibilité de déployer les logiciels autant de fois que souhaité pour un certain volume d'utilisation effective, sans être liés à du matériel. Nous souhaitons aussi disposer d'un quota de prestations en support d'accompagnement. L'offre de certains de nos fournisseurs doit encore évoluer en ce sens. On voit avec intérêt croitre le nombre et le professionnalisme de sociétés fournissant du service sur des logiciels de type "open source".

A côté du modèle de licences, les aspects légaux relatifs à la protection de la vie privée peuvent être complexes lors du passage au cloud. Si l'hébergeur final est une société américaine, même si sont Data Center est situé en Europe, il se peut que contractuellement le contexte légal appliqué soit le contexte américain (Patriot Act) et non pas européen (Safe Harbor). En cas de besoin d'investigation, ceci peut donner carte blanche au gouvernement U.S. pour accéder au contenu des serveurs.

Pour conclure, passer au cloud provoque un changement de paradigme pour les équipes de développement, les équipes opérationnelles, mais aussi pour les fournisseurs. Si vous aussi souhaitez faire le pas, n'envisagez pas d'héberger telles quelles vos applications sur le cloud. La recommandation est de tenir compte très tôt de la nature particulière de ce type d'hébergement. Même pour les développements présents.

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