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Blockchain massacre

la  technologie blockchain
Vous êtes peut-être comme moi : vous avez toujours regardé le bitcoin comme un énième hochet pour geek, sans réelle valeur d’usage pour vous. Et si sa valeur résidait plutôt dans sa technologie, la blockchain ? En résumé : un modèle de gestion de l’information décentralisé, libre, ouvert et sécurisé, dont le potentiel disruptif dépasserait même tout ce que l’Internet a déjà pu nous apporter.


© www.lemagit.fr


Blockchain ? Rien à voir avec un cadenas. Plutôt le contraire même puisque cette technologie pourrait être la clé qui ouvrira toute grande la porte à des changements profonds non seulement dans le monde financier, puisque tout a commencé avec la cryptomonnaie bitcoin, mais aussi dans une large variété d’applications tout en rebootant la démocratie, rien que ça ! En rendant au passage certaines professions complètement obsolètes ou inutiles.

Petit rappel à tous ceux qui, comme moi, n’ont jamais effectué la moindre transaction en bitcoin. Cette « nouvelle forme d’argent », dixit le site https://bitcoin.org/fr/, reposant sur des « transactions rapides de pair à pair » et « fonctionnant sans autorité centrale », est gérée « collectivement par le réseau » en mode « libre et ouvert ». Bref, tout ce qu’il faut pour faire se dresser les cheveux sur la tête de votre banquier.

Fondamentalement, le bitcoin repose cette question qui est au cœur de la monnaie et, plus largement, de toute information échangée entre humains : la confiance. Et il en faut pour réaliser une transaction financière d’un bout à l’autre de la planète aussi simplement que vous achetez (enfin, achetiez sans doute) votre journal chez le buraliste du coin de la rue, tout en mettant sur la touche tous ces intermédiaires qui vous permettent d’utiliser vos euros sonnants et trébuchants ou votre carte bancaire.

Des milliards d'utilisateurs d'ici 5 ans

Bon, mais en quoi ceci est-il, gentiment mais sûrement, en train de nous faire basculer dans un nouveau monde ? Tout simplement parce que son architecture technologique peut être adaptée à n’importe quel échange d’informations ou presque dans ce bas monde.

Pour comprendre le fonctionnement de la blockchain, tournons-nous vers Vitalik Buterin, l’inventeur de l’ethereum (le bitcoin mais en mieux et en beaucoup plus puissant, disent les spécialistes), dans une interview donnée au journal LesEchos.fr, dont le titre en dit long : « Les blockchains géreront des milliards d'utilisateurs d'ici 5 ans. » Ce génie de 22 ans à peine décrit la chaîne de blocs comme « un réseau décentralisé de milliers d'ordinateurs partout dans le monde qui permet de faire fonctionner différents types d'applications - des devises, des systèmes pour enregistrer des actifs numériques, potentiellement plein d'autres choses -, et ce d'une façon totalement sécurisée qui ne requiert pas que vous ayez confiance en aucune de vos contreparties. En fait, c'est une couche informatique au-dessus de tout ordinateur y participant qui est un moyen de créer un système sûr à partir de composants individuels potentiellement pas sûrs ».

Vous n’y voyez toujours pas clair ? Sur ce même blog, mon collègue Hakim Hafsia a déjà jeté un coup de projecteur technique sur le concept dans son billet « Bitcoin, la révolution ». Le schéma ci-dessous emprunté au portail blockchainfrance.net devrait faire jaillir l’étincelle ou, sinon, cette vidéo : la blockchain expliquée à un enfant de 5 ans.

 

 

Pas encore convaincu ? Dans leur carte blanche « Bienvenue en 2036: vous êtes en Wallonie » (Le Soir du 3 mars 2016), trois influenceurs belges placent la blockchain dans leur tiercé prédictif, avec la voiture autonome et l’ubérisation générale de l’économie et des services publics.

Le massacre va commencer

2036 peut paraître encore loin. Pourtant, c’est aujourd’hui que ça se passe. La blockchain a déjà quitté le cercle des initiés. Pour preuve, les autorités publiques commencent à s’y intéresser. C’est le cas du gouvernement français qui (non, n’est pas resté bloqué sur la case minitel) a annoncé son intention d’ouvrir une brèche dans la législation en faveur de la blockchain. L’idée est de permettre d’expérimenter la technologie sur le marché des bons de caisse en vue de l’étendre ultérieurement au financement des PME.

Pour en revenir à Vitalik Buterin, dans la même interview aux Echos.fr, il lance cette prophétie : « Oui, des emplois vont être perdus, mais ils concernent en grande partie des gens qui gagnent beaucoup d'argent. J'espère que les blockchains contribueront à éliminer des emplois trop bien payés. »

Dans le collimateur de la blockchain se trouvent, outre les intermédiaires financiers, notamment toutes les professions qui font métier d’authentifier des actes ou des transactions dans des secteurs aussi variés que l’immobilier, les études (diplômes) ou la propriété intellectuelle (brevets, droits d’auteur en musique…), les assurances, etc. Les énergéticiens, aussi, auraient à s’inquiéter, par exemple de cette expérience citoyenne à Brooklyn qui associe blockchain et microgrid pour mettre en relation le particulier producteur d’électricité solaire et son voisin. La liste est longue et s’étend jusqu’au plus grand des grands méchants loups actuels : Uber, en voie se faire ubériser via le service Arcade City.

La blockchain et le secteur public

Il n’y a pas de raison pour que les autorités vivent à l’écart de cette révolution technologique. Dès lors qu’il est question de production ou d’échanges d’actes ou de documents authentiques, la blockchain concerne le cœur de métier des administrations publiques. Un titre de propriété immobilière, une information d’état civil, un permis de conduire… tous sont susceptibles de passer à la moulinette de la blockchain.

Déjà, le secteur privé se presse au portillon. IBM a annoncé ses premiers services blockchain hautement sécurisés pour le secteur public. Et certains pionniers s’y mettent : l’État du Delaware, déjà bien connu comme paradis fiscal des entreprises au sein des États-Unis, entend les caresser encore plus dans le sens du poil grâce à sa Delaware Blockchain Initiative.

Le Parlement européen s’intéresse également au sujet et prépare un rapport censé baliser l’approche par l’UE des monnaies virtuelles et, partant, des blockchains. Son rédacteur, le député démocrate socialiste allemand Jakob von Weizsäcker explique : « La vraie question est de savoir si et quand l'une de ces innovations capitales verra le jour, et à quel point nous sommes préparés, nous les gouvernements et les législateurs, à ce type de révolution ». La chercheuse Primavera De Filippi (CNRS, Paris) sollicitée dans le cadre de ce rapport voit dans la blockchain « une sorte de technologie de la réglementation, permettant aux lois d'être appliquées de façon plus transparente et plus efficace ».

Certains prédisent même à la blockchain un avenir dans les urnes, ou plutôt à leur place. En 2014 déjà, au Danemark, le parti politique Liberal Alliance a utilisé la blockchain pour ses élections internes. Un pas plus loin, l’Ukraine envisage d’utiliser la blockchain pour se doter d’un système décentralisé, transparent et accessible à utiliser lors de primaires, de référendums ou d’élections.

Et en Belgique ? Le 22 juin dernier, la ville d’Anvers organisait la « Blockchain-inspiratiemiddag », première du genre en Flandre, consacrée à la blockchain et à son impact sur les autorités. Tout en soulignant que cette technologie peut représenter autant d’opportunités que de menaces, les organisateurs de ce colloque concluaient : « Blockchain kan zo de ideale partner worden om de zichtbare aanwezigheid en dienstverlening van de overheidsdiensten te versterken. »

En tout état de cause, la naissance prochaine d’une Belgian Blockchain Association devrait jouer les mouches du coche pour réveiller les acteurs qui dorment encore dans l’ignorance de cette révolution en marche.


Pour approfondir le sujet :
•    How blockchains could change the world : une interview sur un blog de McKinsey
•    Blockchain : la révolution technologique qui va bousculer les institutions : une émission de Radio France
•    Quelle place, quelles ambitions pour les Belges sur le terrain du “blockchain”? : un article de regional-it.be

Eclosion de la Génération Z

génération z

Ils ont entre 15 et 25 ans. « Digital native », cette génération hyper connectée est aux portes du monde professionnel. Ils utilisent tous les réseaux sociaux selon leurs besoins. Toutes les informations sont à portée de leurs doigts. Plutôt tolérants mais individualistes, dotés d'une capacité d’attention moindre mais s’adaptant plus vite aux changements, ils sont plus réactifs et surtout ils ont clairement une autre vision du monde. Un nouveau conflit de génération se prépare mais il se fera, cette fois, dans le monde numérique.

Sommes-nous prêts pour les accueillir dans le monde professionnel ? La réponse est clairement non.

Premièrement, c’est à nous de nous adapter à eux. En effet, cette nouvelle génération sera plus entreprenante, la barrière entre leur vie professionnelle et la vie privée sera limitée. Plutôt orientées "compétences" que "métier", les entreprises auront un meilleur résultat en misant sur la relation de confiance plutôt que la relation hiérarchique. Dans le cas contraire, ces jeunes n’hésiteront pas à aller voir ailleurs. L’utilisation des emails devrait être remplacée par des solutions de collaboration. Les réseaux sociaux pour entreprise commencent timidement à voir le jour. Mais les entreprises rechignent à les utiliser pour cause de confidentialité et sécurité, juridique ou de contrôle.

Deuxièmement, un changement de culture des entreprises devrait se faire afin de préparer ce changement en douceur.
Dans la vie de tous les jours, ce changement se traduit depuis une dizaine d’années, notamment avec les sites e-business. Et certains ont pris le monopole au niveau mondial (Amazon, Booking, AirBnB ou Uber, Google, Youtube, …) Ces « business modèles » ont un impact sur notre manière de consommer, qui s'en trouve d'ailleurs fortemement modélisée. Suivre ce vent ou s’adapter est une obligation pour ne pas  se retrouver sur le carreau.

Quadragénaire et informaticien de formation, je me sens malgré tout dépassé par ce domaine. Fort heureusement papa de deux adolescents de 15 et 18 ans, j’ai un laboratoire grandeur nature me permettant de mieux cerner ce sujet, son évolution quotidienne et surtout de rester connecté.

PS : cet article ne prétend pas porter une vérité absolue mais ce qui est clair, c’est qu’il y a une nouvelle révolution numérique qui est en cours. Alors à bon entendeur, salut !
 

Pas que des bits & bytes, mais aussi du cœur et de l’espoir

Blog Day 2016

Cela n’a fait que quelques lignes dans le journal, l’été dernier – contrairement à divers problèmes secondaires qui figuraient en première page – mais cela m’a touchée : “17.000 emplois dans des professions en pénurie ne trouvent pas preneur”.

Le problème frapperait le plus durement le secteur IT. « Il question d’au moins 10.000 offres d’emploi » expliquait Marc Lambotte de la fédération de l’industrie technologique Agoria. En tant que Secrétaire d’Etat chargée de l’Informatique et de la Transition numérique, je ne peux m’empêcher d'être en colère.

Car contrairement à ce que l’on a déjà pu craindre, à savoir que la numérisation et la robotisation rendraient de très nombreux emplois superflus, la numérisation crée aussi de l’emploi. La Banque nationale parle même d’un effet multiplicateur de 3 emplois :  ainsi, pour chaque emploi dans la haute technologie, trois autres viendraient s’y ajouter. Il faut, bien sûr, rester prudent avec les effets multiplicateurs, mais l’OCDE a, elle aussi, calculé qu’en 2013 par exemple, 20% de la croissance de l’emploi étaient redevables au secteur ICT.

Ce n’est pas rien, surtout dans une Région comme Bruxelles, où il y a encore de très nombreux jeunes au chômage. Thomas Carlyle écrivait jadis : « A man willing to work, and unable to find work, is perhaps the saddest sight that fortune's inequality exhibits under this sun. »

C’est pourquoi nous devons non seulement investir dans les formations numériques, mais également inspirer un mindset numérique dans notre capitale. Cela peut se faire de différentes manières. Un bruxellois sur cinq ne dispose pas d’une connexion internet digne de ce nom. Faut-il, dès lors, s’étonner qu’ils n’explorent pas le monde numérique ? C'est précisément pourquoi nous proposons seize espaces publics numériques où les gens peuvent surfer, apprendre à utiliser un ordinateur et suivre des cours. C’est précisément pourquoi nous offrons aussi le wifi gratuit via plus de soixante bornes Urbizone dans des lieux publics tels que les places Flagey et Rogier ainsi que, prochainement, dans le métro. Le nombre d’utilisateurs d’Urbizone a d’ailleurs doublé – de 2.000 à 4.000 par jour – depuis que les bureaux Actiris, l’agence régionale pour l’emploi, proposent notre wifi gratuit.

Que l’on ne s’y trompe pas : la transition numérique ne transforme pas uniquement notre économie, notre mobilité,… elle transforme aussi notre marché de l’emploi. Selon les estimations de l’OCDE, le nombre d’utilisateurs des deux plus grandes plateformes pour l’emploi a été multiplié par quinze (!) au cours des dix dernières années. Si nous ne préparons pas nos citoyens à la transition numérique, ils devront la subir au lieu d’être en mesure de pouvoir se prendre eux-mêmes en main et d’en cueillir les fruits.

Je suis, en outre, convaincue de ceci : plus tôt les gens maîtriseront les instruments numériques, mieux ils seront par la suite en mesure – tant du point de vue numérique que physique – de prendre leur avenir en main. Ici, comme partout, il est primordial de partir du bon pied. Il ne sert, bien entendu, à rien de tenter d’en convaincre les enfants avec les « perspectives sur le marché de l’emploi », mais bien par le biais ludique du jeu, de la créativité et de l’esprit d’équipe. Voilà pourquoi nous avons déjà organisé à plusieurs reprises le Capital Digital, où les enfants de quartiers défavorisés peuvent apprendre de manière ludique, avec des jeunes des environs, à programmer, à encoder et à créer des jeux durant leurs vacances.

La fierté qui se lit dans le regard des parents, lorsque leurs enfants présentent leur projet à la fin de la semaine, fait vraiment chaud au cœur. On voit donc que l’ICT n'est pas que bits & bytes, mais également une question de cœur et d’espoir. Les nombreux CoderDojo, les formidables bénévoles qui les animent ainsi que Microbit, un projet que nous allons lancer sous peu proposant des ateliers à des enfants de 10 à 14 ans pour l’enseignement STEM, sont réconfortants et prometteurs.  

Il est possible de donner aux jeunes bruxellois les connaissances leur permettant de cueillir les fruits de la transition numérique, mais aussi de découvrir de nouvelles voies et de récolter ce qu’ils ont semé. C’est notamment le cas de Khadija Hamouchi, une Molenbeekoise de 26 ans et de son réseau social d’apprentissage. Et elle est loin d’être la seule. Je nourris également de grands espoirs concernant notre appel à l’organisation de hackathons.
En deux mots : si l’été est la période idéale pour temporiser un peu, pour distinguer les vraies informations du fait divers, il permet surtout de recharger ses batteries pour ensuite redoubler d’ardeur au travail dans le cadre de la Smart City et du rôle important que nous entendons y donner aux bruxellois.

 

Bianca Debaets
Secrétaire d’Etat en charge de l’Informatique et de la Transition numérique

Niet alleen bits en bytes, ook hart en hoop

Blog Day 2016

Het was maar een klein bericht in de krant de voorbije zomer – in tegenstelling met een aantal denkbeeldige problemen die de voorpagina’s sierden – maar het raakte me: “17.000 vacatures knelpuntberoepen raken niet ingevuld”.

Het probleem zou het grootst zijn in de IT-sector. "Het gaat om zeker 10.000 vacatures", zei Marc Lambotte van technologiefederatie Agoria. Als staatssecretaris van ict en digitalisering durf ik dan wel eens binnensmonds vloeken.

Want in tegenstelling met wat al eens gevreesd wordt – digitalisering en robotisering zou heel veel jobs overbodig maken – creëert digitalisering ook werk. De Nationale Bank spreekt van een multiplicator-effect van 3 jobs: voor elke hoogtechnologische job zouden er drie andere bijkomen. Nu moet je altijd voorzichtig met multiplicator-effecten maar ook de OESO berekende dat in bijvoorbeeld 2013 20% van de jobgroei te danken was aan de ict-sector.

Dat is niet min. Zeker in een gewest als Brussel, waar nog bijzonder veel jonge mensen werkloos zijn. Thomas Carlyle schreef ooit: “A man willing to work, and unable to find work, is perhaps the saddest sight that fortune's inequality exhibits under this sun.”

Daarom moeten we niet alleen investeren in digitale opleidingen en vorming, maar moeten we ook naar een digitale mindset in onze hoofdstad. En dat kun je op verschillende manieren doen. Eén op de vijf Brusselaars heeft geen noemenswaardige internetverbinding. Kunnen we dan verbaasd zijn dat ze de digitale wereld niet verkennen? Net daarom hebben we zestien openbare computerruimtes waar mensen kunnen surfen, computers leren gebruiken en cursussen kunnen volgen. Net daarom bieden we gratis wifi aan via de meer dan zestig Urbizone-hotspots op grote publieke plaatsen zoals Flagey, Rogier en straks in de metro. Het aantal gebruikers van Urbizone is trouwens verdubbeld – van 2.000 naar 4.000 per dag - sinds de Actiris-kantoren, de gewestelijke arbeidsbemiddelingsbureaus, onze gratis wifi aanbieden.

Want vergis u niet: digitalisering verandert niet alleen onze economie, onze mobiliteit,… het verandert  ook onze arbeidsmarkt. Volgens berekeningen van de OESO is het aantal gebruikers van de grootste twee jobplatformen met vijftien (!) vermenigvuldigd de voorbije tien jaar. Als we onze burgers niet voorbereiden op de digitale transitie, zullen ze die moeten ondergaan in plaats van ze zelf in handen te kunnen nemen en de vruchten er van te plukken.

En ik ben er van overtuigd: hoe vroeger mensen de digitale instrumenten in de vingers hebben, hoe sterker ze later – digitaal en fysiek - in hun schoenen zullen staan. Vroeg begonnen is half gewonnen. Kinderen moet je natuurlijk niet overtuigen met ‘perspectieven op de arbeidsmarkt’, maar met spelplezier, creativiteit en teamgeest. Daarom organiseren we nu al een aantal keer Capital Digital: waar kinderen uit kansarme wijken samen met lokale jongeren op een speelse manier leren programmeren, coderen en games maken tijdens hun vakantieperiodes.

De trots in de ogen van de ouders wanneer hun kinderen hun project op het einde van de week voorstellen, is gewoon hartverwarmend. Zo zie je ook dat ict niet alleen over bits en bytes gaat, maar ook over hart en hoop. Ook de vele coderdojo’s met hun geweldige vrijwilligers en Microbit, een project dat we binnenkort gaan lanceren en dat workshops gaat aanbieden aan kinderen tussen 10 en 14 voor STEM-onderwijs, zijn hartverwarmend en veelbelovend.

Niet alleen kun je zo Brusselse jongeren de kennis geven om de vruchten van de digitalisering te plukken, ze kunnen zelf ook nieuwe paden inslaan en nieuwe kiemen zaaien. Denk aan Khadija Hamouchi, de 26-jarige Molenbeekse met haar sociaal leernetwerk. En zij is lang niet de enige. Ook rond onze oproep om hackathons te gaan organiseren, heb ik grote verwachtingen.
Kortom: de zomer is een fijne tijd om even te temporiseren, het belangrijke nieuws te onderscheiden van de komkommers, maar vooral: om de batterijen op te laden en vervolgens dapper verder te werken aan de Smart City en de belangrijke rol die we daarin aan de Brusselaars willen geven.

 

Bianca Debaets
Staatssecretaris ICT & Digitalisering
 

De online Brusselse bestsellers van het moment…

Brussels Smart City

Bij het CIBG kennen we het klappen van de zweep ondertussen wel…
Sinds jaar en dag beheren we de content van www.be.brussels de officiële portaalsite van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest. 700 pittige pagina’s in drie talen met alle mogelijke informatie die de Brusselaar, de zakenman, de toerist maar smaken kan om zijn weg te vinden in het soms Brusselse doolhof.
Afgelopen maart zetten we www.opendatastore.brussels online om alle behoeften inzake open data binnen het Gewest netjes een plaatsje te geven. U vindt er ondertussen een 100-tal datasets rond de meest diverse topics.
Maar de kers op de taart blijft natuurlijk 3 juni 2015. We organiseerden die dag de Brussels Smart City Summit en om ons Brussels smart city marketing plan communicatief te ondersteunen zetten we toen parallel met dit event www.smartcity.brussels online.
Bravo de navelstaarders van communicatie kloppen zich op de borst, kreunt het in de coulissen. Neen, voor één keer gaat die gedachte misschien niet helemaal op.

Als Belg zetten we onze toffe projecten net veel te weinig in de kijker

In Brussel hebben we besloten om alle toffe smart city projecten in het Brusselse 1 centrale plek te geven.
Vandaag, eind augustus 2016, zijn een kleine 20 Brusselse organisaties ons hier trouwens enthousiast in gevolgd en genieten zij voortaan mee van de unieke (inter)nationale zichtbaarheid die deze portaalsite hen biedt. smartcity.brussels is jawel volledig drietalig: Engels, Frans, Nederlands.

De mening van de Brusselaar staat trouwens centraal bij deze nieuwe aanpak: alle nieuwsitems kunnen worden beoordeeld aan de hand van hartjes, van 1 tot 5.
Naast een simpele social media gimmick hebben we ook ingezet op échte communicatie met de burger. Hem of haar wordt immers gevraagd zijn of haar slimme suggesties rechtstreeks naar het Gewest door te sturen. De pientere worden meteen gepubliceerd.
Ten slotte biedt de site ook de belangrijkste smart cities wereldwijd. Handig voor de snelle backpacker of luxetoerist.

Nieuw dit najaar is dat ook alle smart city events, dat zijn er tenslotte een 2 tal grote per jaar voortaan netjes geïntegreerd zijn in smartcity.brussels.
Moet u uw smart city dringend ei kwijt en hebt u deze superhandige en sexy tool (we blijven tenslotte communication professionals) nog niet ontdekt dan moet u dringend contact opnemen met webmaster@smartcity.brussels.
Wij reserveren meteen het mooiste plekje op de portaalsite voor uw slimste smart city projecten en creëren uw smart profiel quasi onmiddellijk.
Houd dit najaar ook event.smartcity.brussels in de gaten want we hebben dan de wijsheid in pacht…

Tony De Coux
Smart city marketeer slash communicatiewonder

Et un, et deux, et 3.0 !

3.0

“Digital is the New Black” ! Digital is “The New Normal

Peter Hinssen affirmait en 2010 que nous étions à mi-chemin de la révolution digitale (numérique) ! En juin 2016, la maison d’édition Van Haren publie CIO 3.0 – Het verschil maken bij digitale transformatie :

« […] chaque organisation doit investir dans la technologie digitale afin de créer de la valeur ajoutée pour ses clients [entreprises, particuliers ou citoyens] et d’améliorer son agilité opérationnelle pour de meilleurs services. »

Ce 10 août, TechTarget.com s’intéresse à l’« Ultimatum Digital » de Progress Software :

« Les anciennes règles ne sont plus valables. Les technologies numériques ont radicalement transformé le paysage Business, mais de nombreuses organisations ont complètement ignoré cette réalité. […] En omettant de se préparer pour les nouvelles technologies, dispositifs et systèmes, les organisations ont menacé leur propre survie.
Maintenant, il est temps de faire face à cette nouvelle dynamique et commencer à planifier un avenir technique plus intégré. »

Le Digital fait manifestement l’objet de nombreuses études et réflexions. Selon l’angle d’analyse, les uns parlent Entreprise, les autres ICT,  CIO ou SMAC, et le chemin parcouru est souvent étiqueté 1.0, 2.0 ou 3.0. Beaucoup insistent également, à raison, sur la nécessité d’une participation commune du Business et de l’IT à la stratégie de l’organisation. J’ai essayé d’y voir plus clair…

Entreprise

Le terme Entreprise 2.0 a été inventé en mars 2006 par le professeur McAfee (Harvard Business School). L’Entreprise 2.0 fait le choix stratégique d’intégrer les technologies Web 2.0 (logiciels sociaux et collaboratifs) dans son intranet, son extranet et ses processus Métier. En mai 2010, McAfee modérait un panel sur l’Entreprise 3.0 : l’intérêt se portait alors sur la facilitation de l’accès aux données et à leur exploitation, et sur le cloud.
Le trajet digital de l’Entreprise – 1.0, 2.0 ou 3.0 - est généralement évalué sur 5 axes (ou 6 axes) :

1. La technologie :

  • du client/server
  • en passant par le Web
  • vers la mobilité, le cloud, l’accès universel (multiplateforme, fixe et mobile) et le centrage sur l’utilisateur et la personnalisation

2. Les processus :

  • d’abord limités à un secteur d’activité
  • ensuite gérés dans un cadre bien défini
  • enfin, agiles et optimisés

3.    L’intelligence : de la spreadsheet en passant par le tableau de bord vers l’analyse prédictive

4.    Le leadership

  • de l’organisation hiérarchique
  • vers la matricielle
  • puis la « wirearchical » : « un flux dynamique à double sens du pouvoir et de l'autorité fondé sur la connaissance, la confiance, la crédibilité et l'accent sur les résultats, activé par des gens interconnectés et la technologie »

5.    Les interactions entre personnes : du mail en passant par les réseaux sociaux vers l’auto-organisation et l’innovation distribuée

TIC et CIO

Je recommande aux amateurs du domaine la lecture de CIO 3.0 – Het verschil maken bij digitale transformatie paru en juin, et leur suggère de rédiger les 1ers commentaires sur le blog associé.

1.0

L’IT-Technology se « contente » d’une gestion efficiente (Jay-stion efficiente, PJ/inside joke) de l’infrastructure (IT = “bastion technique des nerds”).

2.0

Les TIC s’alignent sur le Business : le CIO et d’autres fonctions IT font le pont entre le Business et les TIC (IT = Information et Technologie).

3.0

Les fonctions IT sont partie intégrante et stratégique de l'entreprise. Mais le CIO reste peut-être le mieux placé pour mettre le point Digital à l’ordre du jour. Une confiance réciproque étant établie, Business et IT sont partenaires stratégiques : toute l’entreprise s’implique dans les projets de transformation numérique ! En plus de l’infrastructure, les TIC doivent jongler maintenant avec 4 I (the four I’s) : Information, Innovation, Intégration et Intelligence…
Dans Business/IT Fusion, début 2009, Peter Hinssen caractérisait la transformation majeure de l’IT (de 1.0 vers 2.0 suivant sa terminologie) par le passage d’une IT alignée sur le Business à une IT fusionnée avec le Business :

« Fusion will allow companies to focus on technology-enabled innovation »
« We believe that we should not just be concerned with ‘aligning business and IT’, but that we should be busy integrating IT into the business. We believe the time has come for business and IT to fuse. »

SMAC – Social (media), Mobile, Analyse des données (big data), Cloud

SMAC est le concept selon lequel quatre technologies (digitales/numériques) sont à la base de l'innovation des entreprises : Social, Mobile, Analytics, Cloud. L’évolution des technologies SMAC à partir de 2010 est bien illustrée par une enquête de EY Inde. Les étapes 1.0, 2.0 et 3.0 sont utilisées dans cette matière également sans correspondance directe avec ce qui a été décrit plus haut.
Pour information, l’impact des technologies SMAC fait l’objet du prochain séminaire Drive your organisation’s digital transformation (du 22 au 28 août 2016): « Comment transformer la culture de l’ensemble de l’entreprise pour se concentrer pleinement sur l’innovation numérique ? »

En conclusion

Alors qu’on se débat encore avec l’ICT 2.0, pourquoi s’étendre sur l’Enterprise, l’ICT ou le CIO 3.0, me direz-vous ? Et que nous annonce-t-elle d’autre, la 4ème Révolution Industrielle ? 5 o’clock, tea time ! ! Ensuite je réserverai peut-être une Model 3 ;-)

Dominique Annet, La pieuvre informatique (2009)

« Depuis Le Meilleur des mondes (Huxley, 1932) jusqu’à Wall-E (Stanton, 2008), nous nous questionnons sur notre rapport à la machine. Ennemie ou alliée ? L’homme créa la machine. Mais la machine recrée l’homme. Leurs destins semblent inexorablement liés. Dans ce nouveau monde en émergence, les questions de la place, de l’attitude et du destin humains sont (re)posées. L’informatique est un fabuleux révélateur de nos forces, de nos faiblesses, de nos croyances en des mythes, de nos espoirs et de nos possibles. »

« Faire des plans à cinq ans n’a plus de sens, l’horizon est désormais à trois (et au mieux six) mois, les anciens modes de fonctionnement et les organigrammes classiques explosent. L’entreprise doit devenir frugale (dans son fonctionnement), fluide (dans ses relations au monde) et se doter d’une force intérieure (un vrai projet fort qui n’a rien à voir avec les résultats financiers) qui lui donnera le charisme pour toucher, individuellement et collectivement, ses partenaires et leurs tribus. »

Peter Hinssen sur Linkedin

« ¥ Extreme customer- centricity: We show you how extreme customer centricity requires a double transformation: digital AND human. It is the only way you can pull the customer back into the heart of your company. »

A parcourir également…

“The First Industrial Revolution used water and steam power to mechanize production. The Second used electric power to create mass production. The Third used electronics and information technology to automate production. Now a Fourth Industrial Revolution is building on the Third, the digital revolution that has been occurring since the middle of the last century. It is characterized by a fusion of technologies that is blurring the lines between the physical, digital, and biological spheres.”

“a dynamic two-way flow of power and authority based on knowledge, trust, credibility and a focus on results, enabled by interconnected people and technology.”


Autres sources :
The evolving meaning of the 'I' in CIO (20/07/2015)
Peter Hinssen, "The four I's" (The New Normal book, 2010)

En cours à l'Administration communale d'Ixelles !

Maison Communale d'Ixelles

Ca bouge à l'Administration communale d'Ixelles ! Que s'y passe-t-il donc ? Tout d’abord, le système d’exploitation Novell (et tout ce qui est lié à Novell) fera l’objet d’une migration vers le système d’exploitation Microsoft. Cela implique aussi que la plateforme E-mail, actuellement basée sur Novell Groupwise, sera migrée vers la plateforme Microsoft Exchange, à savoir Outlook pour les postes d’utilisateurs.

Détail important

La plateforme E-mail sera toujours gérée par le service Informatique interne (Ixelles), mais sera hébergée dans le centre de données régional du CIRB (Centre d’Informatique pour la Région Bruxelloise). Cette action nous garantira les capacités, la sécurité, la performance et la stabilité d’un environnement régional avec l’option importante de pouvoir profiter du nom de domaine « .brussels ».

Ainsi, tous les employés de la Commune disposeront d’une adresse e-mail « @ixelles.brussels » ou « @elsene.brussels ». L’ancienne adresse e-mail restera encore disponible pendant un bon bout de temps (mi-2017) pour faciliter le changement des contacts et permettre s’orienter, petit à petit, vers une nouvelle adresse email.

Par ailleurs, la capacité de la boîte aux lettres se verra augmentée (x4), de même que la taille des fichiers qu’on pourra envoyer en pièces jointes (x3).

Evolution

Une autre évolution importante, faisant partie de la migration de Novell vers Microsoft, consistera en la réorganisation de la structure des répertoires sur les serveurs vers une structure identique à la nouvelle structure communale. En deux mots, cela signifie que la structure actuelle sera supprimée au profit des noms de départements/services tels que prévus dans l’organigramme. De plus, on sera automatiquement dirigés vers les répertoires/dossiers conformes à son emplacement dans l’organigramme. Des moyens de collaboration faciles et sécurisés entre services et même entre départements seront réalisés pour répondre au mieux aux besoins existants.

L’idée à la base de la modernisation du réseau est de garantir une stabilité, une disponibilité et une performance de haut niveau. Toute l’architecture devra donc être revue, et cela implique un impact temporaire sur la disponibilité du réseau. Les débranchements et reconnexions des câbles physiques auront lieu le plus possible en dehors des heures de travail pour garantir une disponibilité du réseau, de même concernant la migration des données (mails, dossiers…).

Le premier projet, consistant en la modernisation de tout le matériel (serveurs/stockage) et la migration vers un environnement informatique basé sur les systèmes de Microsoft, se terminera, nous l'espérons, fin juillet. La migration de l’environnement E-mail se déroulera en deux étapes. Fin juillet, la migration de Groupwise vers Exchange sera completée, mais l’environnement sera toujours hébergé à Ixelles. L'étape de migration de l'environnement E-mail vers le centre de données régional, qui impliquera le raccordement au domaine « .brussels », se déroulera fin 2016.

Le deuxième projet, consistant en la modernisation du matériel réseau à la Maison Communale, est en cours. Les autres bâtiments suivront dans les mois qui viennent.
 

Du Problem management à la « falaise de verre » ?

un problem manager au féminin

Alors qu’on me demande d’écrire un article sur le Problem management, voilà que je tombe sur un article  du Monde intitulé « Embauche-t-on les femmes quand ça va mal ? ».

L’approche pour la forme sera donc d’éclaircir quelques notions sur le Problem management, tout en articulant pour le fond avec les concepts de psychologie organisationnelle introduits dans l’article du Monde. Vivons curieux !

Finalement, qu’est-ce qu’un Problem manager ? Son rôle est de gérer des situations qui vont mal, justement ! Ces situations sont soit des incidents récurrents, c’est-à-dire qui reviennent régulièrement sans qu’une solution définitive ne soit apportée, soit des incidents potentiels, c’est-à-dire qui ne se sont pas encore produits mais dont on a identifié le risque qu’ils se produisent dans l’avenir. Le rôle du Problem Manager est donc d’identifier la « root cause » des incidents, qu’ils soient récurrents ou potentiels, et d’y apporter une solution définitive.

L’incident récurrent est, par exemple, une situation où plusieurs utilisateurs se plaignent que la synchronisation entre Efficy et Outlook ne fonctionne plus. Le rôle du Problem manager sera d’identifier la cause avec les parties prenantes, d’apporter la solution définitive, d’assurer sa mise en œuvre et son suivi.

L’incident potentiel est, par exemple, lorsque l’on constate que l’espace de stockage utilisé d’un serveur est à 95% depuis plusieurs semaines, sans qu’aucune action ne soit prise pour réduire l’espace utilisé. La proactivité du Problem manager permettra d’identifier ce risque et d’avertir les équipes concernées afin qu’il fasse le nécessaire avant qu’un incident ne se produise.

Le rôle du Problem Manager n’est pas toujours perçu comme ayant une utilité immédiate au sein d’une organisation, alors que ses actions combinées à celles d’autres acteurs apportent une réelle plus-value quant au maintien du niveau de service. Afin de réduire le nombre d’incidents, le Problem Manager est ainsi amené(e) à coordonner différentes équipes, alors que ces équipes n’ont ni les mêmes intérêts, priorités, ligne hiérarchique, etc. La tâche du Problem manager peut, dès lors, s’avérer compliquée.

Au CIRB, le Problem manager est une femme

C’est ici que j’ai envie de rebondir sur le Problem management assumé par une femme au CIRB et pour y introduire le concept de « falaise de verre », en référence au « plafond de verre », concept qui désigne la difficulté pour les femmes d’atteindre des postes à responsabilités.

L’étude britannique relayée par Le Monde démontre que les femmes assument plus volontiers des fonctions à risques que les hommes, mais qu’elles ne sont pas pour autant récompensées. Les deux chercheurs britanniques Michelle Ryan et Alexander Haslam ont introduit le concept de « falaise de verre » pour expliquer qu’en prenant le risque d’assumer une fonction reconnue comme compliquée, elles augmentent le risque d’échec, et donc de chuter, d’où l’expression « falaise de verre ».

D’autant plus qu’une étude PwC  démontre que les organisations sont moins clémentes à l’égard des femmes puisqu’elles seront congédiées plus facilement qu’un homme.
Dans la fonction de problem management, le risque est donc grand de chuter, c’est-à-dire de ne pas être capable de mener à bien sa mission, car cette mission dépend fortement de la bonne volonté d’autres acteurs.

Plus largement, on voit des femmes accéder à des postes à responsabilités quand l’organisation est en crise (pensons à Theresa May qui succède à David Cameron et qui devra gérer le Brexit, à Hillary Clinton, ou encore à Angela Merkel). Pourquoi donc, alors que l’ascension professionnelle des femmes est symboliquement arrêtée par le célèbre plafond de verre, ces femmes arrivent-elles à prendre une place dans les moments de crise ?

Une des hypothèses avancées est qu’une fois que le modèle dominant, c’est-à-dire un homme qui occupe un poste à responsabilités, ne fait plus ses preuves, on cherche une solution innovante. Cette solution innovante serait donc de promouvoir une femme. D’autant que le stéréotype de la femme qui saura prendre soin des autres, influence la perception selon laquelle les femmes sont des leaders idéales dans les situations compliquées.  

Après le plafond de verre, les femmes doivent-elles aussi se méfier de la falaise de verre ? Voilà de quoi alimenter vos discussions à l’heure de l’apéro ! :-)

Bonnes vacances !

SAM, un nouveau métier de l’IT (enfin) ?

SAM, un nouveau métier de l’IT

Savez-vous exactement quels logiciels sont installés sur votre PC ? Le savez-vous par expérience, par paiement de factures d’abonnement ou d’achat de licences, ou à travers un outil d’inventorisation ? Vous êtes sûrement du genre à suivre plusieurs sites technologiques vous suggérant l’un ou l’autre graticiel ou partagiciel en vogue ? Ou encore mieux, vous êtes un adepte des logiciels libres que vous modifiez à votre guise, c’est ça ? Et dans tout ce qui précède, vous avez lu et approuvé les conditions d’utilisation, correct ? Bien sûr, ceci est un vieux débat et vous me répondrez « so what ? ». Ok, je vous entends, vous assumez.
Par contre, si je transpose ces mêmes questions vers la masse croissante de serveurs hébergés dans le Data Center régional qui délivrent les services IT rendus aux administrations et au grand public de la Région, « so what ? » n’est pas une réponse acceptable. Saviez-vous que le coût de maintenance de licences est plus important que le coût de la maintenance matérielle à l’heure actuelle ? On tend vers du 2/3 "licences" pour 1/3 "matériel" !

Je coupe tout de suite court au débat du logiciel libre vs logiciel propriétaire à ce niveau : si, en tant que prestataire de services IT, nous voulons rendre un service professionnel garanti, nous avons bien besoin de couvrir nos environnements par des contrats de support professionnels. Que faire, par exemple, en adoptant une version communautaire d’un logiciel pour un système de production dont le noyau dur des développeurs-contributeurs décide d’un moment à l’autre de créer leur propre « fork » et d’abandonner le projet original ? Qui va supporter la solution à ce moment-là ? Voilà une raison importante pour nous tourner vers du support entreprise, même pour le logiciel libre, qui n’est donc pas si gratuit que cela, on l’aura dit.

Qu’il soit clair que l’ensemble des logiciels installés et couverts soit par un contrat de licence (logiciel propriétaire) soit par un contrat de support ou de souscription (logiciel libre) viennent avec leurs propres conditions d’utilisation, qu’il convient de respecter dès le début. Plusieurs logiciels présentent une facilité d’installation (du « clic clic clic » sans demander la moindre clé de licence) et de déploiement automatisé (images, réutiliser x fois la même clé de licence, …) qui font que les techniques ne sont pas nécessairement conscients que chaque clic pourrait signifier « betalen » ! Et l’éditeur de logiciel comme les intégrateurs ont besoin de faire du chiffre. Là où, par le passé, il suffisait de couvrir un serveur physique par une licence appropriée, l’arrivée de la virtualisation et du cloud ont fait que « le serveur » n’est plus une unité de mesure pertinente : on a basculé dans un mode d’assemblage et de consommation de ressources mémoire, CPU et disque.

Plusieurs éditeurs de logiciels se sont positionnés complètement différemment par rapport à cette évolution. Ainsi, certains réclament une couverture des CPU physiques en dessous de la capacité de virtualisation potentiellement utilisable, alors que d’autres regardent l’exposition du produit final en comptant le nombre d’utilisateurs finaux d’une solution, peu importe le nombre de serveurs ou le type d’environnement (production vs non-production). Et à l’évolution toujours plus rapide du marché, ces mêmes éditeurs ont le droit de changer de modèle de licensing en cours de route, bien entendu. Lisez également entre les lignes : la politique de licence pèse activement sur la stratégie de virtualisation et de cloud, voire même elle peut influencer l’architecture applicative et d’infrastructure, nous forçant à être créatifs pour mettre en place un système « license friendly ».
Bon, vous me suivez toujours ? Comment garder trace de tout ceci, sans ignorer les aspects de gestion budgétaire et de marchés publics ?

SAM

C’est là qu’un SAM mérite absolument sa place. Le SAM ou « Software Asset Management » est un nouveau métier qui se développe sur le marché. De plus en plus de sociétés prévoient un ou plusieurs license & contract managers pour veiller au bon respect des licences et ce durant tout le cycle de vie d’un service, dès sa conception, à travers sa mise en place à l’opérationnel au jour le jour. Savoir quel type de licence peut être installé à quelle fin sur quel type d’équipement, c’est devenu une spécialisation. Travailler de manière « license friendly » (= TCO maîtrisé), rester « audit proof » (= responsabilité juridique de nous tous), c’est plus qu’un défi aujourd’hui. En parallèle, nous assistons à un nouveau marché qui se développe à côté des grands éditeurs du marché, qui ne semblent plus s’y retrouver eux-mêmes dans leurs propres contrats. C’est que des distributeurs et des intégrateurs proposent des services de « license optimisation », services rendus par des gens qui se font certifier dans le licensing d’un portefeuille de produits.

Garder une vue sur l’ensemble de la base installée, savoir donner des conseils quant à ce qui est possible ou pas d’un point de vue licence pour x produits, optimiser sa gestion budgétaire, optimiser ses contrats globaux, voilà les tâches principales d’un SAM interne, un poste indispensable qui se rembourse tout seul, il me semble. Si nous équipons ce SAM d’un outil approprié permettant de croiser la base installée avec la base contractuelle et le droit d’utilisation y afférant, voilà que nous avons de quoi nous rendre complètement en règle par rapport à l’ensemble des contrats et des licences.
Voilà un autre métier de l’IT qui n’est pas du tout technique au départ …
 

Le numérique au musée

les nouvelles technologies au musée

La dernière innovation en date - une première en Belgique - est à découvrir depuis le 18 juin au sommet de la butte du lion de Waterloo : des lunettes 3D assorties d’un casque audio permettent désormais au visiteur de revivre à 360° les mouvements des troupes napoléoniennes et alliées, les charges de cavalerie, …

Les nouvelles technologies au service de l’art, de l’histoire ou de la science ne relèvent plus du gadget. Même si les avancées en la matière restent assez timides en Belgique – beaucoup d’institutions sont encore au stade de l’audio-guide - elles n’en demeurent pas moins significatives : parmi d’autres institutions, le STAM (Gand) et le Musée des Lettres Manuscrites (Bruxelles) se sont équipés de tables multitouch ; le Mons Memorial Museum (Mons) a choisi le principe de l’hologramme 3D ; la nouvelle scénographie de In Flanders Fields (Ypres) fait notamment la part belle aux bracelets interactifs tandis que le Musée Magritte (Bruxelles) s'est équipé de visioguides en trois langues des signes. Les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, quant à eux, définissent l’exposition-phare Bruegel. When art meets technology comme le résultat d’une « […] profonde réflexion sur les changements en cours dans le domaine de la muséologie, à l’ère du digital. »

Vous avez dit "révolution" ?

Quelle est la finalité de ces nouvelles technologies de l'information et de la communication qui envahissent lentement mais sûrement nos institutions et musées ? Ces procédés se veulent généralement une nouvelle forme de médiation entre le musée et le visiteur. Il s'agit indéniablement d'un facteur d'attractivité pour séduire de nouvelles cibles, plus jeunes, peu ou moins intéressées de prime abord par l'expérience muséologique. Comme le souligne Vincent Delvaux,  « [l]e multimédia, le numérique est réellement une réussite quand il est intégré, invisible, pensé en transversal, en synergie avec les oeuvres. il doit promouvoir l'approche émotionnelle, sensorielle, l'expérience augmentée, démultipliée. »*

La recette du succès

Point de départ fondamental de toute tentative d'association entre la sphère muséologique et l'univers des NTIC : les nouvelles technologies de l'information et de la communication sont à mettre au service d'un message et d'un contenu. Mesdames et Messieurs les commissaires d'exposition, attelez-vous à les définir et à les alimenter avant toute autre préoccupation, sans quoi tablettes interactives, impressions et projections 3D, applications dédiées et balises de géolocalisation se limiteront au seul aspect attractif de leur utilisation... On passe alors de dispositifs en dispositifs pour manipuler des boutons, sans parvenir à comprendre la finalité de ces opérations et le visiteur, vite lassé, passe inmanquablement à côté de l'essentiel.

Concentrons-nous donc, avant toute chose, sur que l'on souhaite communiquer avant d'imaginer les moyens et les technologies pour le faire ! Ces dernières ne devraient jamais servir à pallier les lacunes de contenu. L'avertissement vaut, encore et toujours, la peine d'être répété, car c'est encore et trop souvent là que le bât blesse.

Ceci dit, attelons-nous également au problème que pose notre tradition muséologique. Les modes de représentation des connaissances évoluent avec le temps, et nos institutions au service de la culture et de la diffusion de la connaissance ne peuvent en faire fi !

L'espace muséal doit s'actualiser, se renouveler, se réinventer. Il est donc parfois nécessaire de dépasser la tradition de manière à laisser davantage d'espace à l'imagination ainsi qu'à la création, sources d'émotion.

Les solutions technologiques doivent donc trouver une place équilibrée au musée, tout au service d'une oeuvre et d'un message à véhiculer. Et pour que cette intégration puisse être réalisée dans le cadre d'une réflexion pertinente à moyen et long termes, muséographes et scénographes devraient être idéalement sensibilisés voire formés aux nouvelles technologies de l'information et de la communication : la non-utilisation de nouveaux procédés relève souvent d'un simple manque d'information des responsables muséaux...*

La rencontre de la sphère muséologique et de l'univers des TIC devient donc inévitable et c'est tant mieux ! Le projet CHESS (Cultural Heritage Experiences through Socio-personal interactions and Storytelling) s'intéresse depuis 2011 à leur interaction réciproque. La création de réseaux entre équipes muséales et technologiques est en train de se faire également à travers la Belgique avec le projet Museomix : durant trois jours, des équipes pluridisciplinaires se retrouvent dans le cadre d'un musée pour créer ensemble des prototypes de médiation muséale, c’est-à-dire des dispositifs interactifs qui visent à enrichir l’expérience du visiteur. Les prototypes une fois réalisés sont présentés au grand public.

Envie d'en savoir plus sur Museomix et de participer à cette aventure ouverte à tous ? Vous êtes codeur, médiateur culturel, responsable de contenu, communicateur ou graphiste? Venez tester le concept le 29 juin au MAS à Anvers!

 

*Brigitte Doucet, Nouvelles technologies et musées. Oui mais comment et pour quoi faire? www.regional-it.be, 07/07/14.

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