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ORBIS… tous les chemins partent de Rome

page d'accueil d'ORBIS

Lorsque la sortie du dessin animé « Le Domaine des dieux », tiré d’un des albums les plus savoureux de la saga d’Astérix le Gaulois et de son compagnons Obélix, a été annoncée, je me suis écrié avec enthousiasme : les revoilà enfin, par Toutatis !

Mais au-delà des aventures de nos deux héros, je retiens une image particulièrement saisissante qui apparaît au début de chaque album. Cette image montre en pleine page une carte de la Gaule transpercée par une enseigne de légionnaire romain. Même si la résistance de quelques irréductibles gaulois a pu contrarier Rome, ce dessin illustre à merveille la mainmise de la cité impériale sur les territoires conquis.

À l’école, on nous avait expliqué que cette conquête ne s’était pas faite de manière désordonnée. Pour illustrer cela, on nous avait parlé des chaussées romaines comme celle qui reliait Bavay à Cologne, en mettant en évidence leur tracé rectiligne. On nous avait précisé que cette chaussée s’inscrivait dans un vaste réseau de communication qui avait permis l’expansion de l’empire. Cependant, à part quelques cartes à très petite échelle qui figuraient dans nos manuels scolaires, je ne me souviens pas d’avoir vu une représentation précise de ce réseau.

Plus tard, avant de devenir géomètre, j’ai appris que les romains avaient perfectionné les techniques d’arpentage pour borner et cadastrer les territoires conquis. Ils mettaient ainsi en œuvre l’adage selon lequel si tu veux connaître un pays, tu dois d’abord le mesurer. Pour accomplir cet objectif, les arpenteurs romains commençaient par orienter et implanter deux grands axes perpendiculaires - le decumanus maximus et le cardo maximus – qui servaient ensuite à organiser un découpage systématique du terrain préalable à son urbanisation. Des traces de cette organisation persistent dans beaucoup de nos villes. Les quadrillages qui résultaient de ces travaux pouvaient couvrir des zones de plusieurs dizaines de kilomètres carré. Toutes ces opérations étaient réalisées avec des instruments de mesure et avec des moyens de calcul qui paraissent bien dérisoires à l’heure du GPS.

Malgré toutes ces connaissances, il manquait, selon moi, une image concrète permettant d’appréhender la logique du tracé des voies de communication  au sein de l’empire romain. La réponse est venue de l’Université de Stanford qui a conçu le projet ORBIS (le monde en latin). Ce projet se présente sous la forme d’un site internet développé par des chercheurs provenant de diverses disciplines (histoire classique, géographie, informatique…).

Comme Google maps pour notre monde contemporain, ORBIS permet de voyager à travers l’empire romain et de calculer des itinéraires d’un point à un autre en se basant sur différents types de données (sites et voies de communication) et en fixant certains critères pour les déplacements (type de voyageur, saison, type d’itinéraire…).

Au lancement du projet, en 2012, le réseau était constitué de 632 sites historiques identifiées par leurs noms latins, dont 301 représentaient des ports. Tous ces sites sont reliés entre eux par des lignes qui symbolisent non seulement des routes terrestres représentant environ 84.500 km mais aussi des voies navigables sur mers et sur divers cours d’eau. Ce réseau permet ainsi de calculer des déplacements multimodaux. Parmi les critères à la base des calculs, il est possible de choisir la saison à laquelle on envisage le déplacement ainsi que le mode de transport. Celui-ci s’exprime par le nombre de kilomètres susceptibles d’être parcourus en une journée. Le système permet également d’introduire un niveau de priorité : chemin le plus rapide, le plus court ou le moins cher. À la fin des calculs, le site affiche l’itinéraire parcouru ainsi qu’une estimation du temps nécessaire pour effectuer le voyage. Les résultats sont accompagnés de différents graphiques et il est possible d’exporter les données vers d’autres logiciels.

Le réseau couvre l’ensemble du territoire de l’empire tel qu’il existait aux alentours de l’an 200 après J.C. Sur un axe Est/Ouest, il s’étendait à cette époque de l’extrémité occidentale de l’Espagne à l’extrémité orientale de la Mer Noire et du Nord de l’Angleterre aux côtes de l’Afrique du Nord sur un axe Nord/Sud.

La réalisation d’ORBIS a été rendue possible par l’exploitation de données provenant d’un magnifique atlas, le « Barrington Atlas of the Greek and Roman World », réalisé sous la direction de Richard J. A. Talbert et publié en 2000 par les éditions de la prestigieuse Princeton University.

Deux universitaires français ont illustré et commenté de manière ludique le fonctionnement d’ORBIS dans un article publié en ligne dans la revue Mappemonde. Ils y décrivent comment ils ont simulé le périple d’Astérix et Obélix à travers la Gaule tel qu’il est raconté dans l’album « Le Tour de Gaule d’Astérix ». Pour rappel, le défi, pour nos deux compères, consiste à franchir la palissade qui boucle le village gaulois pour ramener, après avoir fait un tour de Gaule, les spécialités gastronomiques de 12 villes différentes. Selon nos deux chercheurs, ce défi a pu être accompli en +/- 80 jours.

Dans un autre registre, on pourrait très bien simuler, me semble-t-il, l’itinéraire emprunté par Hannibal avec son armée et ses éléphants pour assiéger Rome en partant d’Espagne et en passant par les Pyrénées et les Alpes afin d’obtenir une estimation réaliste de la durée de cette expédition extraordinaire.

Si un voyage dans le temps vous intéresse, ORBIS constitue un moyen idéal pour découvrir de manière interactive l’empire qui s’est constitué au départ de Rome, voici plus de 2.000 ans. Et si, après cela, vous souhaitez vous détendre un peu, n’hésitez pas à vous précipiter vers le cinéma le plus proche (Google Maps pourra vous y aider…) pour visiter virtuellement, en 2D ou en 3D, « Le Domaine des dieux » en compagnie d’Astérix et Obélix, de leurs acolytes gaulois et de leurs adversaires romains

La transition numérique : mythe ou réalité ?

L’accord politique régional a permis de prendre conscience de la nécessité de la mise en œuvre de la transition numérique.
Le mythe porte sur le fait qu’il faut engager une nouvelle étape : la réalité, c’est que depuis 25 ans, le CIRB porte à bras-le-corps le passage d’une société du papier à une société technologiquement avancée.
Souvent, de grands projets de transformation de la société manquent leur objectif par manque de souffle à long terme. Il n'est pas difficile de rester motivé, mais à mesure que le temps passe, les vieilles habitudes ont tendance à reprendre le dessus.
Le CIRB a organisé cette transformation numérique et l’a encadrée en mobilisant ses ressources, en focalisant les investissements IT, en mesurant et surveillant les progrès accomplis mais, surtout, en proposant constamment de nouvelles étapes.
Le gouvernement a reconnu ce travail en nous chargeant de mettre sur pied une convention numérique qui se tiendra le 3 juin 2015 et de lui faire, à l’issue de celle-ci, des propositions pour l’harmonisation des objectifs de la transition numérique. Les innovations que le CIRB porte ne devront donc pas seulement se poursuivre mais s’accélérer en 2015 !

Sur l’Onde de Choc

Sur l'Onde de Choc, couverture de l'édition française

2010. Le monde est « smart », géré par des ordinateurs. Les sectes prolifèrent. Les adolescents vivent en tribus. Les travailleurs sont tellement flexibles qu’ils changent de lieu de vie comme de chemise et ne s’attachent plus à rien. Le stress engendré par ce mode d'existence se combat à coup de neuroleptiques. Les humains s’épanchent auprès de la Trompe d’Eustache, un numéro vert où l’on peut tout dire sans être jugé. Les téléphones s’appellent des viphones et permettent d’effectuer toutes les opérations courantes. La course aux armements est remplacée par la course aux cerveaux que l’on repère très tôt dans un enseignement volontairement médiocre. La fracture numérique sépare ceux qui ont accès et maîtrisent les données et ceux qui n’y ont pas accès.

Dans ce monde, Nick Haflinger est ce que nous appellerions un hacker : hyperdoué programmant des « couleuvres » informatiques qui effacent toutes ses données d’identité et lui permettent de s’en inventer une nouvelle. A quoi cherche-t-il à échapper ainsi ? Et y échappera-t-il ? Vous le saurez en lisant ce roman de l'anglais John Brunner écrit en 1975 qui préfigure de façon étonnante les dérives de la technologie et de l’économie à outrance. La puissance de vision de Brunner est impressionnante à une époque où les téléphones étaient fixes, les ordinateurs occupaient des étages entiers, le réseau Arpanet connu des seuls initiés et où l'on ignorait à quel point l’informatique entrerait dans notre quotidien. Largement basé sur les hypothèses développées par le futurologue Alvin Toffler dans le « Choc du futur » en 1970,  la force de Brunner est de nous immerger d’emblée, par une narration éclatée dans un monde à la fois proche et décalé avec sa culture, ses codes et ses différents points de vues.

Devenu culte, cet excellent roman de « prospective fiction »- puisqu’une bonne partie de ce qu’il y est décrit est ou est en passe de devenir réel - est une lecture passionnante et salutaire pour ceux qui veulent réfléchir à l’utilisation de la technologie et à la réflexion éthique qui doit nécessairement accompagner le développement de celle-ci.

John Brunner, Sur l’Onde de choc, J’ai Lu (dernière réédition en 2001) et en fouinant sur la toile vous pouvez également le trouver en format électronique…

Accéder aux données des administrations : un rêve inaccessible ?

Restricted area

En 2004, j'avais été approché par une société qui souhaitait commercialiser des données détenues par des administrations régionales bruxelloises. Cette société revendiquait l'obtention de toutes les données publiques bruxelloises en vertu de la directive européenne 2003/98/CE surnommée « PSI » (Public Secteur Information), entrée en vigueur le 31 décembre 2003.

A l'époque, j'aurais été bien en peine de fournir la moindre donnée puisque la directive n'avait pas encore été transposée. C'est finalement le 8 avril 2008 que cette ordonnance tant attendue est entrée en vigueur.

Faute d'un cadre juridique clair, les institutions publiques étaient jusqu'alors fort réticentes à l'idée de fournir les données en toute transparence, entre autres par crainte des conséquences juridiques et potentiellement financières.

Mais au fait, que dit la directive exactement ?

Que les informations détenues par une autorité publique, sauf exceptions, doivent être mises à disposition de tous les intéressés qui en font la demande par écrit, sans distinction, et de préférence sous forme électronique. Les autorités publiques peuvent assortir leur mise à disposition de conditions, y compris tarifaires, qui ne peuvent toutefois entraîner aucune discrimination ni aucune entrave à la libre concurrence. Les autorités publiques doivent s'organiser pour faire connaître les données disponibles et les conditions d'accès. On trouve tout naturellement, parmi les exceptions:

  • les données à caractère personnel (à moins que l'autorité publique responsable ne procède au préalable à une anonymisation),
  • les données relevant de la protection de la sécurité nationale, de la défense, de la sécurité publique,
  • les données sur lesquelles des tiers détiennent des droits de propriété intellectuelle.

Les objectifs visés par la Commission européenne étaient

  • de garantir des conditions équitables, proportionnées et non discriminatoires pour l'accès  aux données,
  • de limiter les distorsions de concurrence,
  • de promouvoir la réutilisation de documents publics et la création de produits et de services d’information par des entreprises privées en vue de produire de l’information à valeur ajoutée,
  • de développer les moyens modernes d’accès à l’information et à la connaissance en général.

Utopique ?  L'avenir nous le dira peut-être…

Et l'ordonnance ?

L'ordonnance n'a transposé cette directive que de manière partielle, certaines modalités devant être précisées par arrêté. Tout particulièrement, l'ordonnance accorde un pouvoir d'appréciation discrétionnaire aux autorités publiques pour autoriser la réutilisation des données, dans un cadre déterminé par cet arrêté. La procédure à suivre pour obtenir les données ainsi que le délai de traitement devaient également être déterminés dans l'arrêté. À ma connaissance, cet arrêté n'a toujours pas vu le jour. En revanche, l'ordonnance précisait que les données qui étaient rendues accessibles devaient être répertoriées et publiées sur le portail de la Région de Bruxelles-Capitale.

Pas totalement transposée mais déjà révisée…

Entre-temps, la directive européenne a subi une révision qui a été adoptée le 26 juin 2013, comportant entre autres :

  • l’obligation de rendre réutilisables tous les documents d’origine publique, sauf exceptions ;
  • l’élargissement du champ d’application aux bibliothèques, y compris les bibliothèques universitaires, aux musées et aux archives;
  • la limitation des redevances aux coûts marginaux de reproduction, de mise à disposition et de diffusion, à moins de produire une justification basée sur des critères objectifs, transparents et vérifiables;
  • l’encouragement à l'utilisation de licences ouvertes qui devraient à terme devenir une pratique courante dans toute l'Union;
  • le développement de formats ouverts, lisibles par machine, avec les métadonnées facilement ré-exploitables.

Cette révision doit être transposée au plus tard le 18 juillet 2015.

OpenData

Heureusement, certaines administrations n'ont pas attendu l'entrée en vigueur de l'arrêté et rendent certaines données  accessibles  sur Internet gratuitement dans le cadre d'une licence ouverte inspirée de la licence française Etalab. Cette initiative s'inscrit dans un mouvement global mieux connu sous le nom de « OpenData » et qui touche au droit démocratique du citoyen à accéder aux informations publiques.

Espérons que toutes les autres institutions publiques leur emboîtent le pas.

Mon au-delà numérique !

testament digital

Nous sommes la première génération à avoir stocké un nombre important de données en ligne. En cette fin de mois de Toussaint où l'on pense à nos chers disparus, avez-vous songé à prendre des dispositions pour votre au-delà numérique ? Qu'adviendra-t-il de votre compte LinkedIn ou de votre page Facebook après votre mort ? Et de vos achats sur iTunes ou pour votre Kindle ? On voit aussi émerger la notion de « Testament numérique ». Allez, on fait un petit tour de la question, même si c'est pas à ... mourir de rire !

Mes accès en ligne ?

Accéder en ligne à mon compte bancaire, à mes abonnements à des magazines ou à la version tablette d'un quotidien, à mes places de spectacle chez Sherpa ou Ticketmaster, à mon compte Paypal... je suis connectée pour des tas d'aspects de ma vie privée. Ces infos sont stockées auprès d'entreprises privées : que deviennent-elles après ma mort ?

Normalement, ces prestataires devraient accéder à la demande de mes héritiers de fermer ces comptes ou de leur transmettre mes mots de passe (éventualité moins certaine, quand même)... s'ils prouvent leur qualité d'héritier et disposent d'un acte de décès.

Mais encore faut-il que mes héritiers soient au courant que je dispose de tout ça. Donc - et c'est valable pour tous les aspects qui seront traités dans ce post - le mieux est de rassembler toutes ces infos de son vivant et de le déposer avec son testament, sous enveloppe fermée, chez le notaire. Coût : entre 140 et 240 €.

Il existe aussi des sites qui permettent de laisser un testament numérique ou de rassembler dans un coffre-fort digital tous ses mots de passe. Mais une rapide recherche sur internet montre que plusieurs d'entre eux sont déjà eux-mêmes morts ! Difficile, effectivement, de prévoir que le site en question vous survivra.

Quid des médias sociaux ?

Facebook, si prompt généralement à fermer des comptes dès qu'on y aperçoit un bout de sein ou de fesse, se fait, par contre, tirer l'oreille pour clôturer des comptes de personnes décédées (et je parle d'expérience). Normalement, avec un acte de décès, FB fermera l'accès à la page, dans un délai plus ou moins court. Mais n'oubliez pas de demander aussi l'effacement de toutes les données. Vous pouvez transformer la page en « Mémorial », comme ils disent chez FB. Les amis peuvent encore accéder au profil du défunt (dont certaines parties sont, malgré tout, rendues inaccessibles) pour y laisser petits mots et témoignages. Ces démarches sont accessibles en ligne grâce au formulaire idoine. Twitter supprime également le compte d'une personne décédée, moyennant l'envoi de tous les documents nécessaires au siège de San Francisco. Chez LinkedIn, apparemment, pas besoin d'être héritier direct du défunt. Collègues ou amis peuvent demander la fermeture de la page via ce lien. On espère, bien entendu, que LinkedIn se charge des vérifications avant de procéder à toute suppression malencontreuse de page.

Mes comptes mails ?

Depuis une bonne année, Google a mis en place un testament numérique, enfin plutôt un « gestionnaire de compte inactif ». Vous pouvez paramétrer votre compte pour qu'il soit fermé s'il n'y a plus de mouvement pendant un certain laps de temps (compris entre 3 et 12 mois) et pour choisir le devenir de vos données Gmail, Google+, Picasa, YouTube : suppression ou transmission à des contacts de confiance (maximum 10 personnes),

Chez Yahoo, on fermera le compte moyennant un acte de décès. Mais les données stockées (mails, photos, etc) ne seront envoyées aux héritiers que moyennant un acte notarié prouvant que vous êtes bien héritier du défunt.

Pour Hotmail / Outlook, après fermeture du compte vous pouvez demander à recevoir les archives dudit compte « sous la forme d'un DVD de données qui sera donc expédié au plus proche parent ». La procédure est quasi similaire : prendre contact avec le siège (ici, Redmond dans l'Etat de Washington) et fournir tous les documents... de préférence en anglais pour éviter tout problème.

Pourrais-je léguer mes achats en ligne ?

Vous vous êtes constitué une sacrée discothèque via iTunes... Et bien vous ne pourrez pas la léguer à vos héritiers. Cela découle d'une disposition des conditions générales (que vous avez, bien entendu, lues en détail et apprises par cœur !) : en achetant un morceau sur iTunes, vous n'achetez que le droit de l'écouter à volonté pendant 99 ans. Vous n'en n'êtes pas propriétaire, et donc forcément, vous ne pouvez pas les léguer !

Et quid de vos e-books achetés chez Amazone ou pour votre liseuse ? Raté aussi. Idem dans les conditions générales : « le contenu numérique téléchargé, notamment les e-books disponibles pour Kindle, ne peut être revendu, ni donné ni transféré entre comptes ». Na !


Bon, que toutes ces considérations ne plombent pas l'ambiance mais – autant que faire se peut – vous aident à prendre conscience de votre "éternité numérique" !

De mobile app is dood, leve de mobile app

ikoontjes

Persoonlijk ben ik nooit een voorstander geweest van die vervelende kleine ikoontjes op mijn smartphone die telkens wanneer ik een 3G-connectie (sue me, I'm old fashioned 4G is echt te hoog gegrepen voor deze jongen) maak, me alle op een blauwe maandag gedownloade mobile apps meteen actualiseert. Ja ja, in een gekke bui heb ik ooit een 100-tal apps binnengehaald die ik nooit of te nimmer gebruik.

Natuurlijk is Fix my Street een fijne creatieve manier om snel de straten en lanen in het Brusselse te laten herstellen wanneer ik een gat in de rijweg opmerk. Natuurlijk is mijn Belfius mobile app super handig om snel geld over te schrijven. Alhoewel iemand die mijn wachtwoord steelt, meteen ook toegang tot al mijn gegevens heeft. Echt veilig is het dus niet meteen. Natuurlijk is de mobile app van de MIVB waarmee je onmiddellijk de volgende trams, bussen of metro's op een bepaalde lijn ziet handig wanneer je op het perron staat te lanterfanten. Natuurlijk zijn check-ins op Foursquare een leuke gadget om iedereen meteen te laten weten waar je bent. Ook de inbrekers die tuk zijn op dat soort info. Dank je Tony.

En toch ik voel geen moment enig verwantschap met de mobile app wereld die steeds sneller draait om nieuwe apps die steeds meer mensen uiteindelijk ongebruikt op hun scherm laten. Misschien ben ik gewoon een oude zeur en heeft de digital native overschot van gelijk. Het is een generationeel probleem en ik word een oude zeur. Ik geniet voorlopig graag gewoon nog even het voordeel van de twijfel.

Ik verklaar dan ook de mobile app op sterven na dood. De mobile app is sowieso op zijn retour. Dat kon ik al netjes in de pers lezen enkele weken geleden. En dat aan de vooravond van het jaar waarin mobile payments volledig gaan doorbreken zoals me door diezelfde pers wordt onderwezen. Vandaag las ik ook nog dat betalen per bankkaart duurder wordt in 2015. « On n'arrête pas le progrès » zeggen onze Franstalige vrienden. Stuur ik u meteen met deze wijze woorden het bos in vanavond.

Tony De Coux
Mobile ma non troppo

Les Apps, ces petite icônes qui révolutionnent nos habitudes…

le smartphone au restaurant

Que ce soit pour écouter de la musique, pour communiquer, pour se déplacer, pour faire du sport ou tout simplement s’amuser, chaque propriétaire d’un smartphone ou d’une tablette les utilise quotidiennement.
Certaines d’entre-elles ont réellement modifié notre propre fonctionnement... Plus besoin de se procurer un plan du métro, l’ensemble des réseaux de transports en commun est disponible sur différentes apps. Plus besoin de se rendre chez le disquaire et tenter de fredonner tant bien que mal une chanson entendue à la radio, il suffit de la « shazamer » et de l’écouter en streaming. Un bon restaurant dans une ville peu connue ? Il y a encore des apps...

Il en existe tellement de sortes, ayant tellement de fonctions, qu’il est devenu impossible d’en énumérer toutes les possibilités. Et pourtant, est-ce que de savoir que le train aura deux minutes de retard par rapport à son arrivée théorique est vraiment une information capitale ? Finalement, quel en est l’intérêt ? On ne peut pas intervenir sur le retard, on ne peut que le constater et s’en plaindre.
C’est sympa d’avoir directement dans les oreilles une chanson entendue à la radio quelques minutes plus tôt, mais ne suis-je pas passé à côté d’un album de grande qualité ? Les conseils du disquaire ne m’auraient-ils pas fait découvrir un autre groupe du même style ?
Et me perdre dans une ville, n’est-ce pas le meilleur moyen de la découvrir ?
En jouant à « Angry Birds » dans le métro, les yeux scotchés sur l’écran de mon smartphone, est-ce que je ne passe pas à côté d’une rencontre inattendue ou d’une retrouvaille avec un vieil ami perdu de vue ?

Je dispose d’un smartphone, je ne pourrais probablement plus m’en passer mais je me pose régulièrement des questions quant à la valeur ajoutée de la plupart des apps et surtout l’opportunité de leur utilisation.
Lorsque je vois un couple au restaurant, chacun les yeux rivés sur son écran - sans la moindre gêne du peu d’interaction qu’ils ont l’un avec l’autre - et que je retrouve le lendemain des photos de leur soirée « en amoureux » sur Facebook, je suis consterné.
Conclusion, à force de contrôler chaque déplacement, de n’écouter que la musique que l’on veut, de chercher le restaurant le plus proche ou le mieux côté, de vérifier la météo annoncée pour les prochaines heures, d’enregistrer son parcours lors d’une promenade en vélo, d’aller contrôler l’état de son compte en banque, et de choisir un hôtel en fonction de la connexion wifi…, ne passe-t-on pas tout simplement à côté de choses primordiales dans la vie : l’inattendu, l’opportunité, la découverte, … ?
 

La vérité sur les déchets électroniques

e-déchets

Que deviennent les laptops, GSM et autres déchets électroniques lorsque nous les jetons?
En 2012, les Nations Unies ont indiqué que les déchets électroniques mondiaux ont atteint 65,4 millions de tonnes, soit l’équivalent de 11 fois le volume des grandes pyramides de Gizeh. Pour comprendre, voici 5 faits qu'il est bon de savoir :

Qu’appelle-t-on les déchets électroniques ou e-déchets ?

Les e-déchets consistent principalement en des pièces électroniques ou électriques provenant de GSM, téléviseurs, ordinateurs, batteries…

Où finissent les e-déchets ?

La plupart des déchets sont envoyés vers les pays émergents où ils sont triés, séparés et brûlés pour en extraire les métaux précieux, sans tenir compte des règles d’hygiène ou de sécurité élémentaires. Ils sont aussi envoyés dans les prisons pour y être traités.

Pourquoi est-ce important de les éliminer proprement ?

Les déchets électroniques contiennent de nombreux éléments potentiellement toxiques tels que le plomb, le béryllium (métal léger), le mercure et les polyvinyles (câblage des cartes électroniques), le brome (retardateur de flammes)… Pas moins de 60 éléments du tableau périodique composent un simple téléphone !

Que peuvent devenir les e-déchets ?

Ils peuvent être, bien sûr, reconvertis en pièces pour de nouveaux appareils mais aussi en bijoux, plaques de métal ou tout autre petit appareil électronique. Une société indienne en extrait aussi les métaux précieux (or, platine, sélénium) dans le but de les réintégrer dans le marché de l’électronique et d'en faire bénéficier d’autres petites entreprises locales.

Où se situe la « capitale » des e-déchets ?

Bien que la Chine soit le second plus grand producteur de déchets électroniques derrière les Etats-Unis, c’est aussi là que se trouvent la plupart des déchets mondiaux ! En effet, les routes de la ville de Guiyu sont jonchées de plastique, câbles et autres détritus… Une étude indique que sa pollution provient principalement de la combustion des cartes électroniques et de l’utilisation d’acide chlorhydrique pour y extraire le cuivre. Cette situation constitue, bien entendu, un danger réel pour ses travailleurs et ses habitants,  voire même pour les zones proches. D’autres études indiquent que la population de Guiyu présente des taux alarmants de plomb dans le sang, avec les conséquences que l'on peut imaginer pour sa santé...

Femme manager : pour ou contre les quotas ?

J’avais tant d'opinions à formuler, d'expériences et de ressenti à partager lors d’une récente interview au sujet du leadership féminin et de la différence entre le management masculin et le management féminin... Je me suis pourtant retrouvée muette quand la journaliste m’a interrogée sur le bien-fondé des quotas de femmes dans le top management, et notamment dans les conseils d’administration.
Après une petite recherche, j’ai dû constater qu’elles sont moins de 10%, à l’échelle européenne, à siéger dans les conseils d’administration. Au niveau belge, une femme sur 6 occupe une fonction de top manager dans l’administration fédérale, selon une étude du Selor. Je dois bien avouer que cela ne m’étonne pas plus que ça… Pendant cette même petite recherche, j’ai trouvé une directive européenne, adoptée par le Parlement du 20 novembre 2013, et qui porterait le nombre de femmes dans les conseils d’administration à 40% d’ici 2020 dans l’Union.

Se positionner par rapport à cette problématique est difficile…
D’un côté, le ‘laisser-faire’ pratiqué jusqu’à aujourd’hui n’a pas réellement permis à la gent féminine d’augmenter sa représentativité au sein des fonctions de top management. En conclure que cela est le juste résultat d’un processus de sélection normal me semble inexact.
D’un autre côté, légiférer pour pallier une sous-représentation féminine est-il le moyen adéquat ? Cela ne risque-t-il pas de déforcer la crédibilité des femmes managers, d’entacher leurs compétences, en tous cas la vision qu’en ont les autres?
Les opinions sont partagées… Ce qui est sûr, c’est que la situation actuelle n’est pas brillante. La toute récente composition du gouvernement fédéral ne plaide pas vraiment en faveur d’une ‘pseudo’ autorégulation de ce phénomène, ce qui est dommage.

A contrario, j’ai été agréablement surprise, récemment, par la nouvelle campagne de ‘rebranding’ d’une entreprise active dans les télécoms, et dont la top manager - vous l’aurez deviné - est une femme. Lancée de manière synchronisée sur tous les supports, avec une image relookée, jeune, dynamique et dans l’air du temps, cette campagne axée sur les gens a eu un bel impact (en tous cas sur moi) en matière de sentiment de rapprochement et de proximité ( oui, oui, c’est bien le mot qui m’est venu !).
Question de sensibilité sans doute….
Féminine sûrement.

L'équipe ou bien le logiciel "standard" ?

le facteur humain

Le CIRB s'est doté d'une équipe transversale pour rapprocher développeurs et opérateurs. Pour faciliter leur collaboration, l'équipe s'est focalisée, dans un premier temps, sur la standardisation des outils. Dans ce cadre, plusieurs questions liées aux logiciels "standard" se sont posées. Quel sera leur usage ? Quelle communauté est active autour de ces logiciels ? Quels supports sont disponibles pour ces logiciels ? Quelles connaissances sont requises pour les mettre en oeuvre ?

C'est là qu'un glissement s'est produit dans ce processus destiné à rapprocher les membres du personnel ainsi que les équipes entre elles : nous avons été confronté au facteur humain. En effet, la nouvelle transversalité des équipes et ce mode de fonctionnement collaboratif ont permis aux uns et aux autres de se rencontrer, de se découvrir davantage.
 
Et nous avons rencontré régulièrement plusieurs profils d'attitudes :

  • Je développe mes propres outils. Pas question d'utiliser ce qui ne vient pas de moi.
  • Je fais mon marché. Pas question d'utiliser les outils du groupe, ils ne répondent pas exactement à mon besoin.
  • Je n'imagine pas que mon collègue a le même besoin que moi.
  • Je ne comprends pas, mais vraiment pas le mode de fonctionnement de l'autre équipe. Mon équipe est la meilleure.
  • Je mets, voire nous mettons, en place une solution de contournement par rapport à une personne/une équipe parce que "c'est toujours la même chose avec lui/elle".

La mise en place de standards logiciels a donc mis en évidence la diversité des équipes. Au regard des attitudes rencontrées de manière répétée, peut-on encore parler d'équipes "standard" ?
Et vous, rencontrez-vous ces mêmes attitudes autour de vous ? Comment faites-vous pour gérer adéquatement ce genre de situation ?

Mon sponsor, mon boss

accord de sponsoring

Récemment, mon attention a été attirée par la notion de sponsoring dans un livre de Robert Dilts qui s’intitulait « Etre coach : de la recherche de la performance à l’éveil ». Laissez-moi vous exposer son propos et tout l’intérêt que cela peut avoir sur la motivation au sein des organisations.

Les notions de « sponsor » et de « champion » ne sont sans doute pas inconnues pour bon nombre d’entre vous. En effet, le recours à ce type de soutien est monnaie courante dans beaucoup de projets stratégiques ayant un impact important sur l’organisation. De manière générale, le sponsoring s’associe à la notion de promotion. Ainsi, une organisation qui sponsorise un projet fait la promotion de ce dernier en apportant les ressources nécessaires et en créant un contexte dans lequel les intervenants peuvent devenir performants, grandir et exceller.
Qu'en est-il du lien et de l’influence entre le sponsor et l’équipe projet ?
Les compétences et ressources du sponsor peuvent être assez différentes de celle de la personne ou du groupe en train d’être sponsorisé. Le sponsor n’est pas nécessairement un modèle de rôle pour l’individu ou le groupe. Il offre plutôt un contexte, de l’encouragement et des ressources qui permettent à l’individu ou au groupe de se focaliser pleinement sur leurs aptitudes et compétences. Le sponsor croit en l’autre. Il fait en sorte qu’il se sente important et lui montre qu’il peut faire une différence. Ainsi, le sponsoring s’exprime principalement par la communication de plusieurs messages-clés :

  • Vous existez. Je vous vois.
  • Vous êtes précieux.
  • Vous êtes important, spécial, unique.
  • Vous avez quelque chose d’important à apporter.
  • Vous êtes le bienvenu ici. Votre place est ici.

Ces messages identitaires portent sur l’individu même et non sur ce qu’il fait. L'importance de leur impact dépendra de la manière dont ils seront reçus par l’individu ou le groupe sponsorisé. L’intention recherchée est de susciter un sentiment d’appartenance, de reconnaissance ainsi que l’envie inconditionnelle.
Ci-dessous, nous mettons en parallèle les messages du sponsor et les réactions qu’ils suscitent chez celui qui les reçoit.

Je vous vois. Quand les gens sentent qu’on les voit, il naît chez eux comme un sentiment de sécurité. Ils ne ressentent plus la nécessité d’attirer l’attention. Ils se sentent alors soulagés et détendus.
Vous êtes précieux. Quand les gens savent qu’ils sont précieux et appréciés, ils éprouvent un sentiment de satisfaction.
Vous existez. Quand les gens sentent qu’ils existent et que leur existence n’est pas menacée, ils éprouvent le sentiment d’être en paix et centrés.
Vous avez quelque chose d’important à apporter La prise de conscience de cet apport engendre de la motivation et remplit la personne d’énergie.
Vous êtes le bienvenu. Votre place est ici. Se sentir accueilli génère un sentiment d’être « chez soi ». Cela engendre de la loyauté.

Bien sûr, ces messages ne seront pas communiqués tels quels mais il est important que la communication du sponsor (verbale et non-verbale, ce qu’il dit et ce qu’il fait) exprime clairement ce type de message. Ce n’est pas grand-chose, cela ne nécessite pas beaucoup d’effort mais l’impact peut être gigantesque sur l’individu qui reçoit ces messages.
A contrario, l’impact d’un sponsoring négatif peut être désastreux dans le chef des collaborateurs qui le reçoivent mais nous ne nous étendrons pas sur le sujet.
En conclusion, messieurs et mesdames les managers, vous êtes précieux et nous le sommes tout autant, soyez nos sponsors !

IPv6 : Le monstre du Loch Ness qui sort enfin de l’eau ?

passage de l'IPv4 à l'IPv6

Plus personne ou presque ne peut ignorer que l’ensemble des communications d’aujourd’hui se basent, dans leur grande majorité, sur le protocole IP.
Jusque 1999, on parlait simplement du protocole IP, sans devoir préciser qu’il s’agissant de l’IPv4.
L’IPv4 a été introduit en 1983 et est codé en 32 bits. Il a donné la possibilité de créer plus de 4 milliards d’adresses. Avec l’explosion des appareils connectés et des utilisateurs d’internet, les instances de régulation et de normes de télécommunications ont été forcées de constater que les adresses IPv4 allaient devenir une denrée rare. Et de fait, elles ont toutes été attribuées en date du 3 février 2009 (mais cela ne veut pas dire qu’elles soient toutes utilisées).
Donc en 1999, pour pallier au manque d’adresses, le protocole IPv6 a commencé à être déployé, basé sur un schéma d’adresses de 128 bits qui permet de créer 40 trillions de trillions de trillions d’adresses. L'objectif à terme était que l’ensemble des adresses IPv4 soient remplacées par des adresses IPv6, d’autant que les deux protocoles ne sont pas interopérables et que les appareils utilisant l’un ou l’autre protocole ne peuvent communiquer entre eux qu’en ayant recours à des passerelles spécifiques.
En 2011, une infime partie de adresses IPv6 a été attribuée par les organismes régulant les adresses IP, malgré le lancement de ce protocole 12 ans auparavant. En 2012, pour stimuler l’utilisation de l’IPv6, le « World IPv6 Launch » a eu lieu et marque le réel lancement de l’IPv6. Depuis lors, des organisations, entreprises ou particuliers n’ont plus qu’une présence  IPv6 sur le net. Et le  pourcentage de trafic internet en IPv6 augmente régulièrement : les plus grands fournisseurs de contenus tels Facebook ou Google, par exemple, tournent déjà avec l’IPv6.

Il est donc temps de se pencher sérieusement sur la transition de l’IPv4 vers l’IPv6, d’autant que cette transition ne se fera pas du jour au lendemain, et devra passer par une phase de coexistence avec l’IPv4 (la phase actuelle, en fait). Les entreprises qui ne font aucune démarche pour passer à l’IPv6 ne pourront également plus, à terme, communiquer de manière optimale avec des organisations utilisant uniquement l’IPv6. Le développement des usages d’internet sera aussi menacé si les fournisseurs d’accès ne peuvent pas offrir à leurs clients des services et connexions IPv6 ou si certains sites web ne sont soudainement plus accessibles aux internautes.
Si l'on rajoute à cela le développement exponentiel du nombre  d’outils connectés (et donc devant disposer chacun d’une adresse IP)*, il est clair qu’il est grand temps que l’ensemble des acteurs de l’internet, particuliers, entreprises, hébergeurs de site web, fabricants de hardwares, éditeurs de contenus, organisations en tout genre,… se mettent en ordre de marche pour pouvoir, dans les premiers temps, gérer des adresses IPv4 comme IPv6 et ensuite voir disparaître les adresses IPv4.
Tous ceux qui ne s’y prépareront pas dès maintenant courront probablement à la catastrophe dans un avenir plus ou moins proche et risquent de ressembler à des naufragés sur leur île, au milieu d’un océan de communications…

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* En juin 2014, Cisco, dans le cadre de sa prévision de trafic 2013-2018, prévoyait :

  • Un passage de 2,5 milliard d’utilisateurs internet en 2013 à près de 4 milliards en 2018, soit plus de la moitié de la population mondiale,
  • Un passage de 12 milliards d’outils connectés en 2013 à 21 milliards en 2018,
  • Globalement la vitesse de connexion fixe moyenne passera de 16 Mbps à 42Mbps en 2018,
  • En 2018 la vidéo représentera 79% du trafic contre 66% en 2013.

Référence : http://www.cisco.com/c/en/us/solutions/collateral/service-provider/ip-ngn-ip-next-generation-network/white_paper_c11-481360.html (consulté le 21 Juillet 2014)
 

Je suis un … informaticien !

métier : informaticien

Nous sommes en 2014, bien des années (15 ans ? 20 ans ?) après l’époque où un graduat en informatique formait ce qu’on appelle encore, de nos jours, un analyste-développeur.
Analyste-développeur… Voici un des nombreux intitulés que l’on peut attribuer aujourd’hui à un informaticien. Intitulé qui sème, avec ferveur et sans compassion, l'incompréhension et le doute dans le grand public ! Un exemple ? Vous auriez dû voir la tête de mon voisin qui m’a demandé de l’aide sur son ‘Messenger’, lorsque je lui ai répondu que je n’en savais rien du tout (limite kesako?). Notre étrange échange a ressemblé à peu près à ceci :
- Mais tu n’es pas informaticien ?
- Heu… ben si si !
- Et tu ne sais pas m’aider avec mon Messenger qui ne fait plus ses updates depuis que j’ai installé un black ice cracké ?
- Hem… En fait, ce n’est pas ça, mon métier ! Je suis responsable informatique …
- Ben, raison de plus, alors !

Réponse du tac au tac du berger à la bergère qui amena une évidente réponse de normand à la belge : "je vais me renseigner chez Microsoft et je vous tiens au courant dès que j’ai le patch correctif !"
Aïe aïe aïe … Je vous passe les longues explications fournies à ce gentil voisin pour lui expliquer qu’en tant qu’IT Manager, je passe le plus clair de mon temps en réunions, rendez-vous, rédaction de pv, gestion d’équipes et de projets. En gros, hein … En très très gros !
Je voudrais voir un architecte se dépatouiller si - comme par hasard - son voisin se construit une annexe de maison :) ça risque d’être bien fun...

Ce n’est pas la première fois que cela m’arrive, et à vous non plus, j’en suis certain ! Expliquer à quelqu’un qu’on n'est pas ‘juste’ informaticien, mais qu’on est spécialisé dans une discipline… pas si simple ! Et pourtant c’est bien le cas : développeur, architecte, it manager, it coordinator, implementation manager, helpdesk, ciso, itil-man, webmaster, spécialiste sgbdr, ingénieur système, ingénieur workstation, network engineer, it trainer, service manager, inspecteur des travaux finis (si si, il y en a aussi en IT)… et j’en passe plein, plein, plein ! (Au fait, je ne peut que vous recommander à ce sujet l’excellent livre "Les métiers de l’informatique expliqués à votre grand-mère")

Il n’est donc plus aussi facile de trouver sa voie dans le monde IT de nos jours ! Il y a tellement de technologies différentes et accessibles, et qui évoluent chaque jour. Et quid de notre évolution au sein de ces fonctions ? On en reparlera ... Bref… Depuis lors, j’ai déménagé ! Et j’évite de dire que je suis informaticien ;o) J’explique que je gère des projets ‘divers & variés’ au sein d’un administration communale bruxelloise ! Bad choice : maintenant, on me demande plein d’infos sur les passeports et les cartes d’identités, les parcmètres et cie … :( Arg !

Allez ;o) la prochaine fois, je vous parlerai du plus beau métier du monde !

De l'Obamacare à healthcare.gov ... Quand l'administration tire la leçon d'un échec informatique

drapeau américain

Chacun se souvient – peu ou prou -  des péripéties politiques du projet Healthcare du Président Obama : des années de débats difficiles, mais qui ont débouché sur une politique nouvelle en matière de sécurité sociale. La loi ObamaCare votée, l'Administration américaine n'en était qu'au début des difficultés ! L'activation de cette politique a nécessité la création d'un site internet healthcare.gov. Pour bénéficier de la couverture sociale, les citoyens devaient s'y inscrire. Et l'échec fut rude : le premier mois, alors que 500.000 inscriptions étaient attendues, moins de 30.000 furent comptabilisées ... parce que le site n'était pas opérationnel. La Secrétaire d'Etat à la Santé a, d'ailleurs, présenté publiquement ses excuses pour ces ratés informatiques. Le Président Obama lui-même a dû reconnaître l'échec du lancement du site, et essuyer une chute notable de sa popularité.  
Depuis lors, les problèmes informatiques sont résolus, et plusieurs millions d'Américains ont souscrit à l'assurance santé du gouvernement.  Mais ce dernier a décidé de tirer les leçons de cet échec informatique majeur. Une équipe d'experts a élaboré deux brefs référentiels censés guider les administrations dans le cadre de projets informatiques. D'une part, le Digital Service Playbook ; d'autre part, le TechFAR Handbook. Attardons-nous quelque peu sur le premier référentiel.
D'emblée, le Digital Service Playbook s'inscrit dans un souci de fournir au citoyen un service fiable et de qualité, suite à un projet informatique maîtrisé (objectif, coût, délai). Pour atteindre ces objectifs, 13 « règles du jeu » sont énoncées. De façon synthétique, les 5 premières sont centrées sur l'utilisateur : couvrir les besoins, entièrement, de façon simple et intuitive, en usant des méthodes itératives (agile), et en garantissant un support de qualité. Les 2 suivantes concernent l'équipe projet : une vrai leader responsable, et une équipe technique compétente. Qui ne serait pas d'accord ... ? Ensuite, 4 règles abordent plutôt le volet technologique : un stack moderne, dans un environnement d'hébergement flexible, où tests et déploiements sont automatisés, avec une sécurité ad hoc. La 12e règle porte, elle, sur la nécessité de mesurer les performances du système pour orienter les décisions. Enfin, la dernière règle insiste sur la mise à disposition des données du secteur public (open data).
Certes, le Digital Service Playbook n'est pas révolutionnaire, mais il a le mérite de rappeler quelques axes fondamentaux  - alimentés par le monde IT contemporain (agile et open data, notamment) – dont chacun peut s'inspirer pour de futurs projets informatiques. Parmi ces axes fondamentaux, le citoyen est placé au cœur des préoccupations. Par ailleurs, une check list – pour chacune des règles – permet de se mesurer par rapport à celles-ci. Le Digital Service Playbook ne constitue pas un référentiel au sens plein du terme, mais il permet de prendre un peu de recul : tirons parti des leçons des échecs IT aux États-Unis ... pour mieux réussir nos propres projets!     

Bonne rentrée !

logo smart.brussels

Si le retour en classe des enfants illustre, comme de coutume, ce mois de septembre, c'est également le temps de la rentrée pour nous tous avec le début d'une nouvelle législature régionale.

Les cinq prochaines années vont nous permettre de réaliser des dossiers importants pour l'avenir de Bruxelles et de voir la concrétisation des efforts fournis ces dernières années.
Pour la première fois dans un accord politique, l'importance de mener une politique de transition numérique ainsi qu’une politique globale IT est reconnue.
Bruxelles prend donc enfin conscience que l'IT constitue le moteur de la croissance économique, celui du développement ainsi que le support de toutes les politiques urbaines. Il était temps, au regard de ce qui se fait dans les grandes métropoles européennes, de rassembler nos efforts autour de Smart.City.

Bonne reprise à tous et en avant !

Wifi? Over my dead body!

een gesprek

Het nieuwe Brusselse regeerakkoord, dat eind juli aan de pers is voorgesteld, bevat een heel pakket aan maatregelen om de Brusselaar het leven opnieuw een stukje makkelijker te maken. Een van die maatregelen boeit de verzamelde pers al jaren: het aantal wificontactpunten wordt in Brussel gevoelig uitgebreid. Zo worden 'morgen' alle Brusselse metrostations, de grootste Rogier, Kunst Wet, Centraal Station, Zuidstation, Louiza, Schuman, Simonis eerst, volledig met wifi uitgerust.

Fijn initiatief?

De grote internationale steden bieden vandaag allemaal een breed en performant wifinetwerk aan en Brussel kon dus zeker niet achterblijven. Brussel had immers al een achterstand. Met de explosie van het smartphonegebruik is internet everywhere geen « loze leuze » meer, maar een economische en sociale noodzaak.
En toch... Is dat wel zo?
Wanneer ik nu op de metro stap, is iedereen al vrij asociaal met zichzelf bezig. Wordt dat niet veel erger wanneer op het net gaan zo makkelijk wordt als de Mobib-kaart snel over de ontwaarder heen laten glijden. Ik pleit daarom voor minstens 1 wifiloze dag per maand. Wordt het niet tijd dat mensen gewoon opnieuw met mekaar gaan praten. Naar mekaar luisteren én met mekaar praten. Niet schreeuwen dus, zoals ik vandaag vaak in de metro meemaak.

Op die wifi-arme dagen kunnen we samen iets vaker een pint drinken in een gezellig cafeetje en mekaar echt beter leren kennen. Face to face, zonder een scherm tussen ons in om achter weg te kruipen. Dat zou pas echt een « mobile revolution » zijn. Ook dat is communicatie en het is mijn rol als communicatieverantwoordelijke om elke vorm van communicatie aan te moedigen. Dus zeker ook de live chats. De virtualisering heeft immers zijn tijd gehad.

Ondertussen is het natuurlijk fijn dat het Centrum voor Informatica voor het Brusselse Gewest het hele metronet mag uitrusen met Urbizone-wifi. Tegen het eind van de nieuwe legislatuur moet dit een feit zijn.
Maar laat het u niet weerhouden eens op de metro een praatje te slaan met uw buurman. U zal merken dat achter de smartphone vast een boeiende persoon schuilgaat. And instead of bringing your own device, next time bring your own bottle :-)

Je veux un site web !

website

« Je veux un site web ! » Voilà une phrase péremptoire avec laquelle on nous aborde régulièrement. Je sens derrière cette exclamation un appel à l’aide, comme si le CIRB allait fournir la solution miracle pas chère et ne nécessitant aucun effort humain et financier.
C’est vrai que les offres de solutions techniques faciles et rapides abondent aujourd’hui. Les meubles suédois ont aussi leurs adeptes dans le monde du web mais comme le dit un vieux proverbe bruxellois : « Monter une armoire Ikea en moins de 60 minutes ne fait pas de toi un ébéniste ».
Entre les arguments du type « J’ai vu un site qui vous permet de créer votre propre site automatiquement en quelques clics » ou « Le fils de 12 ans de ma secrétaire ferait cela en deux heures », nous devons amener nos interlocuteurs à comprendre que les aspects techniques, bien qu’importants, ne représentent qu’une petite partie des efforts à fournir pour la réalisation d’un bon site web. Un site qui aura une réelle valeur ajoutée dans un monde qui en compte déjà plus d'un milliard, à l’heure actuelle, et qui voit apparaître plus de 500 nouveaux sites par minute.

Comprendre

Notre démarche consiste d’abord à aller au-delà de cette première demande pour comprendre quel est le besoin réel de notre interlocuteur. Nous abordons avec lui une série de questions qui vont aussi l’amener à mieux définir son projet.
La première question concerne le public cible : à qui voulez-vous vous adresser? Cela peut paraître trivial, mais tous nos interlocuteurs n’y ont pas nécessairement pensé. Or, on ne s’adresse pas à un citoyen de la même manière qu’à un partenaire commercial ou à une entreprise, etc.
Une fois le ou les publics cibles identifiés, nous pouvons essayer de comprendre quel est le besoin de l’utilisateur final. De quelles informations a-t-il besoin ? Quels sont les services qu’il voudrait avoir ou quels sont ceux que vous pouvez lui offrir ?
Les réponses à ces questions permettront d’aborder avec le client la stratégie de contenu, la structure de l’information et la faisabilité de son projet. Nous essayons également de voir avec notre interlocuteur si le site ou l’information qu’il souhaite diffuser n’existe pas déjà ailleurs. Le cas échéant, nous lui proposons de revoir son projet ou de chercher à créer des synergies avec les sites déjà en ligne et  - pourquoi pas? - créer un portail thématique.

Responsabiliser

Dans ces premières rencontres, nous sensibilisons aussi nos interlocuteurs à l’investissement humain que représente la mise en ligne d’un site web. Il faut identifier deux autres types d’acteurs :
-    le ou les sponsor(s) du projet : ceux qui financent ou donnent les moyens d’atteindre l’objectif, ceux qui ont un intérêt à ce que le projet aboutisse.
-    les contributeurs : ceux qui vont travailler quotidiennement sur le contenu du site et qui seront responsables de sa mise à jour.
Comme je le signalais au début de cet post, la conception technique ne représente que la partie émergée de l’iceberg. Le contenu et sa gestion quotidienne constituent les neuf dixièmes du travail à accomplir et cette tâche revient principalement au client, même s'il peut également sous-traiter le travail.
C’est malheureusement souvent une activité qui n’a pas été envisagée ou planifiée et qui, de toute façon, est toujours sous-estimée. Nos interlocuteurs sont donc souvent démunis face à la quantité de travail qui les attend. Ils doivent généralement réaliser cette tâche en plus de leur travail habituel et donc n’y consacrent que très peu de temps. L’enrichissement du site par du contenu peut alors prendre beaucoup de temps avant qu’il puisse être mise en ligne.

Atteindre sa cible

Revenons-en un peu à la problématique du contenu et à sa qualité.
Pour mieux illustrer cet aspect de la discussion, j’aime faire référence à la caricature issue du site xkcd qui schématise ce qu’un site d’une université propose comme information et ce que l’étudiant souhaite y trouver. C’est une façon caricaturale de présenter les choses mais qui illustre bien mon propos : nous ne nous soucions pas assez de ce que nos utilisateurs veulent trouver comme informations ou services. Pourtant, l’utilisateur final doit être au centre de la réflexion, que ce soit pour le contenu, le graphisme, l’ergonomie ou l’accessibilité.

Nos interlocuteurs accordent une place prépondérante au graphisme de leur site mais c’est son contenu, sa pertinence et sa mise à jour qui vont conditionner son succès, notamment via une place de choix dans les pages de résultats des moteurs de recherche.
« Je veux que mon site apparaissent en premier sur Google ! » est, en effet, un des miracles habituels que l’on nous demande d’exaucer. Bien évidemment, nos implémentations techniques sont réalisées de manière à faciliter l’accès du contenu aux robots des moteurs de recherche. Mais nous passons aussi beaucoup de temps pour expliquer que la qualité du référencement dépend aussi de la qualité de son contenu et de l’intérêt que lui portent les utilisateurs. Un site qui n’est visité que par un robot et le gestionnaire du site ne parviendra jamais à se hisser aux premiers rangs des pages de résultats d’un moteur de recherche. Et ce n’est pas moi qui le dit !
Prendre en compte l’utilisateur final, c’est aussi s’intéresser aux moyens avec lesquels il va accéder aux sites. L’accessibilité des sites est devenu un must, ces dernières années. Le responsive design est sur toutes les bouches. Au CIRB, tous les sites réalisés sont désormais responsive. C’est bien la moindre des choses. Toutefois, il faut aller encore un peu plus loin. En effet, à l’heure actuelle, la démarche consiste souvent à réaliser un site web « classique » puis à penser à son accessibilité au travers de smartphones ou tablettes. On fait le travail à l’envers. Pourtant, les smartphones nous fournissent une contrainte qui peut s’avérer une opportunité : celle de penser réellement à ce qui est utile pour l’utilisateur, d’enlever tout le superflu et de se concentrer sur l’essentiel. Pour vous en persuader, n’hésitez pas à lire le livre « Mobile First » de Luke Wroblewski.

Accompagner

A ce stade, il est important de signaler un autre différenciateur de notre équipe. Nous sommes présents sur le long terme. Combien de fois ne sommes-nous pas abordés par des partenaires qui ne savent plus mettre un site à jour parce qu’ils n’ont pas mis en place une relation long terme avec leur fournisseur... La solution facile et pas chère peut vite se transformer en cauchemar si le support n’a pas été pensé sur le cycle de vie du site. La désignation d’un service manager, l’existence de notre Helpdesk IRISline et notre garantie de suivi permettent à nos partenaires de dormir sur leurs deux oreilles.
Par ailleurs, nous organisons également des workshops mensuels auxquels nous invitons tous nos clients. Pendant une demi-journée, les gestionnaires de contenu peuvent venir nous poser des questions plus techniques sur la manière de réaliser telle mise en page ou de configurer tel formulaire. Une approche très constructive qui aboutit au développement progressif d’une petite communauté d’utilisateurs qui s’entraident et grandissent en expérience. Nous en profitons également pour sensibiliser nos interlocuteurs à des sujets connexes comme l’accessibilité web, le référencement, etc.

Un objectif commun

Rien ne nous attriste plus qu’un projet qui n’aboutit pas. Lorsqu’un partenaire vient nous trouver, nous souhaitons l’accompagner dans son projet afin que son idée voie le jour. Forts de notre expérience et de notre souhait de ne pas voir l’argent du contribuable gaspillé, nous nous permettons toutefois de guider notre partenaire afin que son projet ait une réelle valeur ajoutée dans un monde touché par l’infobésité. Pour conclure et retaper sur le clou concernant l’importance d’un contenu de qualité, je vous renvoie directement vers la présentation de Brad Frost et son « Death To Bullshit »
Mais au fond, est-ce que je ne viens pas de créer un peu plus de « bullshit » ?

Du high tech vers le low tech

chip

Sans nul doute la technologie hyperminiaturisée, hyperallégée est-elle un progrès : le boom des smartphones, tablettes et l’étendue des possibilités offertes par ceux-ci le prouve. Mais les ressources utilisées pour produire ces petites merveilles posent question. Nos notebooks, smartphones et tablettes sont gourmands en ressources rares (comme le coltan qui entre dans la fabrication de téléphones portables). Celles-ci font, vu leur rareté, l’objet de spéculations quand ce n’est pas de trafic et d’exploitation sauvage. On peut légitimement s’interroger sur le coût éthique : l’extraction et le traitement de ces métaux se font souvent dans des conditions proches de l’esclavage et au mépris de l’environnement, de préférence dans des pays aux gouvernements faibles comme le Congo ou la Mongolie (pour ne citer que ceux-là).

Plutôt que d’attendre passivement que les matières s’épuisent, ce qui fera à coup sûr grimper les prix et creuser en proportion la fracture numérique que nous mettons tant d’énergie à colmater, il serait plus sage d’anticiper cette fatalité. Comment ? En analysant d’abord mieux nos besoins réels, en axant la recherche vers la simplification et le recours aux ressources faciles à trouver et à exploiter. Mais aussi, à revoir notre rapport à la technologie qui fait que nous utilisons des artefacts sans avoir la moindre maîtrise sur leur production : à la cadence où les modèles sortent, les pièces pour les réparer n’existent plus et cela nous oblige à racheter ce qui aurait pu, peut-être, être réparé ou amélioré…

Comme on s’en rend vite compte, il s’agit d’une réflexion globale sur le monde dans lequel nous souhaitons vivre et que nous laisserons aux générations futures, alors entre subir la pénurie et la prévenir…choisissons ! C’est cela aussi être « smart » !

Pour aller plus loin :
L'Âge des low tech, Vers une civilisation techniquement soutenable, de Philippe Bihouix
http://www.seuil.com/livre-9782021160727.htm

A noter également : le projet Fairphone qui vise à commercialiser un smartphone produit équitablement! Ce n'est pas la panacée, mais incontestablement déjà un progrès : http://buy-a-phone-start-a-movement.fairphone.com/

Ctrl + C, Ctrl + V… ça vous dit ?

copy-paste

Votre enfant vous demande «  comment je fais pour copier cette image sur mon PC ? ». Vous répondez « Ben… tu fais contrôle C et contrôle V ». Il a tout compris ? Que nenni !
Vous avez compris, je suppose, que nous allons parler du copier-coller.
La fonction a été développée avant 1970 et permet de reproduire ou déplacer des données informatiques de plusieurs types (texte, image, fichier, etc.) depuis une source vers une destination. Elle est très largement présente dans les applications et accessible au travers de menus, de raccourcis clavier ou d’interfaces graphiques.
Cette fonction est tellement répandue que l’expression « copier-coller » est entrée dans le langage courant avec une connotation péjorative. Ne dit-on pas souvent : « Arrête un peu de faire du copier-coller » ? Cela signifie en effet plus ou moins reprendre un contenu sans réfléchir.
En facilitant la duplication de données informatiques, la technique simplifie le plagiat des œuvres qui existent sous forme numérique, à un point tel que les écoles et les universités luttent tant bien que mal contre ce phénomène tellement répandu aujourd’hui. Des logiciels antiplagiat existent sur le marché et sont utilisés dans les universités. Ils analysent le contenu des travaux déposés par les étudiants et les comparent avec l’ensemble des sources disponibles sur Internet. Les résultats de ces analyses sont toutefois parfois aléatoires, car des expressions extrêmement courantes pourraient être assimilées à du plagiat. Les écoles misent donc aussi sur la formation des élèves.

Et vous ? Quelle est votre expérience en la matière ?

Les raccourcis varient d’un système à l’autre : les plus courants sont Ctrl-X (couper),  Ctrl-C  (copier),  Ctrl-V  (coller),   qui sont respectivement sur Mac OS :   Cmd-X   Cmd-C   Cmd-V. L’usage de ces raccourcis clavier est devenu presque automatique. Mais il n’est peut-être pas aussi simple d’expliquer où se trouvent les fonctions dans les menus de votre traitement de texte.
La copie de données (blocs de texte, images, extraits de tableur, etc.) rend beaucoup de services à l’usager. On oublie toutefois (ou l’on ne le sait même pas) que lors de la copie de fichiers, des différences existent aussi entre les fonctions copier/coller et couper/coller, notamment lors de la copie de fichiers où le « couper/coller » efface le fichier original. Sous Windows en NTFS, le fichier ainsi déplacé conserve les propriétés du fichier original, tandis que par la fonction « copier/coller » le fichier copié hérite des droits du dossier de destination.

Quelques constats

Par expérience, je note que le résultat d’un copier-coller n’est pas toujours celui attendu.

Les manipulations du presse-papier (clipboard) fonctionnent bien quand utilisées dans la même application entre applications intégrées (notamment dans la suite MS Office) mais des erreurs apparaissent fréquemment dans le cas de reproduction de données d’un logiciel à un autre. Il sera donc plus judicieux d’exploiter les fonctions d’exportation de données vers des fichiers au format (par exemple Excel) mieux contrôlé dans les développements spécifiques des progiciels.

Enfin, je reviens à l’usage du copier-coller. Par facilité, on se répète soi-même (copie d’un mail en vue de le retravailler et de l’adapter). Le risque de reprendre ses propres erreurs ou de laisser des textes anciens sans objet est élevé. Les cas sont malheureusement nombreux même dans le milieu professionnel (le cas d’offres reçues dans le cadre d'un marché public et contenant des données sans objet provenant d’autres appels d’offres est connu au CIRB). Finalement, pensant gagner du temps et par facilité, on ne s’outille pas bien et en réalité il y a une réelle perte de temps. De sérieux efforts restent à faire dans la structuration et la gestion de documents.
Avec un brin d’humour, je vous pose la question : « A votre avis, combien de copier-coller ai-je réalisés en écrivant ce blog ? »

Bruxelles, la smart city qui s’ignore (plus pour longtemps)

personnes interconnectées
Dans sa Déclaration de politique régionale, le nouveau gouvernement régional souligne plusieurs fois le rôle des TIC dans la ville et se donne même comme objectif de faire de Bruxelles une smart city en évoquant la transition numérique de notre région. Le projet smart.brussels défendu par le CIRB dans son Livre blanc a donc trouvé un écho favorable auprès des négociateurs réunis pour donner naissance à ce gouvernement. Relever le défi demandera cependant que les mentalités évoluent du côté tant des autorités publiques que des citoyens.

Un bon mois et demi après les élections de 25 mai, les partenaires de la nouvelle coalition régionale ont rendue publique, ce 14 juillet, leur Déclaration de politique régionale. Enfin… « rendue publique » tient de l’euphémisme car, pour le citoyen lambda, mettre la main sur ce document tient de l’exploit. Alors qu’il a rapidement circulé dans les cénacles et arrière-cours politiques et médiatiques, point de publication sur Internet. Il existe, par exemple, un portail régional bruxellois qui aurait très bien pu proposer ladite Déclaration à la lecture de tous afin de laisser le citoyen juger de lui-même son contenu.
Pour le coup, on aurait pu s’attendre à moins de frilosité pour un gouvernement qui s’engage dans un chapitre entier de son accord à « révolutionner la gouvernance ». On me rétorquera peut-être : la primeur du texte devait être réservée aux élus régionaux. Dans ce cas, comment expliquer que la presse en a diffusé de larges extraits avant la discussion au Parlement ? Pour ne citer que deux exemples : la RTBF (Bruxelles: ce que dit la déclaration de politique régionale, mis à jour le 15 juillet) et, surtout, Le Soir qui en a livré les détails (Coalition bruxelloise: voici les détails de l’accord, mis en ligne le 14 juillet à 21h11) avant de mettre le document en entier en ligne (Document: l’accord de gouvernement bruxellois dans son intégralité, mis en ligne le 17 juillet 2014)

Objectif smart city


Du reste, je ne peux pas me plaindre à titre personnel : travaillant dans un OIP, j’ai eu le bonheur de pouvoir consulter le fameux document presque aussi rapidement que la presse. J’arrête donc là mes récriminations dues, pour ma défense, à ma nature gourmande et optimiste (je m’attends toujours au mieux). Car, justement, il y a dans ce texte de quoi satisfaire ce penchant idéaliste.
Dans son Livre blanc définissant une vision smart.brussels pour la Région, le CIRB l’a rappelé : « La ville du 21e siècle sera une smart city ou ne sera pas. » L’enjeu, c’est-à-dire intégrer les TIC au bénéfice du développement global de la cité, a été compris par le nouveau gouvernement. On lit notamment dans la Déclaration de politique régionale la volonté de « faire de Bruxelles une capitale du numérique » et de « faire de la transition numérique un axe fort de son programme de développement » en demandant au CIRB de « proposer une stratégie coordonnée commune d’intégration des nouvelles technologies dans tous les champs de la vie collective (gouvernance, école, santé, services numériques des entreprises, mobilité intelligente, sécurité…) ».

Sommes-nous les enfants de monsieur Jourdain ?


Voici donc Bruxelles lancée pour devenir une smart city. Devenir ? Par maints aspects, la Région peut déjà revendiquer sa place parmi les villes intelligentes ou smart cities. Il y a cependant un peu, dans la Région de Bruxelles-Capitale, du personnage du Bourgeois gentilhomme décrit par Molière sous les traits de monsieur Jourdain. Entendez par là que, sans le savoir réellement, Bruxelles n’a pas encore suffisamment conscience des bénéfices qu’elle retire des TIC au quotidien pour en jouir pleinement. Et cela nous concerne tous… Téléporté à notre époque, M. Jourdain ne s’exclamerait sans doute plus en maniant le subjonctif : « Par ma foi ! Il y a plus de quarante ans que je dis de la prose sans que j'en susse rien... » En revanche, en possession d’un smartphone comme 1 Belge sur 2 selon une étude Havas, M. Jourdain en exploiterait-il toutes les possibilités ou se conterait-il de l’utiliser comme son bon vieux GSM ?

Manque de confiance…


Un ami généralement scotché sur Facebook (comme un bon milliard de Terriens) et qui, par ailleurs, tient la paperasserie en horreur (comment lui donner tort ?), se plaignait l’autre jour du temps qu’il avait perdu en se rendant à sa maison communale. En bon samaritain, je l’informai qu’entre deux posts sur sa page Facebook, il aurait pu surfer sur le guichet électronique IRISbox, qui lui permet d’accomplir ses démarches depuis son PC, sans avoir davantage à se déplacer que jusqu’à sa boîte aux lettres où le facteur vient déposer le document demandé. En ligne depuis… 2006, IRISbox a été complètement renouvelé l’an dernier. Quelque 43.000 bruxellois ont utilisé IRISbox en 2013 et se sont ainsi montrés un peu plus smart que leurs voisins.
On peut donc s’interroger sur le manque d’enthousiasme du public à utiliser les solutions que les TIC lui offrent. La cause est-elle à chercher dans un manque de confiance ? Je m’en faisais la réflexion l’autre jour en regardant les tableaux d’affichage sur le quai du métro. Deux rames étaient annoncées quasiment l’une après l’autre mais la masse des voyageurs a choisi de s’entasser dans la première venue. J’ai choisi d’attendre la rame suivante et profité d’un wagon quasi désert pour continuer ma lecture de Au revoir, là-haut (l’excellent Goncourt 2013, soit dit en passant).
Loin de moi l’idée de me tresser des lauriers, cependant. Utilisateur quotidien du réseau de la STIB, il m’arrive de l’emprunter aussi, en soirée, au sortir de réunions tardives d’une association dont je suis membre. Moment, où grâce à l’appli mobile de la STIB, je sais si je peux m’attarder à bavarder quelques instants ou si je dois filer prendre mon tram 51. Ceci ne fait pourtant de moi qu’un smart citoyen à moitié seulement. N’ayant pas la présence d’esprit de m’abonner au compte Twitter de la STIB, je suis resté en rade plus d’une demi-heure, un jour d’alerte à la bombe, à attendre mon 51 - encore lui ! Tort partagé : la STIB pourrait de son côté utiliser tous les canaux d’information, y compris sur ses propres quais… Personne n’est parfait !

…d’intelligence…

C’est peut-être là que le bât blesse : notre incapacité à tisser des liens entre situations et applications, besoins et solutions, à sortir de notre routine confortable pour emprunter les chemins de l’innovation. Nous ne voyons pas le sens de tout ce qui nous entoure. Et cela nous dépasse.
Nous manquons d’intelligence, de cette intelligence qui pousse un enfant qui a appris en classe que 2 + 2 font 4 à savoir appliquer l’abstraction du calcul dans toutes les circonstances pratiques de la vie. Bien que les TIC soient au cœur de notre quotidien, nous choisissons le plus souvent d’en être les simples consommateurs sans prendre pleinement en main le pouvoir qu’elles nous offrent. Nous ne faisons pas le pas d’être consomm’acteur. Bref, nous ne sommes pas assez smart.
Le diagnostic vaut aussi pour les décideurs publics. Ils sont combien, ces élus qui manient Twitter comme le nouveau forum où s’échanger des noms d’oiseau à tout va (et s’en délecter) ? Une légion, comme nous l’ont montré les récentes élections. Mais combien de communes bruxelloises qui tweetent pour dialoguer avec le citoyen et donc l’écouter ? Combien qui, sur Facebook, répondent aux interpellations des utilisateurs ou, mieux encore, laissent leur page (plutôt que simplement leurs publications) ouverte aux commentaires du public ? Moins de la moitié, même si quelques communes modèles montrent la voie à suivre, principalement sur Facebook (sauf omission de ma part, d’après un rapide tour d’horizon sur leurs sites web : Bruxelles-Ville, Evere, Ixelles, Jette, Koekelberg, Molenbeek, Saint-Gilles et Saint-Josse). Relevons aussi l’expérience de Koekelberg qui possède son compte Skype et celle d’Etterbeek, commune-pilote du service Be-Alert lancé par le Centre de Crise du Service public fédéral Intérieur.

…ou de vision ?


Et si ce qui manquait le plus, c’est une vision ? Un plan ? Une approche fédératrice qui mobiliserait chacun en Région de Bruxelles-Capitale, des autorités publiques aux citoyens en passant par l’associatif et le monde des entreprises, sans oublier celui de l’enseignement (j’espère n’avoir oublié personne) ? C’est justement une telle vision qui est esquissée dans la Déclaration de politique régionale bruxelloise. Moi, je veux bien y croire, mais je demande quand même à voir !

 

Pourquoi tant de tasks ?

liste de tâches

 

Soyez honnête, qui ne s’envoie pas des mails à lui-même pour ne pas oublier de faire quelque chose ? Qui ne reçoit pas des mails pour demander de faire quelque chose ou même pour demander de demander à quelqu’un de faire quelque chose ? Vous suivez toujours ? Qui, au sortir d’une réunion, ne se lamente pas devant la nième consolidation des actions qu’il va devoir se farcir ?

Comme vous tous, je suis confronté à la gestion de mes tâches quotidiennes, ainsi qu’à celles que je délègue joyeusement aux uns et aux autres (et à mon âge, c’est de plus en plus compliqué, ajouterait ma fille). Je me suis donc posé la question de savoir s’il n’y avait pas mieux qu’un simple spreadsheet pour suivre tout ça (je suis allergique à la gestion de tâches dans Outlook ; je n’y peux rien, c’est comme ça !).

Résultat de mes investigations sur la grande toile : de nos jours, on ne parle plus de “Task Management” mais de … “Social Task Management” … Ben dis donc ! Bref, tu “tâches” social, ou tu ne “tâches” pas !

Alan Lepofsky précise la “chose” de la manière suivante:

Any social collaboration tool can be used for task or project coordination in the sense that a status post or blog entry can be one way of giving a progress report. However, social task management (STM) software groups social interactions around tasks, and tasks can be associated with deadlines, progress milestones, and other structured data for project tracking.

Par contre (et je ne sais pas si c’est rassurant ou inquiétant), au vu de la pléthore d’outils qui font, de près ou de loin, de la gestion de tâches (sociales ou non), on dirait que je ne suis pas le seul à vouloir visualiser mes tâches d’une manière qui me convient... Mais qu’est-ce que ces outils ont de plus que mon spreadsheet habituel ?

D’abord, on peut partager. C’est vrai que partager un spreadsheet entre plusieurs personnes et y travailler de concert, ce n’est pas forcément évident, même si on utilise les derniers développements en la matière (Google Apps et SharePoint, par exemple).
Ensuite, on n’est pas forcé d’envoyer des mails dans tous les sens pour dire qu’une nouvelle tâche vous attend bien au chaud, dans son petit espace bien à elle. Sinon on retombe dans le piège de la boîte mail fourre-tout, qui ne sert plus qu’à vous faire perdre du temps. D’accord, ça demande un peu de discipline d’aller consulter sa liste de tâches, mais bon... y’a pire. Avec ça, on peut faire de jolis tableaux de bord, regrouper les tâches logiquement en fonction d’une activité, d’un objectif ou encore d’un projet. En d’autres termes, y’a moyen de s’y retrouver normalement plus facilement (enfin, si on définit quand même quelques règles de bon usage). Et bien sûr (c’est la moindre des choses), on peut joindre des documents, faire de liens, des commentaires, enregistrer la durée passée, … tout ça en relation avec la tâche concernée. En plus, pour accéder à ses devoirs quotidiens (ses tâches, pour ceux qui n’auraient pas saisi l’allusion), les outils de STM sont en général pourvu d’une jolie (enfin, ça dépend des goûts) interface web complétée par des apps pour smartphone, tablettes et tutti quanti.

Alors, tout le monde il est beau, il est gentil ? Bien sûr que non ! D’abord, ces outils sont rarement intégrés avec les applications bureautiques que vous utilisez dans votre entreprise. Votre client mail contient déjà une gestion plus ou moins avancée des tâches. Si vous bénéficiez d’un outil de gestion de projets, comment faire en sorte que ces deux-là se comprennent sans se disputer (c’est pas du tout social, ça, par contre...) ? En plus, pour se connecter au STM, il vous faudra un user/password qui ne sera, la plupart du temps, pas intégré avec le système d’authentification de votre entreprise (et hop ! Un mot de passe de plus sur le post-it de mon écran !).
Blagues à part, les outils de Task Management proposent une approche simple (j’ai pas dit simpliste !) et pragmatique de la gestion des tâches, mais ils ne sont pas, à mon humble avis, suffisamment intégrés aux outils d’entreprises eux-mêmes. Cela convient donc à une petite entité qui n’utilise que cela, mais pas si vous disposez d’autres outils plus spécifiques à votre métier, que vous devez utiliser conjointement.

La plupart de ces outils se présentent aussi comme des outils de gestion de projets, mais limiter la gestion de projets à l'assignation des tâches me semble quand même un petit peu réducteur. Un autre problème fréquent sur ce genre d’outils, c’est que la pérennité de ces applications est loin d’être garantie. En effet, bon nombre ne survivent pas au-delà de quelques années, et les meilleures d’entre-elles sont acquises par les poids lourds du marché qui les intègrent dans leur portefeuille pour les faire de facto disparaître.
Et le social là-dedans ? A mon avis (et je vous le donne même si vous ne me le demandez pas), cela reste de la gestion de tâches, mais avec un look et une interface “sociale”, rien de plus. Autrement dit, pas de quoi poser sa candidature pour le prix Nobel ! ;-)
Mais bon... Comme vous l’aviez constaté, je ne suis pas un spécialiste du “social” ; si cela fait en sorte que les gens collaborent mieux, je n’ai rien contre mais la collaboration est, avant tout, affaire de communication et pas d’outils ...
Moi, ce que je veux, c’est un écran sympa avec ma TO DO list, quelle que soit la provenance des tâches : projets, liste personnelle, tâches administratives, … Une vue consolidée, quoi ! Je ne demande pas la lune, non ?

Alors, est-ce que parmi tout ce que j’ai pu dénicher entre les pattes de la grande araignée, ai-je trouvé l’insecte rare ?
Euh … en fait, pas vraiment. Je n’arrive pas à trouver une application qui soit à la fois simple et claire comme mon spreadsheet, et surtout aussi rapide. Je sais, je suis difficile. Et comme je ne suis pas doué en programmation, je ne suis pas prêt de la faire moi-même !
Mon spreadsheet a encore de beaux jours devant lui !

 

HeeeeeelpDESK ! Snif… à vos souhaits !

message d'appel à l'aide

 

Eh oui, à vos souhaits ! Aux souhaits de l’utilisateur… Sans être le roi, il est quand même l'utilisateur final, et comme son nom l’indique, c’est lui qui utilise ce que l’IT produit.
Voici, en quelques mots, résumée toute la chaîne informatique : la production et le support, avec une bonne couche d’utilisateur par dessus. Parlons un peu du support… Le helpdesk, le calldesk, la hotline, l’aide informatique ou encore la 1ère ligne : ça en fait, du monde, et pourtant il s’agit parfois d’une courageuse et solidaire équipe d’une seule personne, pour en aider 400 autres…

Que savons nous de la vie d’un ‘gars du helpdesk’ ?

En dehors de sa journée de course entre les étages et les bâtiments, toujours en train de chercher des solutions ‘tous niveaux’ pour tout le monde, ou avec une grosse imprimante laser couleurs à bout de bras, il se débat aussi entre les :

- Ça ne marche pas !
     - Certes, certes...mais encore ?
- Ma cartouche d’impression est vide ! Help !
     - Et à la maison ? vous faites comment avec la votre ? Bon, j’arrive !
- J’ai pourtant ouvert la fenêtre comme vous me l’aviez demandé !?
     - Ha ? Heu… mais... m’enfin ?
- Mais si, j’ai créé un ticket ! Je l’ai même déposé à l’accueil !
     - … Ouiiiiiiin !

- J’ai demandé à Machin pour mon déménagement, et il a dit qu’il venait !

     - heu Machin ? Genre… Arthur ? Max ? Aline ou Stef’ ? Il n’y a que nous quatre !

- non ce n’est pas un nom comme ça, c’est en ‘.. an’ !
     - PAN !

Je vous passe aussi les : ‘Je suis prioritaire ! Non, c’est moi ! Non, mais moi plus !’ .. ainsi que la gestion des urgences... Ben voyons...
Je reste admiratif devant leur patience et leur pluridisciplinarité (dites-le trois fois très vite, pour voir), et je les imaginerais bien en bleu avec leur slip rouge par dessus (comment ça, ça existe déjà !?). Souvent, je me dis que leur tâche pourrait être allégée avec des utilisateurs plus débrouillards et mieux formés… Oui, mais les p'tits gars du helpdesk pourraient être aussi plus sympas et prendre le temps de nous expliquer, vous allez me dire … Là je vous répondrai : je vous ai compris ! Mais ce n’est pas possible, ni même envisageable car

  • ce ne sont pas des IT Trainers (des formateurs) ;
  • ils sont, en général, 100 fois moins nombreux que les utilisateurs !

C’est un long débat sans fin … Pourquoi ne pas mettre un peu de grenadine dans notre eau afin de mieux faire passer le litre et demi journalier, et avancer tout ensemble ? La prochaine fois que vous verrez un de ces p'tits gars, dites-vous qu’il a peut-être déjà résolu 10 ou 20 incidents, ou qu’il vient d’en résoudre un pour lequel il s’est battu avec des sociétés externes pendant 3 semaines ! Qui sait ? En plus, là, il termine tout ce que son IT Manager lui a demandé depuis 2 semaines … (non non, je ne fais pas passer un message personnel !)
Le helpdesk est là pour vous aider et exaucer vos souhaits, dans la mesure où cela n’est pas en contradiction avec la Charte IT, les directives du Manager et la stratégie globale de l’Informatique. Malgré cela, il lui reste une belle marge de manoeuvre pour vous aider ! Alors, un sourire, une résolution d’incident, un café, un Freedent ! (Heu non, là je m’égare... :) )

Quand on se reverra, je vous parlerai d’autre chose !

@+ ;)

 

Smart Home et énergie électrique

énergie verte

 

La production d’électricité suscite grand nombre de débats passionnants : faut-il continuer à exploiter l’énergie nucléaire ? Quid des sources « vertes » comme l’éolien ?

Dans ces débats, il est encore peu question de la consommation : chaque producteur et distributeur s’évertue à prédire la consommation, le plus précisément possible, en exploitant des calculs mathématiques très compliqués comme les « systèmes neuronaux ». Ces systèmes tiennent compte de la météo, des congés scolaires, du profil de consommation renseigné par les industries grosses consommatrices, et des habitudes des consommateurs résidentiels.

L’exercice d’équilibriste des producteurs et des distributeurs consiste à satisfaire à tout moment le besoin, le profil de consommation, en fonction des sources disponibles, notamment :

  • l’électricité éolienne ou photovoltaïque, qui souffre d’un gros défaut : comme le soleil ou le vent, elle n’est ni stable ni garantie, elle est juste prévisible dans une certaine mesure;
  • l’électricité nucléaire ou thermique (hors gaz et diesel), prévisible et stable, n’absorbe pas les pics de consommation;
  • les turbine à gaz : le nec plus ultra : ça démarre en quelques secondes pour fournir un appoint en cas de « pic » de consommation.


Si la proportion d’électricité verte augmente, l’équilibriste aura bien plus difficile, à moins de lui donner un nouveau levier : pouvoir influencer instantanément la consommation d’électricité, ne plus se contenter de la prédire, ou de l’influencer globalement comme avec les compteurs bi-horaires.

Et c’est là que les objets connectés d’une « smart home » peuvent jouer un rôle ! Imaginons :

  • un lave-linge ou un séchoir intelligent, dont le distributeur d’électricité pourrait retarder le démarrage/suspendre l’activité en cas de pic ;
  • une voiture électrique qui, en charge, restituerait temporairement de l’énergie au réseau, pourvu que son propriétaire ait indiqué quand il en aura l’usage (ou un usage exceptionnel, comme un départ en pleine nuit) ;
  • Un aspirateur ou un chauffage électrique qui se mettraient en basse puissance pendant les pics de consommation ;
  • le chauffage de l’eau sanitaire en période de creux.


Mais seriez-vous prêt à abandonner une fraction du confort d’une électricité toujours disponible à volonté ?
 

Un « remue-méninges » cela vous dit ?

Un mur de post-it

 

Comme nos amis canadiens aiment bien l’appeler, le « remue-méninges » ou brainstorming est une technique désormais répandue et utilisée par bien des équipes de projets dans le monde. Beaucoup de personnes la décrient car ils la comparent à un délire, à une réunion incontrôlée et  incontrôlable. Pourtant, il s’agit d’un outil simple et très pratique pour aller chercher des idées hors des chemins traditionnels. De plus, elle permet la participation de tous, quels que soient les niveaux d’implication ou les degrés de responsabilité.

Quels sont les principes à la base d’un bon brainstorming ?

Le premier principe consiste à « différer le jugement » : on évite tout jugement et donc, par la même occasion, toute censure. Bien qu’une idée puisse paraître étrange, on la conserve tout en sachant qu’à un moment donné, un jugement devra être porté et une décision prise.
Le second principe consiste à « récolter un maximum d’idées » : on recherche la quantité ! Statistiquement parlant, plus on aura de propositions, plus on aura la chance de trouver la bonne idée parmi celles exposées.
Le troisième principe est certainement le plus important ; il consiste à « favoriser les associations d’idées ». Le travail en groupe stimule cet aspect : les idées générées en entraînent d’autres ; en les associant, le processus de création se poursuit. C’est ici qu’intervient, de manière prépondérante, la personne qui joue le rôle d’animateur de la réunion. C’est à lui de créer les échanges, de les stimuler, tout en faisant respecter des règles de fonctionnement (permettre à tous de s’exprimer, de manière égale, sans jugement).

La réunion doit se passer en deux phases. Durant la première, un maximum d’idées sont générées sans être détaillées, mais en s’assurant de créer des associations entre elles. Durant la deuxième phase, on prend le temps de la réflexion. Les propositions faites sont approfondies, détaillées afin de permettre à tous de bien les comprendre et, bien entendu, de les exploiter.
Pour une question posée, un bon brainstorming génère 5 à 10 idées détaillées et argumentées, ainsi qu’une liste d’autres idées non développées.
Voilà décrite, de manière succincte, une technique très efficace qui ne demande qu’à être utilisée. A vous de jouer, donc, et bon « remue-méninges » !

 

Coup d'accélérateur pour l'échange électronique de données à Bruxelles

personne jonglant avec données

Vous avez dit intégrateur de services ?

La chose est presque passée inaperçue : juste avant les élections, lors de la dernière séance plénière du Parlement bruxellois, une « ordonnance portant création et organisation d'un intégrateur de services régional » a été adoptée. De quoi s'agit-il, me direz-vous ?

Un petit exemple vaut mieux qu'un long discours. Si vous avez, comme moi, un enfant majeur inscrit dans l'enseignement supérieur de la Communauté française (pardon, je veux dire, de la Fédération Wallonie Bruxelles), et que vous avez en principe droit aux allocations familiales, vous devez fournir une attestation d'inscription à votre caisse d'allocations familiales. Ce serait pourtant si simple si votre caisse d'allocations familiales vérifiait elle-même, par une consultation électronique des bases de données de la Fédération Wallonie Bruxelles, si votre enfant est bien inscrit dans l'enseignement supérieur.

C'est exactement ça que cherchent à régler les intégrateurs de services. Concrètement, il s'agit de mettre en place une plate-forme d'échange électronique de données qui interconnecte les demandeurs et les fournisseurs de données.

Sources authentiques, kesako?

Dans notre jargon, les fournisseurs de données sont appelés les « sources authentiques ». En effet, il ne s'agit pas seulement de rendre une base de données accessible. Il faut encore qu'une organisation ait été désignée par une réglementation appropriée pour assumer la charge de sa mise à jour régulière et la certifie. Il faut en outre, le cas échéant, que le citoyen ou l'entreprise sur lesquels porte la donnée puisse y avoir accès sur demande et en obtenir la rectification si nécessaire.

Mais que fait l'intégrateur de services dans tout ça ?

Lorsque l’échange porte sur des données à caractère personnel, la consultation électronique doit faire l’objet d’une autorisation préalable par la Commission de contrôle régionale (instituée par l'ordonnance auprès du Parlement), la Commission de la Protection de la Vie Privée ou par le comité sectoriel spécifiquement compétent, selon les niveaux de pouvoir impliqués dans l'échange. De cette autorisation découle la plupart du temps une obligation de mettre en œuvre des normes de sécurité très élevées.

Dans certains cas, par exemple dans le domaine d’études épidémiologiques exploitant des données médicales, les données sont tellement sensibles qu’il faut procéder à une anonymisation préalable ou à une agrégation à des fins statistiques. Dans d’autres cas, les données qui sont demandées proviennent de plusieurs sources authentiques et doivent être consolidées pour être vraiment utiles à leur destinataire. Il arrive également qu’il faille effectuer une conversion de format pour que le destinataire puisse utiliser valablement la donnée. Enfin, si des abus sont constatés ou si une plainte est déposée, il faut que la justice puisse retracer qui a eu accès à quoi, et quand.

Contrôle des autorisations d’accès, anonymisation, agrégation, consolidation, filtrage, conversion de formats, sécurisation totale, conservation des traces, application de normes, harmonisation des formats, transparence : voilà l’essentiel des missions qui incombent directement à l’intégrateur de services. Mais les administrations en attendent habituellement beaucoup plus : elles comptent sur une assistance technique et juridique pour l’élaboration d’un dossier de demande d’autorisation, par exemple, et exigent une qualité et une continuité de service irréprochables. C'est qu’il ne faut pas décevoir les attentes des citoyens et des entreprises qui ont droit à une administration efficace et moderne... Un fameux défi !

Et qui c'est qui s'y colle pour la Région bruxelloise ? C'est le CIRB, bien entendu !

Mon Siri, je t'aime !

jeu d'échecs

 

Après vous avoir parlé, il y a quelques mois, de la très bonne série The IT crowd, j'en remets une couche. Cette fois, c'est la concomitance d'un même sujet apparu dans une série et au ciné : la relation amoureuse d'un personnage avec son Operating System (OS) !
Dans un épisode de la saison 5 de l'excellentissime série The Big Bang Theory, le personnage de Raj s'achète un iPhone 4S et entame une relation plutôt intime avec... Siri, ce qui est une gageure pour Raj, lui qui perd normalement tous ses moyens devant les filles et reste littéralement... sans voix.
Il consulte Siri pour prendre toutes les décisions dans sa vie quotidienne : où prendre un café, quel vin avec quel plat, les recettes pour un repas qu'il organise avec ses amis Howard et Bernadette, etc. Il offre même à Siri une « garde-housses » avec des modèles pour toutes les occasions.

Siri va finir par peupler les rêves – ou plutôt les cauchemars – de Raj. A la fin de l'épisode, il rencontre Siri en face à face, mais redevient muet devant elle et ne peut plus prononcer un mot !

Bien que The Big Bang Theory soit basée entièrement sur l'humour, la série aborde néanmoins une thématique sérieuse : notre dépendance aux outils numériques.

C'est aussi le cas avec le dernier film de Spike Jonze, Her. L'histoire se déroule dans un futur plus ou moins proche où les OS ont tout envahi. Pour son travail d'écrivain public, Théodore (Joaquin Phoenix) fait l'acquisition d'un nouveau programme informatique. Cet operating system, incarné par la voix de Samantha (Scarlett Johansson), s'insinue dans tous les aspects de sa vie et il va finir par en tomber amoureux.

Bien sûr, ce n'est pas la première fois que ce thème est abordé au cinéma (I, Robot, A.I., Blade Runner, ...) ou à la télé (Real Human), ni même en littérature. Ces exemples interrogent notre relation à l'innovation, à la technologie et posent la question du rapport entre humain et artificiel : une machine peut-elle combler un manque affectif, un partenaire peut-il ne pas avoir d'existence réelle ?

Voilà, j'arrête là cet intermède philosophique, non sans vous recommander l'ouvrage de Richard Hanley, La métaphysique de Star Trek, qui aborde ces diverses réflexions en se basant sur la série télé : qu'est-ce qui caractérise l'humain face aux espèces extra-terrestres ou androïdes ? Quelle est la place de l'intelligence artificielle ?

Promis, pour mon prochain post, je serai plus terre à terre ! Enfin, peut-être pas: la nouvelle série Silicon Valley débarque sur HBO !

 

Interview with Francesco Corti

the Hackathon logo

 

Francesco Corti (Senior Consultant in Enterprise Content Management solutions, TAI Software Solutions) is the creator of the Alfresco Audit Analysis and Reporting system. He joined us on 16 May, for the Alfresco Global Virtual Hackathon.

Can you briefly explain to us the Alfresco Audit Analysis and Reporting system (A.A.A.R.)?

The A.A.A.R. system can extract audit data at a very detailed level and store the information in a Data Mart, in order to create reports in familiar formats (PDF, Microsoft Excel, CSV, etc.) making it possible to understand how Alfresco is used.

Together with other developers, you are concentrating today on finding new A.A.A.R. functionalities…

This system combines the major modern data analysis techniques for the world of Alfresco. My contribution incorporated Business Intelligence theories, that is those of the data analysis systems which, to some extent, are the weak link in Alfresco. We’re working on it. Today’s meeting is an invitation – for which I’d like to thank the BRIC, by the way – to work together on this project: to increase the capacity of A.A.A.R., so as to improve its analytical possibilities.

Who can benefit from this?

All developers wanting to explore a new area! The data analysis sector is well known in the field of IT research. But within Alfresco, it’s a sector that is still relatively unknown. Many people are surprised by my enthusiasm for the ‘data analysis – data management’ combination... It’s certainly a real discovery, both for data analysts and for data managers.

How do you see the A.A.A.R. developing, or how would you like to see it develop?

I’d like it to cover all the Alfresco fields of analysis... Could A.A.A.R. become an official Alfresco analysis system? That would be a dream come true, but let’s keep our feet on the ground for the time being!

Why did you choose to work with and on Alfresco?

For two main reasons: first of all, because at the moment Alfresco does not have a sound data analysis system, which it deserves. And secondly because it is possible, now even more so, to combine the requirements of Open Source with other Open Source Alfresco products. The solution I’m proposing means continuing along the Open Source path: this will not be a mix between free and proprietary software programs!

What do you think of the Alfresco community?

I appreciate the enthusiasm shown by the members of the Alfresco community. They undertake projects for the fun of it, and share the experience so that everyone can move forward, and not for other - sometimes less worthy - reasons.

What do you think of today’s meeting?

First of all, it’s a very stimulating context for new developments linked to our project. But it’s also an opportunity to discover so many new things: I’m very interested in finding out more about the projects my colleagues here are working on!
And then I think today provides something I’ve been lacking recently: confrontation.
In a totally positive sense, this is a chance to present our vision of things, and to receive feedback: “In my opinion, that’s fine”, or “In my opinion, that’s not right”, or “It would be better to do it this way:…”! All this dialogue began right from the start of the exchanges.

What’s your impression of Brussels, on your first visit?

It is a real pleasure to see Brussels in the sunshine, with lots of people outdoors (the fine weather is on our side!), talking together… In Italy, we tend to have a stereotype of people from northern countries: they are colder, more reserved… Everything I see is a great mixture of different cultures, of openness and good humour!
I’ll have to find time to come back as a tourist, and explore it more!


 

"Repanier", pour gérer votre groupement d'achat

légumes

Le défi

A l'initiative de l'ASBL GASAth, plusieurs groupements citoyens d'achats se sont rencontrés à diverses reprises pour décrire leur fonctionnement, leurs besoins communs et l'outil de gestion dont ils en avaient envie. Chaque groupe a partagé sa propre expérience dans ses cycles de commande, de permanence et de paiement pour aboutir à un besoin commun. Repanier / Eetkorf (de repas "eet" et panier "korf"), est né pour y répondre, sous forme de projet Open Source.

Le besoin commun

Sur base de l'offre d'un ou de plusieurs producteurs, les commandes sont ouvertes aux membres pendant quelques jours. Clôturées, elles sont transmises aux producteurs concernés, avec la répartition par produit et par membre. Des documents de préparation sont transmis à l'équipe de permanence, pour lui permettre de réceptionner et de répartir la marchandise entre les membres. La permanence terminée, les quantités et prix des marchandises livrées peuvent être comptabilisés. Si c'est le cas, les producteurs et les membres reçoivent le détail de la livraison/réception, avec la TVA et/ou la taxe de compensation valorisée ainsi que le solde de leur compte.
 
Le producteur peut aussi se considérer comme un groupement d'achat et n'ouvrir son magasin que pendant une petite tranche horaire précise, « la permanence ». Ses clients sont avertis de son offre par mail. Ils commandent la marchandise avant de venir la chercher lorsque le magasin est ouvert, lui laissant le temps de la préparer. Les producteurs peuvent même se réunir. C'est le cas du bio d'ici qui réunira une vingtaine de maraîchers pour s'adresser prochainement aux collectivités locales, aux restaurants, …

Quelques-uns des aspects particuliers

Certains aspects du projet ont demandé des solutions que nous n'avions pas trouvées ailleurs. En voici quelques-unes, parmi d'autres.
 
Nous souhaitions amener l'acheteur à commander sans encoder de chiffres pour éviter la demi-bouteille de lait, les 3kg de mâche, les 50gr de fromage. Le système devait permettre de passer commande sur un PC, une tablette ou un smartphone.
 
La solution adoptée est de proposer un choix limité sous forme de liste, avec la possibilité de contacter le responsable "commande" pour demander une quantité plus grande :
 
•    L'unité de commande peut être la pièce, un exemple avec des bouteilles de vin :

•    Elle peut être le kilo :

•    Ou la pièce facturée au poids :

 
Nous souhaitions permettre au producteur de préparer la commande soit par produit, soit par panier - selon sa préférence - mais en tenant compte d'un aspect important. Certains produits sont préparé en vrac, comme des pommes, des carottes, et d'autres sont préparé nominativement par acheteur, comme du fromage.
 
La solution a été, d'une part, de dédoubler les trois unités de commande ci-dessus en "vrac" et "nominatif". Nous avons aussi choisi d'envoyer la commande au producteur sous forme de fichier Excel (compatible avec Libre Office). Les totaux se recalculant, il peut facilement l'utiliser pour produire ses factures lisibles.
 
Nous souhaitions faciliter le travail des permanenciers lors de la préparation des paniers en les invitant à préparer les petites quantités en premier lieu, car le choix est plus large entre les petites et les grands pièces. Il est aussi plus aisé de préparer des mêmes quantités d'affilée.
 
Pour y répondre, la liste qui sert à l'équipe de préparation présente chaque produit trié par quantité croissante de commande.



Le régime agricole devait être pris en charge. Certains producteurs de petite taille ou occasionnels ne sont pas soumis au régime de la TVA pour tous leurs produits ou une partie de ceux-ci. Dans ce cas, ils ne peuvent pas amortir la TVA sur les investissements qui concernent ces produits. En compensation, lorsqu'ils vendent une marchandise à un client assujetti, le prix de vente public est majoré de la taxe dite de compensation, que le client assujetti pourra déduire. "Repanier" en tient compte de manière transparente, affichant le bon prix à la bonne personne, renseignant séparément la TVA et la compensation.

Outils utilisés

Les principaux outils utilisés sont Django CMS 3, Twitter bootstrap 3, Nginx, PostgreSQL 9.1. L'hébergement se fait chez Gandi, au Luxembourg sur un serveur dédié (1GB RAM, 16GB HD, O/S Debian).

Mise en production

Le projet a débuté en 2013. Il est passé en production pour deux premiers groupements en avril 2014. En mai, il va être déployé pour trois groupements supplémentaires.
Intéressé par le projet pour votre groupement ? Envie de plus d'informations ? Laissez-moi un message

 

Généralisons le WIFI à Bruxelles !

la Grand Place de Bruxelles

 

Depuis plus de 10 ans, le CIRB a développé du réseau WIFI gratuit en Région bruxelloise. Nous avons tout d'abord concentré nos efforts sur les universités, les campus et toutes les écoles supérieures pour doter ensuite les administrations régionales et communales. Chaque commune a donc la possibilité d'offrir des points d'accès gratuits dans des lieux publics extérieurs.
La Grand Place de Bruxelles offre désormais gratuitement à ses visiteurs l’accès à Internet. Il est  réjouissant de constater que la plus belle place du monde est enfin accessible de cette façon !
L'ambition du CIRB, traduite dans son projet smart.brussels, est d'aller plus loin dans le cadre de la prochaine législature et d'élargir le réseau WIFI aux stations de métro, aux bibliothèques communales et - pourquoi pas ? - aux taxis ! Eh oui, les taxis sont équipés de WIFI gratuit dans un nombre croissant de grandes métropoles européennes et internationales.
Bruxelles pourrait marquer sa différence en s'inscrivant dans cette logique. L'accès à Internet gratuit pour tous constitue une plus-value importante pour notre Région, tant au niveau national qu'international. Il s'agit également d'un moyen de lutter contre une fracture numérique toujours présente, puisque aujourd'hui, tous nos concitoyens ne sont pas munis de la 3G.
Le CIRB est prêt à travailler au sans-fil ouvert à tous comme levier pour l'attractivité et la prospérité de Bruxelles. Nous proposerons donc au prochain Gouvernement de s'inscrire dans cette perspective de convivialité en utilisant les services de la SCRL IRISnet.

 

« Geen witboeken meer maar graag een digitale boost »

een origami

 

Een recent artikel in Data News van 25 april 2014 deed me even de wenkbrauwen fronsen. Het artikel suggereert dat het een het ander uitsluit. Ik ben het hier natuurlijk niet mee eens. Logisch misschien, op een scharniermoment wanneer het CIBG de nog « nat van de inkt » nieuwste editie van zijn witboek 2014 boven de doopvont houdt. Wij van het CIBG geloven dus duidelijk wél nog in het neerpennen van een 70 pagina's tellend manifest, dat idealiter de roadmap wordt van de volgende Brusselse regering inzake ICT.

Aan de vooravond van een nieuwe legislatuur is het moment gekomen om de balans op te maken van de huidige legislatuur. De cuvee 2009-2014 was bijzonder goed al zeggen we het zelf: het Gewestelijke Data Center staat in de stijgers, het breedbandnetwerk IRISnet is in goede handen voor de volgende revolutie inzake breedband, Fix my street helpt burger en gemeenten mankementen aan de openbare weg sneller en beter opsporen en herstellen, het elektronisch loket van het Brusselse Gewest bedient alle 19 gemeenten etc. etc.  

Als de afgelopen 5 jaar iets hebben bewezen dan is het wel dat de ICT-sector in een stroom-versnelling is terechtgekomen... De rollercoaster is vertrokken en gaat steeds sneller spinnen...

Het nieuwe witboek van het CIBG nu is opgebouwd rond de troeven van een smart city, en bij uitbreiding van een smart gewest. We hebben hierbij vier essentiële uitdagingen genoteerd: « Brussel uitbouwen tot een verbonden, duurzaam, open en veilig gewest. » Naast deze 4 uitdagingen zijn er een aantal essentiële pijlers waarrond het beleid van morgen dient te worden opgezet: o.a. een verdere professionalisering van de videobewaking, de integratie van gegevens en diensten, de 6de staatshervorming, het Gewestelijke Data Center, IRISnet, Urbis de digitale cartografie etc.

Het leven houdt echter niet op wanneer de inkt van ons witboek uiteindelijk zal zijn opgedroogd. Net daarom zet het CIBG parallel met het verschijnen van zijn papieren parel een microsite online www.smart-brussels.be waar iedereen de vastgelegde KPI's inzake uitdagingen en pijlers, want meten is weten, meteen jaar voor jaar kan opvolgen. In alle openheid kan iedereen dus voortaan volgen of we de beloftes op papier ook waarmaken in werkelijkheid. Want als we het ergens over eens zijn dan is het duidelijk over het tweede deel van de titel van hoger vermeld artikel: een digitale boost is gewenst.

Misschien toch nog wel een goed idee nog één witboek te lezen dit jaar. Laat het het onze zijn. U vindt het hier.

Contacteer ons indien u graag nog een ouderwetse papieren versie doorbladert. Wij begrijpen dat. Maar laat ons vooral weten wat u ervan vindt. Drop us a line of tweet er over op #CIRB_CIBG.
 

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