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Du Problem management à la « falaise de verre » ?

un problem manager au féminin

Alors qu’on me demande d’écrire un article sur le Problem management, voilà que je tombe sur un article  du Monde intitulé « Embauche-t-on les femmes quand ça va mal ? ».

L’approche pour la forme sera donc d’éclaircir quelques notions sur le Problem management, tout en articulant pour le fond avec les concepts de psychologie organisationnelle introduits dans l’article du Monde. Vivons curieux !

Finalement, qu’est-ce qu’un Problem manager ? Son rôle est de gérer des situations qui vont mal, justement ! Ces situations sont soit des incidents récurrents, c’est-à-dire qui reviennent régulièrement sans qu’une solution définitive ne soit apportée, soit des incidents potentiels, c’est-à-dire qui ne se sont pas encore produits mais dont on a identifié le risque qu’ils se produisent dans l’avenir. Le rôle du Problem Manager est donc d’identifier la « root cause » des incidents, qu’ils soient récurrents ou potentiels, et d’y apporter une solution définitive.

L’incident récurrent est, par exemple, une situation où plusieurs utilisateurs se plaignent que la synchronisation entre Efficy et Outlook ne fonctionne plus. Le rôle du Problem manager sera d’identifier la cause avec les parties prenantes, d’apporter la solution définitive, d’assurer sa mise en œuvre et son suivi.

L’incident potentiel est, par exemple, lorsque l’on constate que l’espace de stockage utilisé d’un serveur est à 95% depuis plusieurs semaines, sans qu’aucune action ne soit prise pour réduire l’espace utilisé. La proactivité du Problem manager permettra d’identifier ce risque et d’avertir les équipes concernées afin qu’il fasse le nécessaire avant qu’un incident ne se produise.

Le rôle du Problem Manager n’est pas toujours perçu comme ayant une utilité immédiate au sein d’une organisation, alors que ses actions combinées à celles d’autres acteurs apportent une réelle plus-value quant au maintien du niveau de service. Afin de réduire le nombre d’incidents, le Problem Manager est ainsi amené(e) à coordonner différentes équipes, alors que ces équipes n’ont ni les mêmes intérêts, priorités, ligne hiérarchique, etc. La tâche du Problem manager peut, dès lors, s’avérer compliquée.

Au CIRB, le Problem manager est une femme

C’est ici que j’ai envie de rebondir sur le Problem management assumé par une femme au CIRB et pour y introduire le concept de « falaise de verre », en référence au « plafond de verre », concept qui désigne la difficulté pour les femmes d’atteindre des postes à responsabilités.

L’étude britannique relayée par Le Monde démontre que les femmes assument plus volontiers des fonctions à risques que les hommes, mais qu’elles ne sont pas pour autant récompensées. Les deux chercheurs britanniques Michelle Ryan et Alexander Haslam ont introduit le concept de « falaise de verre » pour expliquer qu’en prenant le risque d’assumer une fonction reconnue comme compliquée, elles augmentent le risque d’échec, et donc de chuter, d’où l’expression « falaise de verre ».

D’autant plus qu’une étude PwC  démontre que les organisations sont moins clémentes à l’égard des femmes puisqu’elles seront congédiées plus facilement qu’un homme.
Dans la fonction de problem management, le risque est donc grand de chuter, c’est-à-dire de ne pas être capable de mener à bien sa mission, car cette mission dépend fortement de la bonne volonté d’autres acteurs.

Plus largement, on voit des femmes accéder à des postes à responsabilités quand l’organisation est en crise (pensons à Theresa May qui succède à David Cameron et qui devra gérer le Brexit, à Hillary Clinton, ou encore à Angela Merkel). Pourquoi donc, alors que l’ascension professionnelle des femmes est symboliquement arrêtée par le célèbre plafond de verre, ces femmes arrivent-elles à prendre une place dans les moments de crise ?

Une des hypothèses avancées est qu’une fois que le modèle dominant, c’est-à-dire un homme qui occupe un poste à responsabilités, ne fait plus ses preuves, on cherche une solution innovante. Cette solution innovante serait donc de promouvoir une femme. D’autant que le stéréotype de la femme qui saura prendre soin des autres, influence la perception selon laquelle les femmes sont des leaders idéales dans les situations compliquées.  

Après le plafond de verre, les femmes doivent-elles aussi se méfier de la falaise de verre ? Voilà de quoi alimenter vos discussions à l’heure de l’apéro ! :-)

Bonnes vacances !

SAM, un nouveau métier de l’IT (enfin) ?

SAM, un nouveau métier de l’IT

Savez-vous exactement quels logiciels sont installés sur votre PC ? Le savez-vous par expérience, par paiement de factures d’abonnement ou d’achat de licences, ou à travers un outil d’inventorisation ? Vous êtes sûrement du genre à suivre plusieurs sites technologiques vous suggérant l’un ou l’autre graticiel ou partagiciel en vogue ? Ou encore mieux, vous êtes un adepte des logiciels libres que vous modifiez à votre guise, c’est ça ? Et dans tout ce qui précède, vous avez lu et approuvé les conditions d’utilisation, correct ? Bien sûr, ceci est un vieux débat et vous me répondrez « so what ? ». Ok, je vous entends, vous assumez.
Par contre, si je transpose ces mêmes questions vers la masse croissante de serveurs hébergés dans le Data Center régional qui délivrent les services IT rendus aux administrations et au grand public de la Région, « so what ? » n’est pas une réponse acceptable. Saviez-vous que le coût de maintenance de licences est plus important que le coût de la maintenance matérielle à l’heure actuelle ? On tend vers du 2/3 "licences" pour 1/3 "matériel" !

Je coupe tout de suite court au débat du logiciel libre vs logiciel propriétaire à ce niveau : si, en tant que prestataire de services IT, nous voulons rendre un service professionnel garanti, nous avons bien besoin de couvrir nos environnements par des contrats de support professionnels. Que faire, par exemple, en adoptant une version communautaire d’un logiciel pour un système de production dont le noyau dur des développeurs-contributeurs décide d’un moment à l’autre de créer leur propre « fork » et d’abandonner le projet original ? Qui va supporter la solution à ce moment-là ? Voilà une raison importante pour nous tourner vers du support entreprise, même pour le logiciel libre, qui n’est donc pas si gratuit que cela, on l’aura dit.

Qu’il soit clair que l’ensemble des logiciels installés et couverts soit par un contrat de licence (logiciel propriétaire) soit par un contrat de support ou de souscription (logiciel libre) viennent avec leurs propres conditions d’utilisation, qu’il convient de respecter dès le début. Plusieurs logiciels présentent une facilité d’installation (du « clic clic clic » sans demander la moindre clé de licence) et de déploiement automatisé (images, réutiliser x fois la même clé de licence, …) qui font que les techniques ne sont pas nécessairement conscients que chaque clic pourrait signifier « betalen » ! Et l’éditeur de logiciel comme les intégrateurs ont besoin de faire du chiffre. Là où, par le passé, il suffisait de couvrir un serveur physique par une licence appropriée, l’arrivée de la virtualisation et du cloud ont fait que « le serveur » n’est plus une unité de mesure pertinente : on a basculé dans un mode d’assemblage et de consommation de ressources mémoire, CPU et disque.

Plusieurs éditeurs de logiciels se sont positionnés complètement différemment par rapport à cette évolution. Ainsi, certains réclament une couverture des CPU physiques en dessous de la capacité de virtualisation potentiellement utilisable, alors que d’autres regardent l’exposition du produit final en comptant le nombre d’utilisateurs finaux d’une solution, peu importe le nombre de serveurs ou le type d’environnement (production vs non-production). Et à l’évolution toujours plus rapide du marché, ces mêmes éditeurs ont le droit de changer de modèle de licensing en cours de route, bien entendu. Lisez également entre les lignes : la politique de licence pèse activement sur la stratégie de virtualisation et de cloud, voire même elle peut influencer l’architecture applicative et d’infrastructure, nous forçant à être créatifs pour mettre en place un système « license friendly ».
Bon, vous me suivez toujours ? Comment garder trace de tout ceci, sans ignorer les aspects de gestion budgétaire et de marchés publics ?

SAM

C’est là qu’un SAM mérite absolument sa place. Le SAM ou « Software Asset Management » est un nouveau métier qui se développe sur le marché. De plus en plus de sociétés prévoient un ou plusieurs license & contract managers pour veiller au bon respect des licences et ce durant tout le cycle de vie d’un service, dès sa conception, à travers sa mise en place à l’opérationnel au jour le jour. Savoir quel type de licence peut être installé à quelle fin sur quel type d’équipement, c’est devenu une spécialisation. Travailler de manière « license friendly » (= TCO maîtrisé), rester « audit proof » (= responsabilité juridique de nous tous), c’est plus qu’un défi aujourd’hui. En parallèle, nous assistons à un nouveau marché qui se développe à côté des grands éditeurs du marché, qui ne semblent plus s’y retrouver eux-mêmes dans leurs propres contrats. C’est que des distributeurs et des intégrateurs proposent des services de « license optimisation », services rendus par des gens qui se font certifier dans le licensing d’un portefeuille de produits.

Garder une vue sur l’ensemble de la base installée, savoir donner des conseils quant à ce qui est possible ou pas d’un point de vue licence pour x produits, optimiser sa gestion budgétaire, optimiser ses contrats globaux, voilà les tâches principales d’un SAM interne, un poste indispensable qui se rembourse tout seul, il me semble. Si nous équipons ce SAM d’un outil approprié permettant de croiser la base installée avec la base contractuelle et le droit d’utilisation y afférant, voilà que nous avons de quoi nous rendre complètement en règle par rapport à l’ensemble des contrats et des licences.
Voilà un autre métier de l’IT qui n’est pas du tout technique au départ …
 

Le numérique au musée

les nouvelles technologies au musée

La dernière innovation en date - une première en Belgique - est à découvrir depuis le 18 juin au sommet de la butte du lion de Waterloo : des lunettes 3D assorties d’un casque audio permettent désormais au visiteur de revivre à 360° les mouvements des troupes napoléoniennes et alliées, les charges de cavalerie, …

Les nouvelles technologies au service de l’art, de l’histoire ou de la science ne relèvent plus du gadget. Même si les avancées en la matière restent assez timides en Belgique – beaucoup d’institutions sont encore au stade de l’audio-guide - elles n’en demeurent pas moins significatives : parmi d’autres institutions, le STAM (Gand) et le Musée des Lettres Manuscrites (Bruxelles) se sont équipés de tables multitouch ; le Mons Memorial Museum (Mons) a choisi le principe de l’hologramme 3D ; la nouvelle scénographie de In Flanders Fields (Ypres) fait notamment la part belle aux bracelets interactifs tandis que le Musée Magritte (Bruxelles) s'est équipé de visioguides en trois langues des signes. Les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, quant à eux, définissent l’exposition-phare Bruegel. When art meets technology comme le résultat d’une « […] profonde réflexion sur les changements en cours dans le domaine de la muséologie, à l’ère du digital. »

Vous avez dit "révolution" ?

Quelle est la finalité de ces nouvelles technologies de l'information et de la communication qui envahissent lentement mais sûrement nos institutions et musées ? Ces procédés se veulent généralement une nouvelle forme de médiation entre le musée et le visiteur. Il s'agit indéniablement d'un facteur d'attractivité pour séduire de nouvelles cibles, plus jeunes, peu ou moins intéressées de prime abord par l'expérience muséologique. Comme le souligne Vincent Delvaux,  « [l]e multimédia, le numérique est réellement une réussite quand il est intégré, invisible, pensé en transversal, en synergie avec les oeuvres. il doit promouvoir l'approche émotionnelle, sensorielle, l'expérience augmentée, démultipliée. »*

La recette du succès

Point de départ fondamental de toute tentative d'association entre la sphère muséologique et l'univers des NTIC : les nouvelles technologies de l'information et de la communication sont à mettre au service d'un message et d'un contenu. Mesdames et Messieurs les commissaires d'exposition, attelez-vous à les définir et à les alimenter avant toute autre préoccupation, sans quoi tablettes interactives, impressions et projections 3D, applications dédiées et balises de géolocalisation se limiteront au seul aspect attractif de leur utilisation... On passe alors de dispositifs en dispositifs pour manipuler des boutons, sans parvenir à comprendre la finalité de ces opérations et le visiteur, vite lassé, passe inmanquablement à côté de l'essentiel.

Concentrons-nous donc, avant toute chose, sur que l'on souhaite communiquer avant d'imaginer les moyens et les technologies pour le faire ! Ces dernières ne devraient jamais servir à pallier les lacunes de contenu. L'avertissement vaut, encore et toujours, la peine d'être répété, car c'est encore et trop souvent là que le bât blesse.

Ceci dit, attelons-nous également au problème que pose notre tradition muséologique. Les modes de représentation des connaissances évoluent avec le temps, et nos institutions au service de la culture et de la diffusion de la connaissance ne peuvent en faire fi !

L'espace muséal doit s'actualiser, se renouveler, se réinventer. Il est donc parfois nécessaire de dépasser la tradition de manière à laisser davantage d'espace à l'imagination ainsi qu'à la création, sources d'émotion.

Les solutions technologiques doivent donc trouver une place équilibrée au musée, tout au service d'une oeuvre et d'un message à véhiculer. Et pour que cette intégration puisse être réalisée dans le cadre d'une réflexion pertinente à moyen et long termes, muséographes et scénographes devraient être idéalement sensibilisés voire formés aux nouvelles technologies de l'information et de la communication : la non-utilisation de nouveaux procédés relève souvent d'un simple manque d'information des responsables muséaux...*

La rencontre de la sphère muséologique et de l'univers des TIC devient donc inévitable et c'est tant mieux ! Le projet CHESS (Cultural Heritage Experiences through Socio-personal interactions and Storytelling) s'intéresse depuis 2011 à leur interaction réciproque. La création de réseaux entre équipes muséales et technologiques est en train de se faire également à travers la Belgique avec le projet Museomix : durant trois jours, des équipes pluridisciplinaires se retrouvent dans le cadre d'un musée pour créer ensemble des prototypes de médiation muséale, c’est-à-dire des dispositifs interactifs qui visent à enrichir l’expérience du visiteur. Les prototypes une fois réalisés sont présentés au grand public.

Envie d'en savoir plus sur Museomix et de participer à cette aventure ouverte à tous ? Vous êtes codeur, médiateur culturel, responsable de contenu, communicateur ou graphiste? Venez tester le concept le 29 juin au MAS à Anvers!

 

*Brigitte Doucet, Nouvelles technologies et musées. Oui mais comment et pour quoi faire? www.regional-it.be, 07/07/14.

La solution plutôt que le problème

solution

Par le biais de cet article, je souhaite vous emmener à nouveau sur un autre chemin autour du thème de la « résolution de problèmes » en vous proposant un changement de perspective et d’approche dans les stratégies que vous mettez en place pour résoudre vos problèmes.
Mais d’abord, prenez un peu de temps pour répondre à cette question !

Quelle est l’approche classique que vous adoptez spontanément lorsque vous êtes confrontés à une difficulté ?

Vous vous focalisez sur le problème ? Vous l’analysez sous toutes ses coutures et cherchez à en comprendre les causes pour dégager d’éventuelles solutions ? C’est, en effet, l’approche de la grande majorité des gens et parfois, ça marche MAIS... Bien souvent, cette façon de faire, plutôt que de vous permettre de dégager des solutions, vous permet, au mieux, de dégager une vue précise du problème et de ses conséquences et, au pire, de ne plus voir que le problème. Prenons l’exemple de Jean-Paul, manager d’équipe dans une société de marketing. Celui-ci éprouve des problèmes pour déléguer un certain nombre de tâches auprès de ses collaborateurs. Sa manière de faire engendre rapidement toute une série de conséquences néfastes dans son propre travail et dans son management. Ainsi, il occupe son temps à effectuer de nombreuses tâches opérationnelles en dépit des activités plus stratégiques, tactiques ou de développement. Au-delà de cela, son comportement a également un impact négatif sur ses collaborateurs car ces derniers ne gagnent ni en autonomie, ni en compétences. Si ce comportement perdure, ils pourraient être privés de l’expérience qui favoriserait leur développement personnel et professionnel.

Pour Jean-Paul, l’acte de « déléguer » est alors davantage pensé et vécu en termes de problèmes à travers des phrases telles que « je ne lui fais pas confiance » et « j’ai peur des erreurs qu’elle pourrait commettre ».

Changeons de perspective ! Je vous propose d’accompagner Jean-Paul vers une approche orientée "solutions". Ainsi, penser en termes de solutions permettra d’aborder la notion de « délégation » comme une solution en soi. Ce changement permettra à Jean-Paul, d’une part de se connecter à ses ressources plutôt que de se focaliser sur toutes les raisons qui le poussent à ne pas déléguer (autrement dit, ses résistances) et, d’autre part, de réfléchir en termes d’objectifs à atteindre.

Mais encore, me direz-vous ? Concrètement, comment procéder pour mettre en œuvre cette nouvelle approche ? Je vous propose d’appliquer « l’art du questionnement » orienté solutions(*).

Quelles sont ces questions qui se focalisent sur les solutions ?

Dans le cas concret de l’action de « déléguer », ces questions peuvent être les suivantes :

  • « En quoi la délégation est-elle nécessaire ? »
  • « Que va-t-elle apporter ? »
  • « Que va-t-elle changer ? »

Penser en termes de solutions est différent de penser en terme de résolution du problème. Le changement de point de vue consiste à ne pas chercher des solutions aux problèmes mais bien de nouvelles façons d’agir et d’interagir avec son environnement. C’est là tout l’objet du développement personnel de chacun d’entre nous.

Ce changement de perspective nécessite d’en appeler à vos ressources, à l’ensemble de vos connaissances et de votre savoir-faire. L’un des fondements de toute démarche de changement ne consiste-t-il pas à s’appuyer sur le fait que : « chacun possède en lui les ressources pour effectuer les changements qu'il souhaite et atteindre ses objectifs » ?
Pour résumer et clôturer notre propos sur l’art du questionnement orienté solutions, je terminerai sur cette phrase de Socrate, citation qui résume également parfaitement ce qu’est le coaching :

« Les gens qu’on interroge, pourvu qu’on les interroge bien, trouvent eux-mêmes leurs propres réponses »
 

(*) Pour aller plus loin, je vous renvoie au livre de Philippe Bigot, Le coaching orienté solutions.
 

Greencheck

électricité verte

Depuis quelques semaines, Brugel a mis sur son site internet un nouvel outil convivial, complet et précis à destination des consommateurs  de la Région bruxelloise, leur permettant de visualiser la part d’électricité verte de la fourniture de son (ou ses) fournisseur(s) d’électricité : GREENCHECK.

L’électricité verte est produite à partir de sources d’énergie renouvelables (éolienne, hydraulique, solaire, biomasse, …). Vous avez donc la possibilité d’encourager ces modes de production d’électricité en optant pour l’électricité verte. Vous contribuez ainsi à la protection de l’environnement et encouragez un usage raisonné des ressources en énergies fossiles (gaz naturel, pétrole, charbon).

L’application permet en outre de connaître l’origine géographique de son électricité mais également son origine technologique.

Concrètement, afin de prouver l’origine de l’électricité verte qu’ils vendent, les fournisseurs ont pour obligation de communiquer mensuellement au gestionnaire de réseau de distribution et/ou de transport (GRD/GRT) la liste des clients fournis en électricité verte. De son côté, Brugel approuve la fourniture d’électricité verte des fournisseurs uniquement à l’aide de ces garanties d’origine (GO).

A côté de l’objectif principal de l’application, deux objectifs métiers ont été atteints :

  1. Assurer un suivi plus efficace et complet des échanges de données Fournisseurs avec les GRD/GRT et des données Annulation garanties d’origine (GO).
  2. Mettre en place une solution de « reporting » et statistiques intégrées permettant à l’administrateur de gérer ses requêtes et d’effectuer la traçabilité de la fourniture en électricité verte.

En pratique, les fournisseurs rapportent mensuellement au GRD/GRT la liste de leurs clients finaux fournis en électricité verte, en indiquant pour chaque client la part d’électricité verte dans la fourniture totale d’électricité à ce client. Ces fichiers contiennent principalement un header, un body constitué d’une colonne contenant les codes EAN et une colonne contenant le pourcentage vert fourni au client concerné, et enfin un footer. Le GRD/GRT complète les données envoyées par les fournisseurs par une colonne contenant la consommation des clients, et « upload » lui-même le contenu du fichier contenant les données de consommation « Green » via un appel FTP sécurisé après s’être authentifié. Ce dernier est notifié suite à la validation des données. De son côté Brugel importe, stocke et gère automatiquement les  fichiers  « Green » reçus ainsi que les fichiers « Annulation  GO » générés par Brugel. Enfin, l’outil permet  à Brugel d’effectuer de multiples recherches (consultance  de  données) et des  requêtes (traitement, calcul et analyses de données) en back-office.
 

Trafics en eaux profondes…

Lorsqu’il lance, en 1857, une première tentative pour établir une liaison télégraphique entre l’Europe et les États-Unis, l’américain Cyrus Field, qu’on aurait pu imaginer dans la peau d’un de ces grands personnages de fiction créés par Jules Verne au XIXème siècle, ne se doute probablement pas qu’il va devenir un des pionniers d’une des grandes aventures technologique et humaine du monde moderne.

Même s’il ne fonctionna que 18 jours avec des performances qui peuvent nous sembler ridicules (99 mots transmis en 16 heures), la pose de ce premier câble télégraphique sur le fond de l’océan Atlantique allait marquer le démarrage d’un phénomène de mondialisation de la communication qui atteint son apogée à l’heure actuelle avec le développement d’Internet.

On ignore généralement que 99% des communications intercontinentales sont assurées aujourd’hui par environ un million de kilomètres de câbles sous-marins répartis dans +/- 340 réseaux reliant l’ensemble des continents.

Comment en est-on arrivé là ?

On identifie généralement trois périodes dans l’histoire des câbles sous-marins de communication.

La première période s’étale approximativement de 1840 à 1950. Elle s’appuie sur l’utilisation de câbles en cuivre.

La seconde commence vers 1950 avec le développement de la téléphonie transportée par des câbles sous-marins coaxiaux.
Cette période se termine à la fin des années 1980 avec l’avènement des câbles sous-marins en fibre optique. Les performances de cette technologie vont alors favoriser le développement d’Internet de manière extraordinaire. En 1988, la première liaison transatlantique par fibre optique offrait une bande passante de 280 Mbit/s  correspondant +/- à 40.000 communications téléphoniques simultanées.

Une technologie en pleine expansion…

Comme le faisait remarquer récemment le journal Le Monde, la demande pour de nouvelles connexions sous-marines devrait s’accroître au cours des prochaines années, grâce notamment à l’arrivée en force de nouveaux acteurs parmi lesquels figurent plusieurs géants américains du Web qui ouvrent de nouvelles routes numériques pour satisfaire les besoins en communication.

On estime que trente-cinq nouveaux réseaux sous-marins en fibre optiques devraient être mis en chantier au cours des deux prochaines années.
Philippe Dumont, président de la société Alcatel-Lucent Submarine, leader mondial des câbles sous-marins, faisait remarquer il y a peu que le trafic Internet augmentait chaque année de 20 % à 25 % au niveau mondial, mais de près de 40 % sur les routes reliant les Etats-Unis au reste du monde. Cette croissance est en grande partie générée par Google, Facebook et Microsoft, via notamment leurs applications vidéo.

Des enjeux économiques et géostratégiques importants…

Comme nous venons de le voir, l’essor phénoménal d’Internet favorise la multiplication des projets de câbles sous-marins qui connectent l’ensemble des pays et des continents.

Plusieurs projets récents confirment le dynamisme de l’industrie des câbles sous-marins de communication.

Un câble d’une capacité de 144 Tbps vient, par exemple, d’être mis en service sur le fond de la mer Baltique pour relier la Finlande et l'Allemagne. Ce câble permet de connecter au reste de l’Europe les data centers finlandais qui profitent d'un climat froid, d'une électricité bon marché et d’une législation stricte sur l’usage des données.

On constate également une multiplication significative de projets dans la zone Asie-Pacifique poussés là aussi par plusieurs géants du Web.

Google a investi dans plusieurs câbles vers l’Asie, en partenariat avec des compagnies télécoms locales. Le dernier en date, Faster doit relier cette année la côte ouest des Etats-Unis au Japon et à Taïwan. Long de 9.000 km, il coûtera environ 300 millions d’euros et aura une capacité de 60 Tbps.
Microsoft et un groupe d’opérateurs asiatiques ont lancé la construction de New Cross, un câble transpacifique entre les Etats-Unis, la Chine, le Japon et la Corée du Sud.

Facebook participe au financement d’un câble régional, Asia Pacific Gateway, reliant la Malaisie, la Corée du Sud, le Japon, Singapour et la Chine.

Et last but not least, Amazon vient de lancer son premier investissement dans un projet de câble sous-marin qui doit relier les Etats-Unis à l’Australie et la Nouvelle-Zélande à partir de 2018.

La société chinoise Huawei, de son côté, via la joint-venture Huawei Marine Networks, est devenue en quelques années un acteur majeur dans le domaine de la pose et de l’exploitation de réseaux de câbles sous-marins. Elle est notamment très active en Afrique.

Géographie des câbles sous-marins de communication…

Pour terminer, je recommande vivement la consultation du site http://www.submarinecablemap.com qui permet de découvrir la géographie des câbles sous-marins de communication.

Ce site présente de manière interactive sur un fond de carte Google l’ensemble des câbles sous-marins répertoriés dans le monde.

Une interface graphique permet de sélectionner et de visualiser chaque câble et de consulter une série de données associées.

On apprend que la Belgique est connectée au « reste du monde » au moyen de quatre câbles. Les points de connexion sont situés à Ostende, Bredene et Zeebrugge. L’un de ces câbles (Tangerine) est sans doute l’un des plus longs qui est répertorié sur le site. Il mesure environ 39.000 km. Il relie quatre continents en passant par de nombreux pays (Allemagne, Belgique, France, Maroc, Egypte, Inde, Birmanie, Chine,  Corée du Sud, Australie…) et en empruntant des zones maritimes sensibles qui ne sont pas sans risques (Manche, Golfe de Suez, Mer Rouge, Golfe d’Aden, Détroit de Malacca, Mer de Chine…). À n’en pas douter, ce câble y est exposé comme beaucoup d’autres à toutes sortes de périls (tremblements de terre, pannes, sabotages, espionnage, accidents de pêche, attaques de requins…).

Un examen attentif de la carte montre que certains pays comme la Corée du Nord ne sont pas connectés.

On s’aperçoit que la Crimée, bien avant que ne soit achevé le pont qui doit permettre à sa population de se rendre en Russie, y a été reliée par un câble sous-marin immédiatement après son rattachement en 2014.

Étant donné la croissance quasi exponentielle du Web, on peut s’attendre à voir cette carte se densifier dans les prochaines années. Fort probablement, de nouveaux câbles apparaîtront aussi aux abords des Pôles.

Au-delà de l’aspect purement cartographique, ce site est sans doute un bon indicateur de l’évolution de la mondialisation.

Pour en savoir plus…

Dans son 1er numéro paru en 2016, la revue « Reliefs » a consacré un article rédigé par David Fayon aux câbles sous-marins.

  • Le site http://www.cablesm.fr/ de l’Association des Amis des Câbles Sous-Marins fourmille de renseignements sur le monde des câbles sous-marins.
  • L’article du journal Le Monde « Ici, nous fabriquons l’Internet qu’on peut toucher » peut être consulté à l’adresse  http://www.lemonde.fr/pixels/visuel/2016/03/10/haut-debit-en-eau-profonde_4880125_4408996.html
  • L’UIT (http://www.itu.int) est l'institution des Nations Unies spécialisée pour les technologies de l'information et de la communication (TIC). Elle a publié de nombreux documents consacrés aux câbles sous-marins. La plupart de ces documents sont téléchargeables gratuitement.
  • Le programme des Nations Unies pour l’environnement a publié en 2009 un dossier complet sur les câbles sous-marins « Submarine cables and the oceans : connecting the world ». Ce document est téléchargeable à l’adresse http://www.unep-wcmc.org/system/dataset_file_fields/files/000/000/118/original/ICPC_UNEP_Cables.pdf?1398680911. Plusieurs pages traitent de l’importance des relevés bathymétriques pour représenter le relief du fond des océans afin de déterminer les meilleures « routes » à suivre.

 

Séminaire Eurocities à Rennes

Réunion plénière, Rennes Métropole

Journaliste : Bonjour, merci de m’accorder votre temps. J’ai entendu parler de votre mission à Rennes (“Transitioning Cities” Eurocities Knowledge Society Forum, 27-29/04/16). Alors, le voyage valait-il vraiment la peine ?

CV : Bien sûr ! Le programme m’a tout de suite plu. La première session était consacré à 3DEXPERIENCity, la plateforme 3D de la ville de Rennes, que celle-ci a mise en place grâce à un partenariat avec l’entreprise Dassault Systèmes. L’aspect le plus intéressant concerne les usages de ce type de plate-forme : comprendre le fonctionnement des systèmes urbains, tester des scénarios en mobilité ou sur la santé en fonction de la qualité de l’air, par exemple. C’est aussi un formidable outil de participation citoyenne, pour visualiser de nouveaux projets et permettre à tout un chacun de comprendre et d’utiliser des outils de visualisation 3D.

Il faut savoir que Rennes est une pionnière dans la cartographie 3D. Elle a été la première ville au monde entièrement modélisée en 3D en 1999. Rennes est le berceau de la société Archividéo, leader mondial de la création et de la gestion automatisées d’environnements urbains de grandes dimensions en 3D, et cela fait plusieurs années qu’une plate-forme de services web met à disposition des utilisateurs les données 3D de la ville.  Archividéo a été racheté par Dassault Systèmes en 2013; leur plate-forme 3DEXPERIENCity est à la pointe de ce qui se fait en termes de modélisation urbaine tridimensionnelle.

Journaliste : Il s’agit donc, si je comprends bien, d’un partenariat-privé-public par lequel Rennes Métropole met en place à moindre coût une plate-forme 3D d’envergure… Une approche qui permet à Dassault Systèmes de faire partiellement cofinancer ses recherches en modélisation urbaine, tout en écartant la concurrence !

CV : Il ne s’agit pas à proprement parler d’un PPP, mais d’un partenariat de recherche. Dassault Systèmes a comme grande idée la « virtualisation du monde ». Au départ, l’entreprise fut créée pour développer des logiciels de modélisation de pièces d’aéronautique, mais petit à petit, cette logique de modélisation s’est étendue à la conception de produits, à l’aménagement de magasins, au programme de restructuration d’usines, pour aujourd’hui travailler sur la mise en 3D de l’intérieur d’une molécule - ils travaillent sur la modélisation du corps humain ! – et enfin les villes.

La ville-métropole de Rennes, déjà très avancée en modélisation 3D grâce à Archividéo, était le partenaire idéal pour tester de nouvelles applications. Dassault apporte les logiciels, Rennes apporte les données, et chacun profite des retombées en termes d’expérience. Rennes dispose de la plate-forme comme banc d’essai et teste des projets pilotes concrets, Dassault dispose d’une référence au niveau mondial pour sa plate-forme urbaine, qu’elle pourra ensuite reproduire dans d’autres villes et ainsi se faire une place dans la secteur des smart cities.

Journaliste : Justement, parlons d’expériences et d’usages concrets. C’est un peu l’écueil de ces fameuses plate-formes urbaines en 3D, tout le monde en veut mais en réalité, personne n’en fait rien, non ?

CV : C’est vrai que c’est un problème que l’on rencontre parfois dans les projets smart city. Les technologies sont déjà en place mais il manque le plus important, c’est-à-dire les usages. Mais ce n’est pas le cas ici car Rennes utilise déjà la plate-forme pour cartographier le bruit, calculer le potentiel solaire des bâtiments, dessiner des plan locaux d’urbanisme et des plans de permis de construire. Ce qui occupe la ville-métropole de Rennes actuellement, et c’est l’objet du projet dont ils nous ont parlé, c’est l’intégration de ce système cartographique en 3D avec les autres données de la smart city : mobilité, environnement, réseaux sociaux, événements culturels… ainsi que l’utilisation de modèles prédictifs. Et là des applications sont prévues, mais non encore disponibles.

Leur premier axe de travail, en test actuellement, expérimente les aspects collaboratifs de la plate-forme pour le service de délivrance de permis de construire. L’architecte remet la maquette de son bâtiment incrusté dans son environnement réel  à l’administration locale, et celle-ci la partage avec les différentes instances concernées (voiries, pompiers, environnement) et chacun peut la modifier ou la valider directement sur la plate-forme.


3DEXPERIENCity - Simulation d’ensoleillement

Journaliste : intéressant, mais j’imagine qu’une fois de plus, à Bruxelles, nous sommes en retard sur les autres villes ?

CV : A Bruxelles aussi, nous disposons de toute la cartographie en 3D de la Région, UrbIS 3D. La modélisation 3D de l’ensemble du territoire de la Région de Bruxelles-Capitale a démarré au CIRB en 2007 par une représentation simplifiée (LoD 1) des bâtiments dans le cadre d’un concours d’urbanisme organisé par l’administration régionale. En 2012, un nouveau modèle 3D ayant une meilleure résolution (LoD 2) a été élaboré à partir de photos aériennes verticales et obliques à haute résolution, combinées avec des données LiDAR. Le bâti 3D est actuellement mis à jour annuellement par photogrammétrie aérienne.


Concours International d’Urbanisme – Rue de la Loi

Nous utilisons déjà UrbIS 3D pour des analyses d’ondes de GSM, pour la visualisation d’ombres portées pour certains PPAS (Plans Particuliers d’Aménagement du Sol) délivrés par les communes, pour la réalisation de maquettes virtuelles dans le cadre de pré-projets d’urbanisme par la SLRB, par exemple, ou encore pour simuler la rénovation de bâtiments remarquables (protection des monuments et site).  D’ailleurs, la dernière réunion des utilisateur d’UrbIS en décembre 2015 avait comme sujet « Utilisation de la 3D pour la simulation de la propagation des ondes électromagnétiques » par Mme Aurélie Dierge (Bruxelles Environnement) et la prochaine réunion (juin 2016) débutera par une présentation de M. Eric Bayers (IGN) : « La 3D : définitions, usages, et perspectives à partir de l’exemple des Pays-Bas ». En plus de ces applications existantes, le CIRB étudie actuellement la possibilité de développer des services web spécifiques pour UrbIS 3D.

Journaliste : En résumé, Bruxelles avance, mais on n’est pas très innovant, n’est-ce pas ?

CV : A voir avec qui on se compare ! L’intérêt de la présentation d’une ville comme Rennes c’est que justement ils sont à la pointe dans leur domaine, et donc ils peuvent nous apprendre des choses, sur les usages de la 3D et des données de la smart city, mais aussi sur leur partenariat de recherche, qui est peut être, en définitive, l’aspect le plus innovant de ce programme. Toutes les informations et les contacts que j’ai récupérés à Rennes sont transmis aux bonnes personnes ici à Bruxelles. Et qui sait, peut-être pourrons-nous organiser une visite autour de la géomatique à Rennes, ou participer à leur partenariat de recherche avec Dassault comme ville pilote ?
Nous regardons aussi vers des sociétés très innovantes comme ForCity, une start-up lyonnaise, qui est venue présenter sa solution lors de l’événement Smart City Summit organisé par le CIRB en juin 2015.
Ils viennent de remporter le Grand Prix de l’Innovation urbaine décerné par le journal Le Monde et proposent un outil qui est une plate-forme interactive et collaborative en 3D, permettant de zoomer sur un quartier et de modifier ses caractéristiques en fonction de certains paramètres. Une réglette permet de voyager dans le temps en fonction des scénarios et des données fournis par les clients. Cela permet aux autorités d’éclairer tel ou tel choix en permettant de voir les répercussions de ces décisions sur des systèmes urbains de plus en plus complexes. C’est également une piste de développement envisagée par le CIRB.
 

De belles initiatives citoyennes à Bruxelles

une pomme

Il y a tant de facettes intéressantes à la Région bruxelloise, par exemple celle-ci : les groupements d'achats.
Les groupes que j'ai côtoyés établissent un ancrage social mixte, basé sur des choix de vie et des choix alimentaires, également intéressés par des expériences de vie associative permettant de faire de belles découvertes.

Voilà pourquoi je participe au développement et à l'accompagnement d'une plate-forme pour groupements d'achats locaux (https://repanier.be/fr/).
Repanier se situe entre le "google doc" et le logiciel de gestion d'entreprise.
Bees-Coop (Saint-Josse, Schaerbeek) l'a utilisé jusqu'à l'ouverture de son premier magasin. Bloum (Forest) l'utilise en version bilingue. D'autres le testent à Bruxelles, le GAG1 (Saint Gilles) ou même plus loin, le Nid (Genève). Actuellement, une quinzaine de groupes l'utilisent activement, ainsi qu'un maraîcher pour livrer chaque semaine plusieurs points en Région bruxelloise.

La plate-forme est sécurisée en https grâce à l'initiative https://letsencrypt.org/. Elle est développée sur le framework django / django-cms, aussi utilisé en Région bruxelloise pour Fix My Street.

Elle s'est construite sur base de rencontres, d'envies de participer, des feedbacks des groupes qui l'utilisent. Les besoins des uns et des autres sont agrégés pour aboutir à une solution uniforme et réutilisable. Les mises en production, les mises à niveau se font de manière planifiée et coordonnée.
Le changement oui, mais pas trop.
Bien qu'un mode d'emploi existe, il n'est pas nécessaire. Si plusieurs questions reviennent, c'est que le programme ou l'accompagnement est perfectible. Le choix du vocabulaire est important. Il suffit de laisser libre "clic" à quelqu'un qui ne connait pas l'application pour s'en rendre compte. Trouver le bon terme qui sera une évidence pour l'utilisateur demande une écoute et une ouverture, à l'image de ces belles initiatives citoyennes à Bruxelles.

A découvrir !

Een paswoord is een paswoord is een paswoord

een passwoord

Zijn wij als gebruiker lui of traditioneel? Of is het eerder koppig en eigenwijs? Mij lijkt het eerder dat we veel te veel vasthouden aan gewoontes… of het goeie of minder goeie gewoontes zijn is nog de vraag.

Herinnert u zich dit nog?

“Een wachtwoord is een authenticatiemiddel dat met name gebruikt wordt om toegang te krijgen tot computerapparatuur of tot gegevens. Om uw gegevens voldoende te beschermen, moet u wachtwoorden kiezen die moeilijk op te sporen zijn met geautomatiseerde tools, of moeilijk te raden door derden…”

Die eeuwige discussie over lange, complexe paswoorden is vermoeiend. Natuurlijk vindt iedereen dat een paswoord veilig moet zijn. Vind jij ook niet dat hackers die graag misbruik zouden willen maken van jouw persoonlijke gegevens zich eigenlijk toch ver van je eigen bed bevinden?.

Het zal je maar gebeuren dat iemand op je online bankaccount binnenraakt! “Onmogelijk zeg ik dan, want mijn bank heeft een goeie beveiliging.”

Wat zijn de kansen dat iemand aan de haal gaat met jouw creditcard gegevens?
“Dat gebeurt bij mij niet want ik denk er niet aan om online te shoppen. En op Facebook zet ik ook nooit informatie die misbruikt zou kunnen worden door “social engineers.”

Mensen zijn van nature nieuwsgierig. Zet het woord “vertrouwelijk” op een document en ze zullen het willen lezen? Misschien. Maar dan zijn ze zich wel heel goed bewust dat ze iets verkeerd doen.

Stuur jij soms wel eens een privé mailtje waarvan de inhoud heel persoonlijk en gevoelig is? En heb je tijdens je verlof je paswoord als eens doorgegeven aan je collega? Ga je op die manier dan geen nieuwsgierigheid aanwakkeren? De meeste misbruiken van persoonlijke gegevens gebeuren nog altijd door de dichter-bij-je-eigen-bed collega’s. Er zijn andere manieren dan je paswoord doorgeven om de continuïteit van je dienst te verzekeren.

We moeten niet paranoia worden maar we mogen ook niet te goedgelovig zijn. De beste verdediging blijft een voorzichtige zelfverdediging. De antivirus, de firewall en de reverse proxy mogen je organisatie nog zo goed proberen beveiligen. Als de paswoordpolitiek faalt dan wordt de werknemer – jij dus - de potentiële “weakest link”. Is het niet heel begrijpelijk dat een organisatie zorgt – of toch ten minste zou moeten zorgen - voor veilige paswoordregels?

Onlangs kreeg het CIBG een twitter “Want safer passwords, don’t change them so often”. Inderdaad het CIBG heeft zijn minimum paswoord standaard voor BOS verhoogd. Hoe lief het ook moge zijn om de naam van je lief te gebruiken… als paswoord is het te gemakkelijk om terug te vinden .
“Not my problem!” zeg ik dan, “want ik gebruik _N4th4l13 en dat voldoet aan de normen van het CIBG! Maar ik vind het wel overdreven elke 3 maanden een nieuw paswoord te moeten verzinnen! EN Onthouden! En dat briefje onderaan mijn klavier is uiteraard niet de beste manier.”

Dus we verzinnen formuletjes of ezelsbruggetjes om die paswoorden toch weer gemakkelijk te kunnen onthouden. En daardoor… verdwijnt de absolute onvoorspelbaarheid van je niet-te-raden paswoord.

Mensen zijn nieuwsgierig. Mensen kijken je soms stiekem op de vingers als je je paswoord aan het intikken bent. Mensen geven soms in vertrouwen hun paswoord aan anderen. Zoeken naar paswoorden is “big business” geworden!

Dus ja! Maak je paswoord onvoorspelbaar en complex. Maar zolang we ezelsbruggetjes blijven gebruiken om die complexiteit te vereenvoudigen zal het regelmatig wijzigen van je paswoord noodzakelijk blijven.

Échanges électroniques entre administrations : et fidus.brussels fut !

Je vous l'avais annoncé en juin 2014 : une plate-forme d'échange électronique de données entre administrations allait pouvoir être mise en place en Région bruxelloise, suite à l'adoption de l'ordonnance du 8 mai 2014. Chose promise, chose due !

Depuis décembre 2015, cette plate-forme, baptisée « fidus.brussels », dont la réalisation a été confiée au CIRB, est accessible à tous les « services publics participants », c'est-à-dire à tous les services publics du périmètre institutionnel régional bruxellois, et même à toute autre institution qui soit met des données authentiques à disposition, soit souhaite en consulter (pour autant qu'elle ne dépende pas d'un autre intégrateur de services).

Cette plate-forme se veut la concrétisation du principe « Only Once » : les citoyens et les entreprises fournissent une seule fois les informations à une administration qui est tenue de les partager avec les autres administrations. Elle s'inscrit dans le cadre d'un programme plus large visant à simplifier les démarches administratives, de préférence en les supprimant.

Partage sans conditions ?

Sûrement pas ! L'accès aux données reste conditionné à l'obtention d'une autorisation qui peut être octroyée :

Quelles données ?

Concrètement, la plate-forme donne déjà accès aux données suivantes :

  • entreprises (Banque Carrefour des Entreprises du SPF Économie)
  • personnes (recherche par adresse, par numéro national et recherche phonétique, via la Banque Carrefour de la Sécurité Sociale)
  • composition de ménage (recherche par numéro national d'un membre du ménage, via la Banque Carrefour de la Sécurité Sociale)
  • handicap (recherche par numéro national via la Banque Carrefour de la Sécurité Sociale)
  • titulaire d'une plaque d'immatriculation, qu'il s'agisse d'un particulier ou d'une entreprise (Banque Carrefour des Véhicules du SPF Mobilité et Transports)
  • transactions immobilières (recherche multicritères via le service Consultimmo du SPF Finances)
  • architectes (Ordre des Architectes)

Coming soon...

Et bien d'autres données suivront dans le courant de l'année 2016 :

  • dettes sociales et fiscales des entreprises
  • événements de la carrière d'une personne (via la DIMONA de la Banque Carrefour de la Sécurité Sociale)
  • allocations familiales (Famifed)
  • factures électroniques (protocole Mercurius)
  • récupération de dettes des particuliers envers les pouvoirs publics par prélèvement sur le produit de la vente d'un bien immobilier par un notaire (projet 4ième voie)
  • rémunération et temps de travail des travailleurs d'un employeur (via DMFA de la Banque Carrefour de la Sécurité Sociale)

A qui le tour ?

Nous ne comptons pas nous arrêter en si bon chemin. Tout échange électronique qui peut simplifier la vie des citoyens et des entreprises est bon à prendre. N'hésitez donc pas à nous suggérer d'autres données.

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