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Que cache le guichet IRISbox sous son capot ?

le logo d'IRISbox

le logo d'IRISbox

 

IRISbox, le guichet électronique de la Région de Bruxelles-Capitale, vient d'être renouvelé par le CIRB. À première vue, la mise en place d'une telle plateforme d'e-administration permettant d'encoder des formulaires dynamiques et interactifs paraît simple. En y regardant mieux, cependant, les technologies qui se cachent derrière la simple demande d'un document au travers d'un formulaire sont bien plus complexes. Voyons donc ce que le nouvel IRISbox cache sous son capot !

Un scénario simple à priori...

IRISbox : page d'accueil du guichet électronique IRISbox permet au citoyen d'effectuer ses démarches  en ligne auprès des administrations bruxelloises, tant communales que régionales. Une fois sur la page d'entrée du guichet électronique (www.irisbox.be) :

  1. le citoyen se connecte à la plateforme, en utilisant sa carte d'identité électronique ;
  2. le citoyen décide ensuite d'effectuer une demande d'acte de naissance à sa commune d'origine. Dans la liste des formulaires disponibles (par commune, par catégorie ou par nom), il recherche le formulaire correspondant à sa requête ;
  3. le citoyen encode dans le formulaire les données requises pour que sa demande soit acceptée par l'administration communale ;
  4. dès que toutes les données sont encodées, le citoyen envoie le formulaire et le signe;
  5. le formulaire est aussitôt répertorié dans la boîte de gestion personnelle du citoyen, baptisée MyBox. Il peut y suivre l'évolution de sa demande, au travers d'une série de messages-types, créés au fil du traitement de sa demande. Pour être complet, le citoyen reçoit également une confirmation par courriel de l'envoi de son formulaire.

Étape par étape, les choix technologiques

Analysons maintenant les différentes technologies mises en œuvre. Reprenons, donc, étape par étape...

1. Le citoyen se connecte à la plateforme, en utilisant sa carte d'identité électronique...

La Belgique est à la pointe en ce qui concerne les développements liés à l'utilisation de la carte d'identité électronique ou eID. Celle-ci permet, entre autres, d'identifier et d'authentifier de manière précise une personne. En se connectant à la plateforme, le citoyen fait appel à un serveur d'authentification (CAS – Centralized Authentification Server). Le CAS établit notamment une communication entre la plateforme et la lecture des données de la carte d'identité du citoyen.

En encodant le code PIN de sa carte d'identité, le citoyen obtient un ticket d'accès au guichet électronique. Mais, comme pour le bon vieux guichet physique, une personne, "en face de lui", va traiter sa demande. Cette personne, un agent communal par exemple, s'identifie également auprès d'IRISbox avec sa carte d'identité électronique personnelle. La particularité, c'est que l'agent communal doit s'identifier et interagir avec la plateforme sous ce rôle particulier. Il dispose, pour cela, de droits d'accès spécifiques, précisément pour pouvoir traiter les demandes envoyées au travers d'IRISbox.

 Cette gestion des rôles et droits s'opère, en parallèle, dans un gestionnaire d'identité (Identity Data Manager ou IDM). Le CIRB a créé son propre IDM pour gérer les différentes plateformes métiers qu'il développe et héberge. L'IDM du CIRB gère, pour les différentes organisations qui font usage de ces plateformes, les droits d'accès et les rôles attribués aux différents utilisateurs.

 

2. Le citoyen décide ensuite d'effectuer une demande d'acte de naissance à sa commune d'origine. Dans la liste des formulaires disponibles (par commune, par catégorie ou par nom), il recherche le formulaire correspondant à sa requête

Comme toute plateforme métier moderne, l'architecture software mise en place est une architecture multitiers répartie sur différentes couches: de présentation, de service, de business et de persistence des données.

 La couche de présentation est développée sur un modèle de pages JSP (Java Server Pages) supportées par du « templating » mis en œuvre à partir de FreeMarker. Les couches services, business et de persistence, quant à elles, sont élaborées sur base du Framework Spring (Spring MVC, Spring Web Services, Spring Data, Spring Security...).

 

3. Le citoyen encode dans le formulaire les données requises pour que sa demande soit acceptée

En ce qui concerne les formulaires, le CIRB a intégré dans la plateforme IRISbox une solution Open Source de création et de gestion de formulaires interactifs, basé sur la technologie d'Orbeon. Cette technologie nous offre une solution moderne et conforme aux standards du marché (W3C Xforms, Xpath...), accompagnée de nombreux modules standards qui facilitent la création de formulaires dynamiques, interactifs et intelligents.

Par sa nature Open Source, la plateforme a permis aux équipes du CIRB d'enrichir les fonctionnalités de base d'Orbeon en créant des blocs fonctionnels ajoutant de nombreuses nouvelles fonctionnalités au niveau des formulaires.

Les ajouts concernent, entre autres :

  • la lecture et la présentation automatique des données issues de la carte d'identité électronique du demandeur, évitant les nombreuses erreurs d'encodage des données telles que l'adresse du demandeur... ;
  • l'ajout de cartes dynamiques (UrbIS), permettant de naviguer dans celles-ci et d'y extraire des données telles que les informations de parcelles cadastrales... ;
  • l'accès aux données des entreprises par interrogation de la Banque Carrefour des Entreprises (BCE), pour y puiser l'appellation précise d'une entreprise.

Ces différentes intégrations avec le monde extérieur ont été mises en œuvre par développement de services web, de type SOAP  interagissant avec le FSB (Federal Service Bus) du Fedict.

  • Démarches dans le cadre professionnel : La nouvelle version de la plateforme permet de faire une démarche administrative, dans le cadre d'une activité professionnelle, que ce soit pour le compte de son employeur, en tant qu'indépendant ou comme gestionnaire d'une ASBL. Un exemple : la possibilté offerte aux opérateurs télécoms d'enregistrer une antenne GSM auprès de Bruxelles Environnement. Dans ce cas, la demande se fait en introduisant au préalable le code BCE de l'entreprise, code qui est validé par un appel web service au FSB tel qu'expliqué ci-dessus.
  • Développements à venir : Dans le futur, de nombreuses autres fonctionnalités pourront être ajoutées aux formulaires, principalement dans le domaine d'accès aux données fournies par les sources authentiques : la BCE déjà citée, le Registre national (RRN), le SPF Finances (via My MinFin) ou la Banque carrefour de la Sécurité sociale (BCSS). Un exemple parmi d'autres : l'accès aux données des architectes par interrogation de la base de données de l'Ordre des Architectes dans le cadre des demandes de permis d'urbanisme en ligne. À suivre, sur ce blog !

 

4. Dès que toutes les données sont encodées, le citoyen envoie le formulaire et le signe...

À nouveau, les développements ont intégré les mécanismes de signature électronique offerts par le Fedict (Digital Signing Services ou DSS). Si un formulaire nécessite la signature du demandeur, lors de l'envoi, la plateforme IRISbox fera appel aux services du DSS et permettra au demandeur d'apposer une signature électronique en utilisant les certificats présents sur sa carte d'identité électronique par la simple validation du code PIN de sa carte.

Les développements réalisés vont même plus loin, puisque nous avons mis en place des mécanismes permettant la signature d'un formulaire par plusieurs personnes (ce mécanisme de co-signature est une première en soi). En effet, si le formulaire le nécessite, le demandeur peut y indiquer s'il désire qu'une ou plusieurs personne(s) signe(nt) le formulaire (en spécifiant une ou plusieurs adresse(s) e-mail). IRISbox envoie aux différentes personnes des invitations à accéder au formulaire et de le signer. Une fois que toutes les personnes ont signé, le demandeur est averti qu'il peut finaliser l'envoi en signant à son tour le formulaire qui est, alors, dirigé vers l'administration de destination avec, dans ses données, les différentes signatures (au format XML et au sein d'un document PDF signé).

Ce mécanisme de collaboration a également été ajouté dans certains formulaires afin de permettre à plusieurs personnes de remplir des sections différentes d'un formulaire. Le principe est identique à la co-signature. Le demandeur, dans la section appropriée du formulaire indique l'adresse e-mail des personnes avec qui il désire collaborer. Cette demande leur est notifiée par un mail incluant le lien leur permettant, après authentification dans la plateforme, d'accéder au formulaire et d'y encoder la section en question. Une fois cela fait, le demandeur est averti qu'il peut reprendre la main et finaliser l'envoi de son formulaire.

 

5. Le formulaire est aussitôt répertorié dans la boîte de gestion personnelle du citoyen, baptisée MyBox. Il peut y suivre l'évolution de sa demande, au travers d'une série de messages-types

IRISbox inclut de nombreuses nouvelles fonctionnalités de suivi du statut d'une demande. Dès la sauvegarde du formulaire et, au fur et à mesure des actions prises jusqu'à l'envoi, toute une série de mails sont envoyés au citoyen. De plus, un historique des messages générés est présenté dans sa boîte MyBox. Les adminsitrations notifient de la même manière des informations comme l'acceptation, le refus ou le simple traitement de la demande.

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